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Flashback – Dan Simmons

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Présentation

De Dan Simmons, je n’avais jusqu’à présent lu que Ilium et Olympos, qui m’avaient plutôt laissé un bon souvenir (même si un peu longs et fouillis – je publierai mes notes de lecture ici si vous insistez^^). Le début de la saga d’Hypérion est aussi dans ma P.A.L., je n’ai donc pas résisté lorsque son éditeur m’a proposé de recevoir Flashback. Merci encore !

Résumé (source éditeur)

2035. L’Amérique a beaucoup changé. Le Monde aussi.Nick Bottom, un ancien policier de Denver, à peu près ruiné, et qui vit d’allocations sociales, comme la plupart des Américains, est engagé par le multimilliardaire japonais Hiroshi Nakamura pour reprendre l’enquête sur l’assassinat de son fils Keigo et de la compagne de celui-ci, survenu six ans plus tôt. Nick a enquêtéà l’époque sur cette affaire mais depuis la mort de sa femme, Dara, dans un accident de voiture, il a quitté la police parce qu’il est devenu accro au flashback, une drogue illégale, réputée avoir été inventée dans un laboratoire israélien. Le flashback permet de revivre des souvenirs parfaits (en ce qui concerne Nick ceux de sa vie avec Dara, qui était policière comme lui). Toute l’Amérique s’adonne au flashback : c’est pour les plus jeunes le moyen de revivre leurs pires turpitudes et pour les plus vieux celui de retourner dans le monde idéal d’autrefois.
Car l’Amérique, en faillite financière, politique et morale, s’est désintégrée. Le Nouveau Mexique a été envahi par les hispaniques de la reconquista et la Californie risque de l’être. Plusieurs États ont proclamé leur indépendance.
Par ailleurs, la Chine a éclaté en Royaumes Combattants et des troupes américaines mercenaires y mènent comme en Inde des guerres de pacification sans espoir pour le compte du Japon néo-féodal. Israël a été détruit par onze bombes thermonucléaires et les quelques dizaines de milliers de survivants, accueillis par les États-Unis, ont été parqués dans des camps. Et surtout le Califat Global étend son emprise totalitaire sur l’ensemble de la planète…
Dans ce contexte Nakamura tire son pouvoir non seulement de son immense fortune mais aussi de son rôle de conseiller plénipotentiaire (parmi d’autres) pour la reconstruction de l’Amérique, qui lui confère une autorité presque illimitée. Mais pourquoi tient-il tant à ce que Nick refasse une enquête qui n’a rien donné six ans plus tôt ?

L’auteur (source éditeur)

Dan Simmons est l’auteur d’une vingtaine de romans publiés dans près de trente pays. Maître incontesté de la science-fiction depuis la parution dans la collection « Ailleurs & Demain » des quatre romans du cycle des Cantos d’Hypérion et du diptyque Ilium/Olympos, il est également l’auteur de romans d’horreur et de romans fantastiques, tels que L’Échiquier du Mal (Denoël), Terreur et Drood (Robert Laffont).

Mon avis

Ce qui frappe de prime abord à la lecture de Flashback, c’est la peinture très réaliste du futur angoissant dans lequel les USA ont sombré. Une dystopie convaincante où les villes ne sont plus sûres et où chacun tente de survivre dans un milieu hostile, avec un gouvernement quasiment impuissant, pour se payer sa dose de drogue et oublier un instant le présent déprimant. Un récit qui vire parfois au pamphlet contre l’administration Obama et les aspects sociaux de sa politique, censés entre le point de départ de la ruine du pays et de sa déchéance impressionnante. Chacun en pensera ce qu’il veut, je me contente personnellement de l’accepter comme point de départ de la fiction.

Le reste du monde a changé lui aussi. Avec une montée en puissance du monde musulman qui, après avoir détruit Israël et colonisé l’Europe, se tourne vers les Amériques. Et un Japon féodal qui lorgne vers le reste de l’Asie, embauchant les soldats US pour faire son sale travail. Des évolutions géopolitiques qui par certains aspects m’ont d’ailleurs évoqué Forteresse et Heptagone

Sur cette trame de fond, Dan Simmons nous conte une histoire policière où le héros doit enquêter sur un crime commis plusieurs années auparavant, et qu’il n’avait pas su résoudre à l’époque. Un récit qui est aussi celui de retrouvailles entre père et fils, et dans lequel Simmons ajoute de la high tech, des allusions à de vieux films et du Shakespeare ! Et ce mélange improbable fonctionne plutôt bien, car je me suis pris à apprécier ce flic déchu qui, envers et contre tous, avance invariablement vers son but. Tout en se sachant manipulé et en danger de mort permanent.

Par contre, j’ai moins aimé la fin. Difficile d’en parler sans spoiler mais je ne l’ai guère trouvé convaincante. J’aurai eu un avis nettement différent si Simmons n’avait pas écrit le dernier chapitre…

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Mordre le bouclier – Justine Niogret

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Présentation

J’avais beaucoup aimé Chien du heaume et le style de Justine Niogret, je n’ai donc pas attendu la sortie en poche de la suite, Mordre le bouclier, et je l’ai acheté lors du festival de la SF de Lyon. La présence du stand de l’éditeur Mnémos, et la superbe couverture (de Johann Bodin), m’ont fait craquer !

Résumé (source éditeur)

Castel de Broe. Six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer: Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s’ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d’icône, au savoir de maestre et dont la foi s’est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

L’auteur (source éditeur)

Née en 1978 et vivant aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, Justine Niogret est amoureuse de la fantasy et du Moyen Âge. Elle approfondit ses connaissances romanesques et théoriques en pratiquant la forge et l’équitation.

Mon avis

Suite directe de Chien du heaume, je pense qu’il est indispensable de lire le premier pour bien comprendre l’histoire et les psychologies des personnages. Car c’est dans l’esprit des deux personnages principaux, Chien et Bréhyr, que va se passer une bonne partie du roman. Si “Chien du heaume” comprenait quelques longueurs entre des scènes d’action fulgurantes, “Mordre le bouclier” est beaucoup plus axé sur les questionnements intérieurs des deux héroïnes. Peu d’action, mais un long cheminement qui les voit quitter le Castel de Broe, pour aller temporairement s’installer dans une grande ville, avant de rejoindre un fort abandonné, où elles vont attendre le retour d’un ennemi de Bréhyr, qui veut assouvir une vengeance implacable.

L’occasion bien sûr de creuser la psychologie des personnages et de leur faire rencontrer d’autres anti-héros perdus, tels ce chevalier infirme ou cette maigrichonne porteuse d’arbalète. Justine Niogret confirme son style, avec un ensemble d’une haute tenue et des dialogues incisifs.

Mais j’ai trouvé ce roman un peu au dessous de “Chien du heaume”. Peut-être parce que le premier m’a beaucoup surpris, et énormément plu. Ou plus sûrement car il est plus lent et moins rythmé que le précédent, avec de longues pages d’interrogations existentielles. Pour autant, cela reste un très bon livre, et la fin, sans la dévoiler, est d’une grande puissance, tout en ayant un côté onirique très développé. Si vous avez aimé “Chien du heaume”, vous ne pourrez logiquement qu’apprécier sa suite.

A noter un lexique moins hilarant que celui de “Chien du heaume” mais qui confirme le sens de l’humour assez particulier de Justine Niogret, et une postface de Jean-Philippe Jaworski, qui apporte quelques éléments très intéressants sur la composition du récit.

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Le Petit Guide à trimbaler de la fantasy

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Fantasy (une définition qui en vaut une autre) : genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d’un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie (Wikipedia).

J’ai toujours aimé la fantasy (si vous avez lu cette page vous le savez !). Pour autant, je suis loin d’être un spécialiste. Au pire, peut-être un initié. Aussi ne puis-je que saluer l’initiative des éditions ActuSF que de publier un petit guide de ce genre. Il s’agit là de la seconde édition, dans une collection qui comprend d’autres livrets de ce type (L’imaginaire français, la littérature Vampirique ou encore P.K. Dick ont notamment doit à leur petit guide).

La fantasy est un vaste domaine, qui s’est largement développé depuis les grands anciens (Tolkien, Howard, Moorcock, Leiber, Mc Caffrey pour n’en citer que quelques uns) avec peut-être une accélération ces dix dernières années (l’effet combiné de Harry Potter et de Twilight ?). Toujours est-il qu’un guide de ce type est forcément utile, et que celui-ci regroupe près d’une cinquantaine d’auteurs, présentés chacun sur deux pages.

Avec à chaque fois une sélection de leurs oeuvres, un lien vers des écrivains de style voisin, une actualité récente (surtout s’ils sont encore vivants^^), des citations, voire un lien vers un site internet. Un guide qui ne se veut pas une encyclopédie exhaustive mais qui donne envie de découvrir des romans ou nouvelles, et d’enrichir sa pile à lire…

A noter la large part laissée aux auteurs francophones comme Justine Niogret (20 % du total), preuve que le genre est bien présent dans notre littérature de l’imaginaire – je vais pour ma part essayer de mieux le découvrir pour le soutenir à mon humble niveau.

Le guide aborde également le domaine de la fantasy sur d’autres supports: cinéma/TV, BD, festivals, jeux vidéos (dont les MMORPGs), sites internets et même blogs y sont cités !

Ainsi que des thématiques liées: les auteurs et les éditeurs francophones, les nouvelles, comment en écrire etc…

Un petit guide, par la taille et par le prix (5 euros, pas de quoi se priver !) mais grand par ses potentialités et par les pistes qu’il laisse entrevoir, bref un indispensable pour l’amateur du genre !


Le Chevalier Errant, L’épée Lige – George R. R. Martin

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Présentation

Aimant beaucoup le cycle du Trône de Fer, j’ai acheté l’autre jour ce court recueil de nouvelles. Chacune fait une centaine de pages et se situe dans le mode de Westeros, l’occasion de patienter entre deux gros volumes de l’Intégrale !

Résumé (source éditeur)

Qu’il joute ou qu’il guerroie, le chevalier errant n’a d’autres attaches que celles de son cœur, d’autre code que celui de l’honneur. Il loue ses services aux nobles causes et prend la défense des opprimés. Une ligne de conduite qu’a toujours suivie Ser Arlan de Pennytree, et qu’il s’est efforcé d’inculquer à son écuyer, Dunk. Mais la rencontre de ce dernier avec un garçon étrange, qui se fait appeler L’Oeuf, changera à jamais son destin. Un an plus tard, Dunk et L’Oeuf, désormais son écuyer, s’engagent au service de Ser Eustace Osgris, un petit seigneur acculé à la défaite par la Veuve Rouge. Leur mission, déjà ardue, va se compliquer du fait des relations qu’entretiennent les deux forces en présence !

L’auteur (source éditeur)

Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, George R.R. Martin est aussi l’auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Ces deux nouvelles se déroulent quelques siècles avant le début du Trône de fer, sa grande saga épique, actuellement en cours d’adaptation en série télévisée.

Mon avis

Le Chevalier Errant et L’épée Lige sont deux longues nouvelles se situant plusieurs dizaines d’années avant les évènements de la saga du Trône de Fer. Une troisième histoire a été publiée par G.R.R. Martin mais reste à ce jour inédite en français, et d’autres seraient en préparation. Il s’agit donc de préludes lointains, et ce recueil est plutôt à lire comme un cycle indépendant situé dans le même monde. Les actions des deux héros n’ont en effet pas de répercussions sur ce qu’on connait de la saga principale, mais il est amusant de retrouver des noms de celle-ci. Que ce soit les lieux, comme Port-Réal, ou – et surtout – les noms de famille. Ici, les Targaryen sont au pouvoir, mais les Baratheon, Lannister et autres Tyrell ne sont pas loin.

Notamment dans le premier récit, où Martin nous décrit les coulisses d’un tournoi. Un pauvre chevalier errant, bardé de grands principes, espère ainsi gagner de l’argent ou trouver un employeur digne de ce nom. Mais l’auteur s’amuse à nous montrer les tractations et les coups bas qui ont lieu autant sur le champ de bataille qu’en dehors de celui-ci. Une satyre qui fait mouche, grâce aux talents de conteur et à l’acidité dont sait faire preuve Martin.

Dans la deuxième histoire, nous retrouvons notre brave chevalier, Dunk, flanqué de son écuyer, l’Oeuf, au service d’un petit nobliau. L’occasion de décrire les querelles de voisinage du Moyen-Age, et leurs moyens (particuliers) de les règler ! Dunk, toujours aussi chevaleresque, va se révéler moins bête qu’on ne pouvait le croire, et les scènes avec la Veuve Rouge sont très réussies. Là encore, Martin excelle, maniant cruauté et humour, décrivant des personnages pittoresques, bien plus pragmatiques que dans les récits chevaleresques.

A noter que dans les deux récits, la fantasy est occultée, le dernier dragon a disparu et Martin se focalise sur les personnages humains. Comme ce que j’ai pu lire pour le moment dans le Trône de Fer, d’ailleurs.

Si elles n’ont pas la force de la saga principale, ces deux nouvelles sont cependant bien agréables à lire, grâce au talent de G.R.R. Martin.

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Chien du heaume – Justine Niogret

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Présentation

J’avais lu beaucoup de bien de Chien du heaume, et été intrigué par le titre du roman, peu banal quand même. Avec sa pléthore de prix littéraires (Grand prix de l’imaginaire 2010, Prix des Imaginales 2010, Meilleur roman français, excusez du peu…), je n’ai donc pas hésité à le prendre dans sa version livre de poche. D’autant que sa faible épaisseur fait du bien entre les pavés auxquels semblent être abonnées mes lectures préférées !

Résumé (source éditeur)

Chien du heaume, un surnom gagné au prix du sang et de la sueur par celle qui ne possède plus rien que sa hache, dont elle destine la lame à ceux qui lui ont pris son nom. Mais en attendant de pouvoir leur sortir les viscères, elle loue son bras et sa rage au plus offrant, guerrière parmi les guerriers, tueuse parmi les loups. De bien curieuses rencontres l’attendent au castel de Broe où l’hiver l’a cloîtrée : Regehir, le forgeron à la gueule cassée, lynge à la voix plus douce que les moeurs, le chevalier Sanglier et sa cruelle épouse de dix printemps. Au terme de sa quête, Chien trouvera-t-elle la vengeance, la rédemption ou… autre chose ?

L’auteur (source éditeur)

Née en 1978 et vivant aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, Justine Niogret est amoureuse de la fantasy et du Moyen Âge. Elle approfondit ses connaissances romanesques et théoriques en pratiquant la forge et l’équitation.

Mon avis

Chien du heaume est une vraie bonne surprise ! Captivé dès le prologue, qui donne tout de suite le ton de ce qui va suivre, j’ai dévoré rapidement le roman.

Un livre court, direct, âpre et sombre. J’ai beaucoup aimé le style de Justine Niogret qui reste accessible bien qu’utilisant des expressions médiévales.  De courts chapitres, des passages remarquables de sobriété, au service d’une histoire et de personnages originaux.

On nage en plein Moyen-Age, tel qu’il a dû être réellement plutôt que tel que nous le supposons (ou l’imaginons ou le fantasmons !). A ce titre, l’étiquette fantasy accolée au roman peut paraître trompeuse, car vous ne trouverez pas dans cette histoire d’elfes ou de dragons, de magiciens ou de monstres. Quoique l’on puisse avoir un léger doute sur certains personnages, et que les pires monstres sont souvent parmi nous…

Une histoire qui parle de la quête de son nom, de ses racines et de son histoire. Mais aussi du temps qui passe, lentement comme l’hiver dans un château glacial, de la fin d’une époque, où les chevaliers vont peu à peu disparaître.

A noter la présence d’un lexique hilarant en fin de tome, qui prend d’autant plus de force que l’histoire lue précédemment est rude et nous donne peu l’occasion de sourire. Un sacré contraste !

Premier livre de Justine Niogret, Chien du heaume est une grande réussite. Des premiers pas impressionnants !

Il me tarde maintenant de poursuivre les aventures de Chien, dans Mordre le bouclier !

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Le Trône de Fer – bibliographie et correspondance de volumes

Un petit article pour clarifier les choses en ce qui concerne la bibliographie de la saga du Trône de Fer.

Chaque volume est traduit par l’éditeur Pygmalion, qui le découpe en plusieurs tomes et les sort en volumes grand format. Ils sont ensuite publiés en format poche par J’ai Lu.

Le découpage initial est ensuite reconstitué par Pygmalion sous forme d’Intégrales grand format, puis c’est au tour de J’ai Lu de publier des Intégrales au format poche. Simple, non ? ;)

Personnellement, j’ai choisi de prendre les Intégrales J’ai Lu pour rester fidèle à la parution d’origine.

Voici donc la correspondance entre les volumes complets, avec leur nom anglais, leur année de parution, et les différents tomes correspondants aux éditions poche chez J’ai Lu.

Comme vous le verrez, nous en sommes en VF à la parution du début du tome 5, et il en reste à ce jour deux autres à venir pour compléter la saga. Dans un avenir indéterminé…

Intégrale 1 (A Game of Thrones) – 1996

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tome 1 : Le Trône de Fer

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tome 2 : Le Donjon Rouge

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Intégrale 2 (A Clash of Kings) – 1998

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tome 3 : La Bataille des Rois

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tome 4 : L’Ombre Maléfique

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tome 5 : L’Invincible Forteresse

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Intégrale 3 (A Storm of Swords) – 2000

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tome 6 : Intrigues à Port-Réal

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tome 7 : L’Épée de Feu

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tome 8 : Les Noces Pourpres

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tome 9 : La Loi du Régicide

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Intégrale 4 (A Feast for Crows) – 2005

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tome 10 : Le Chaos

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tome 11 : Les Sables de Dorne

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tome 12 : Un Festin pour les Corbeaux

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Intégrale 5 (A Dance with Dragons) – 201?

tome 13 : Le Bûcher d’un Roi

tome 14 : à venir

tome 15 : à venir

***

Intégrale 6 (The Winds of Winter)

Pas encore paru en anglais

***

Intégrale 7 (A Dream of Spring)

Pas encore paru en anglais


Heptagone – Georges Panchard

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Présentation

Alors qu’il parait dans quelques jours en librairie, j’ai pu lire Heptagone grâce à la complicité de son éditeur. Voilà un livre qui m’a permit de découvrir un auteur francophone peu connu, Georges Panchard. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il gagne à être lu !

Résumé (source éditeur)

Sept personnages, comme les côtés d’un heptagone. Le roman cerne un avenir à trente ans, de nos jours à 2040, et s’intègre à celui décrit dans Forteresse.
Les transnationales sont devenues des entités quasi-féodales. Entre elles, la lutte n’est plus seulement économique, mais également armée. La sécurité, tant informatique que physique, devient essentielle si bien que les directions se retranchent dans des forteresses comme celle de Haviland Corporation, Castell One, au coeur de l’Andalousie (son président y sera assassiné en 2039 bien que la demeure soit réputée inviolable, dans Forteresse.) Ces transnationales disposent d’armées privées comme celle que dirige Adrian Clayborne pour le compte de Haviland. (…)

Ces destins enchevêtrés dressent, dans une atmosphère de thriller, le tableau d’un avenir aussi angoissant et terrifiant que passionnant. La technique littéraire de Panchard, déconcertante à première vue, qui éclate sa description en scènes dispersées dans le temps et l’espace, a toute la précision d’une montre suisse. Même si Heptagone peut se lire indépendamment de Forteresse, les deux romans se complètent. Forteresse est situé sur deux années : 2038 et 2039, tandis qu’Heptagone s’étale sur trois décennies, relatant le parcours de chacun des sept protagonistes.

L’auteur (source éditeur)

Georges Panchard est né en 1955 à Fribourg. Juriste auprès de la Direction de l’aéronautique civile suisse, il est l’auteur de nouvelles qui ont régulièrement reparu dans les meilleures anthologies, et d’un roman publié en 2005 dans la collection « Ailleurs et Demain » : Forteresse.

Mon avis

Plus qu’un roman, Heptagone m’apparaît comme un recueil de nouvelles. Situées dans un futur proche, ces sept histoires, de longueur et d’intérêt variable, s’intéressent à des personnes plus ou moins simportantes. On y croisera ainsi notamment une policière italienne, un chef de sécurité d’une multinationale, un assassin japonais ou le bras droit du président des Etats-Unis. La construction des récits est identique, mêlant passé et présent, par petits chapitres, ce qui m’a évoqué l’image d’un peintre ajoutant de petites touches successives pour compléter son tableau.

Passé cet aspect, qui nécessite de bien faire attention aux dates mentionnées, c’est le fond qui est intéressant. Panchard nous décrit un futur dystopique où la religion a une place importante. Aux Etats-Unis hyper-chrétiens, un président a été élu et a transformé son pays peuplé d’obèses en Etats Bibliques (excepté New York et la Californie qui ont fait sécession !). Quitte à “guider” le Seigneur pour conforter ses idées… Tandis que des américains se réfugient en Europe pour fuir cette omniprésence de la religion, qui peut même nuire à leur carrière professionnelle.

En Europe, une guerre civile a permis de chasser les musulmans, guerre menée par des civils devant la passivité de leurs gouvernements n’osant pas prendre de décision face à cette “invasion rampante”. Et nous connaîtrons ainsi une policière, soldate improvisée, qui se trouve mêlée à une tentative d’assassinat sur le Pape.

Si Georges Panchard critique vertement les religions et leurs excès, il n’épargne pas les entreprises multinationales. Alors que les états ne se battent plus entre eux, les sociétés se livrent à des affrontements armés, à coup de roquettes, mines et mitrailleuses. Ainsi, répondre à un appel d’offre peut se transformer en déclaration de guerre, et les dirigeants, retranchés dans des bunkers, embauchent des assassins pour supprimer leurs concurrents…

Les différents récits du roman dépeignent donc sans ménagement une réalité qui, malgré ses extrêmes assumés, n’est pas sans rappeler fortement certains aspects de la nôtre. Georges Panchard a une sacré plume, bien affûtée et ses récits sont intéressants, même s’ils ne sont pas tous du même niveau (celui sur Mitchell m’a paru assez anecdotique).

Par contre, je pensais que les différentes pièces du puzzle se mettrait en place pour former un tout, rendant Heptagone indépendant de Forteresse, le précédent roman de l’auteur. Il n’en est rien, c’est bien là ma seule déception au sujet de ce livre. Ses histoires viennent compléter le précédent, et étoffer le même univers. Commencer par Forteresse me semble donc tout indiqué pour profiter au mieux de l’histoire, il me tarde maintenant de le trouver, d’autant que les critiques de mes collègues blogueurs du Planète SF semblent confirmer tout le bien que je pense de Georges Panchard…

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Légende – David Gemmell

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Présentation

Cela faisait un moment que je lisais des commentaires dithyrambiques sur David Gemmel, censé être le surdoué de l’héroïc fantasy et ce, dès son premier roman, Légende, en 1984. Etant carrément amateur du genre, et ne le connaissant pas (honte à moi ?), je me suis donc procuré le “chef d’oeuvre” en question…

Résumé (source éditeur)

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort.

Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.

Quand Conan rejoint Fort Alamo, un demi-million d’envahisseurs face à quelques milliers de guerriers retranchés dans une forteresse. Druss et sa hache feront-ils la différence ?

L’auteur (source éditeur)

Depuis Légende, son premier roman (prix Tour Eiffel 2002), David Gemmell n’a publié que des best-sellers. Reconnu comme le maître de l’Heroic Fantasy en Grande-Bretagne, cet ancien journaliste, grand gaillard de deux mètres, avait été videur dans les bars de Soho à Londres avant de prendre la plume. Sa gouaille naturelle lui avait toujours permis d’éviter de se servir de ses 120 kilos. Cette gouaille se retrouve dans ses ouvrages dont le rythme soutenu entraîne le lecteur dans des aventures épiques et riches en couleurs, où Gemmell savait mettre tout son cœur. Ce même cœur qui l’a abandonné en juillet 2006, à l’âge de 57 ans.

Mon avis

Avec un David Gemmel encensé, et un livre noyé sous les superlatifs, j’étais un peu méfiant à l’idée d’attaquer une “légende” de la fantasy^^. Le début du livre est un peu lent à se mettre en place, on suit plusieurs personnages mais le héros, Druss, tarde un peu à apparaître. Quelques bribes d’originalité avec ce combattant vieillissant (la soixantaine, çà fait vieux pour un guerrier à la hache) dont la plus grande crainte n’est pas la mort au combat mais la sénilité. Ainsi accepte-t-il un dernier combat, plutôt désespéré puisqu’il s’agit de défendre une forteresse qui barre la route à une gigantesque armée d’invasion. D’où l’allusion de l’éditeur à un Conan défendant Fort Alamo !

S’ensuit une phase de préparatifs et d’entraînements aux combats, avec une galerie de personnages assez clichés mais finalement plutôt attachants. Un jeune couple dont l’homme que l’on croyait lâche va se révéler être un guerrier d’exception, des moines-guerriers-paladins aux pouvoirs mystiques, un officier mal-aimé de ses troupes qui va gagner leur respect, un adversaire barbare mais plein d’honneur etc… A défaut d’originalité, tout cela est bien écrit et se lit agréablement, la palme revenant à Druss, légende vivante un peu désabusée, estropié et fatigué, qui essaie de se montrer digne des espoirs placés en lui.

Dommage que la fin du roman ne soit pas de la même veine, je la trouve plutôt ratée d’ailleurs, la faute à un auteur recherchant sans doute le consensus d’un happy-end alors qu’il n’est absolument pas nécessaire, surtout dans une histoire où les personnages s’étripent sur des centaines de pages !

On n’est clairement pas ici dans les chefs d’oeuvres du genre, j’ai de bien meilleurs souvenirs des Howard, Leiber et autres Moorcock pour n’en citer que quelques uns. Ceci dit, Légende est un roman d’héroïc fantasy distrayant, qui se lit bien… et ce n’est déjà pas si mal. Il se peut même d’ailleurs que je prenne à l’occasion d’autres romans de son auteur.

Ce livre fait partie d’ailleurs du cycle “Drenaï”, des romans situés dans le même cadre mais qui peuvent se lire indépendamment. On peut d’ailleurs y retrouver Druss plus jeune dans d’autres tomes, notamment Druss la Légende et La Légende de Marche-Mort au format poche chez Milady.

Ils en parlent aussi :


Hunger Games – le film

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Peu de temps après John Carter dont je parlai ici-même, voici une nouvelle adaptation de littérature SFFF, sous la forme du film Hunger Games tiré des romans de Suzanne Collins.

La série d’origine, constituée de 3 romans, est une dystopie clairement destinée à un public de “Jeunes Adultes” (littérature YA ou “Young Adult” selon la formule consacrée dans l’édition). J’ai le premier dans ma pile à lire depuis un moment, mais la tranche d’âge des héros et le résumé, qui me rappelle vraiment beaucoup “Le prix du danger” ou “Running Man”, me l’ont fait mettre de côté jusqu’à maintenant.

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Pour info, on retrouve en vedette du film Jennifer Lawrence, une des jeunes actrices américaines les plus en vue du moment (elle a joué notamment récemment dans “X-Men Le Commencement”).

Et les adaptations des deux tomes suivants semblent être en projet.


Rêve de fer – Norman Spinrad

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Présentation

Acheté le même jour que Le Maître du Haut Château, j’étais intéressé par le fait de pouvoir lire deux traitements différents liés à une idée de base assez similaire: une réalité où la Seconde Guerre Mondiale ne s’est pas déroulée comme dans la nôtre. Pour çà, pas de surprise, Rêve de fer est radicalement différent du roman de P.K. Dick !

Résumé (source éditeur)

Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux États-Unis ? S’il s’était découvert une vocation d’écrivain de science-fiction ? S’il avait rêvé de devenir le maître du monde et s’était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ?
Étonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.

L’auteur (source éditeur)

Partageant son temps entre Paris et sa ville natale, New York, Norman Spinrad s’est attaché à faire de la science-fiction une littérature engagée, critique face aux grands enjeux contemporains. Auteur de plusieurs dizaines de nouvelles et d’une quinzaine de romans dont certains ont fait date dans l’histoire du genre, journaliste, essayiste, il décline brillamment, tout au long de son œuvre, ses craintes et ses doutes face aux potentialités corruptrices du pouvoir, politique autant que médiatique.

Mon avis

Rêve de fer est un roman plutôt curieux. Parce qu’en fait, nous lisons une histoire intitulée “Le Seigneur du Svastika”, écrite par un écrivain de S.F. nommé Adolf Hitler, habitant aux USA ! Une bien mauvaise histoire d’ailleurs, écrite dans un style outrancier, bardée d’exagérations en tous genre, dont le héros, un surhomme “génétiquement pur”, va conduire sa nation à la conquête du monde face à des hordes de mutants aussi vils que répugnants. Bien sûr, dans cette uchronie, Spinrad fait une analogie flagrante avec la montée du nazisme en Allemagne, sa prise du pouvoir puis la guerre avec l’U.R.S.S. de l’époque. Poussant la “logique” jusqu’au bout, il imagine une victoire totale des troupes de son héros dans un délire complet, peuplé de meetings fascistes et de combats sanglants. Au delà de cette critique acerbe, il se moque aussi d’une certaine littérature de genre, ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il attribue à ce roman fictif le prix Hugo (récompense flatteuse qui fait référence dans le milieu SFFF).  Une certaine forme d’héroïc fantasy en prend particulièrement pour son grade : celle qui consiste à confronter un héros titanesque, avec son arme magique, à des hordes d’adversaires qu’il étripe allègrement !

Spinrad nous livre donc ici une parodie de roman glorifiant son héros jusqu’à l’absurde, à lire au second degré. Et pour en convaincre son lecteur (ou éviter tout quiproquo sur le but recherché), il va même jusqu’à faire écrire une postface à un critique littéraire, lequel va analyser, disséquer, et tourner en ridicule ce ”Seigneur du Svastika”, et pointer les nombreuses névroses de son Hitler d’auteur. Une démonstration assez hilarante qui rachète presque le très mauvais style du roman, son histoire écoeurante et ses nombreuses longueurs. Presque, car si je cautionne la démonstration, sa longueur (plus de 300 pages quand même), rend le procédé assez indigeste…

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Un livre participant au Défi Lectures Winter Time Travel saison 2.

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