Légende – David Gemmell

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Présentation

Cela faisait un moment que je lisais des commentaires dithyrambiques sur David Gemmel, censé être le surdoué de l’héroïc fantasy et ce, dès son premier roman, Légende, en 1984. Etant carrément amateur du genre, et ne le connaissant pas (honte à moi ?), je me suis donc procuré le “chef d’oeuvre” en question…

Résumé (source éditeur)

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort.

Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.

Quand Conan rejoint Fort Alamo, un demi-million d’envahisseurs face à quelques milliers de guerriers retranchés dans une forteresse. Druss et sa hache feront-ils la différence ?

L’auteur (source éditeur)

Depuis Légende, son premier roman (prix Tour Eiffel 2002), David Gemmell n’a publié que des best-sellers. Reconnu comme le maître de l’Heroic Fantasy en Grande-Bretagne, cet ancien journaliste, grand gaillard de deux mètres, avait été videur dans les bars de Soho à Londres avant de prendre la plume. Sa gouaille naturelle lui avait toujours permis d’éviter de se servir de ses 120 kilos. Cette gouaille se retrouve dans ses ouvrages dont le rythme soutenu entraîne le lecteur dans des aventures épiques et riches en couleurs, où Gemmell savait mettre tout son cœur. Ce même cœur qui l’a abandonné en juillet 2006, à l’âge de 57 ans.

Mon avis

Avec un David Gemmel encensé, et un livre noyé sous les superlatifs, j’étais un peu méfiant à l’idée d’attaquer une “légende” de la fantasy^^. Le début du livre est un peu lent à se mettre en place, on suit plusieurs personnages mais le héros, Druss, tarde un peu à apparaître. Quelques bribes d’originalité avec ce combattant vieillissant (la soixantaine, çà fait vieux pour un guerrier à la hache) dont la plus grande crainte n’est pas la mort au combat mais la sénilité. Ainsi accepte-t-il un dernier combat, plutôt désespéré puisqu’il s’agit de défendre une forteresse qui barre la route à une gigantesque armée d’invasion. D’où l’allusion de l’éditeur à un Conan défendant Fort Alamo !

S’ensuit une phase de préparatifs et d’entraînements aux combats, avec une galerie de personnages assez clichés mais finalement plutôt attachants. Un jeune couple dont l’homme que l’on croyait lâche va se révéler être un guerrier d’exception, des moines-guerriers-paladins aux pouvoirs mystiques, un officier mal-aimé de ses troupes qui va gagner leur respect, un adversaire barbare mais plein d’honneur etc… A défaut d’originalité, tout cela est bien écrit et se lit agréablement, la palme revenant à Druss, légende vivante un peu désabusée, estropié et fatigué, qui essaie de se montrer digne des espoirs placés en lui.

Dommage que la fin du roman ne soit pas de la même veine, je la trouve plutôt ratée d’ailleurs, la faute à un auteur recherchant sans doute le consensus d’un happy-end alors qu’il n’est absolument pas nécessaire, surtout dans une histoire où les personnages s’étripent sur des centaines de pages !

On n’est clairement pas ici dans les chefs d’oeuvres du genre, j’ai de bien meilleurs souvenirs des Howard, Leiber et autres Moorcock pour n’en citer que quelques uns. Ceci dit, Légende est un roman d’héroïc fantasy distrayant, qui se lit bien… et ce n’est déjà pas si mal. Il se peut même d’ailleurs que je prenne à l’occasion d’autres romans de son auteur.

Ce livre fait partie d’ailleurs du cycle “Drenaï”, des romans situés dans le même cadre mais qui peuvent se lire indépendamment. On peut d’ailleurs y retrouver Druss plus jeune dans d’autres tomes, notamment Druss la Légende et La Légende de Marche-Mort au format poche chez Milady.

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Hunger Games – le film

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Peu de temps après John Carter dont je parlai ici-même, voici une nouvelle adaptation de littérature SFFF, sous la forme du film Hunger Games tiré des romans de Suzanne Collins.

La série d’origine, constituée de 3 romans, est une dystopie clairement destinée à un public de “Jeunes Adultes” (littérature YA ou “Young Adult” selon la formule consacrée dans l’édition). J’ai le premier dans ma pile à lire depuis un moment, mais la tranche d’âge des héros et le résumé, qui me rappelle vraiment beaucoup “Le prix du danger” ou “Running Man”, me l’ont fait mettre de côté jusqu’à maintenant.

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Pour info, on retrouve en vedette du film Jennifer Lawrence, une des jeunes actrices américaines les plus en vue du moment (elle a joué notamment récemment dans “X-Men Le Commencement”).

Et les adaptations des deux tomes suivants semblent être en projet.


Rêve de fer – Norman Spinrad

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Présentation

Acheté le même jour que Le Maître du Haut Château, j’étais intéressé par le fait de pouvoir lire deux traitements différents liés à une idée de base assez similaire: une réalité où la Seconde Guerre Mondiale ne s’est pas déroulée comme dans la nôtre. Pour çà, pas de surprise, Rêve de fer est radicalement différent du roman de P.K. Dick !

Résumé (source éditeur)

Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux États-Unis ? S’il s’était découvert une vocation d’écrivain de science-fiction ? S’il avait rêvé de devenir le maître du monde et s’était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ?
Étonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.

L’auteur (source éditeur)

Partageant son temps entre Paris et sa ville natale, New York, Norman Spinrad s’est attaché à faire de la science-fiction une littérature engagée, critique face aux grands enjeux contemporains. Auteur de plusieurs dizaines de nouvelles et d’une quinzaine de romans dont certains ont fait date dans l’histoire du genre, journaliste, essayiste, il décline brillamment, tout au long de son œuvre, ses craintes et ses doutes face aux potentialités corruptrices du pouvoir, politique autant que médiatique.

Mon avis

Rêve de fer est un roman plutôt curieux. Parce qu’en fait, nous lisons une histoire intitulée “Le Seigneur du Svastika”, écrite par un écrivain de S.F. nommé Adolf Hitler, habitant aux USA ! Une bien mauvaise histoire d’ailleurs, écrite dans un style outrancier, bardée d’exagérations en tous genre, dont le héros, un surhomme “génétiquement pur”, va conduire sa nation à la conquête du monde face à des hordes de mutants aussi vils que répugnants. Bien sûr, dans cette uchronie, Spinrad fait une analogie flagrante avec la montée du nazisme en Allemagne, sa prise du pouvoir puis la guerre avec l’U.R.S.S. de l’époque. Poussant la “logique” jusqu’au bout, il imagine une victoire totale des troupes de son héros dans un délire complet, peuplé de meetings fascistes et de combats sanglants. Au delà de cette critique acerbe, il se moque aussi d’une certaine littérature de genre, ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il attribue à ce roman fictif le prix Hugo (récompense flatteuse qui fait référence dans le milieu SFFF).  Une certaine forme d’héroïc fantasy en prend particulièrement pour son grade : celle qui consiste à confronter un héros titanesque, avec son arme magique, à des hordes d’adversaires qu’il étripe allègrement !

Spinrad nous livre donc ici une parodie de roman glorifiant son héros jusqu’à l’absurde, à lire au second degré. Et pour en convaincre son lecteur (ou éviter tout quiproquo sur le but recherché), il va même jusqu’à faire écrire une postface à un critique littéraire, lequel va analyser, disséquer, et tourner en ridicule ce ”Seigneur du Svastika”, et pointer les nombreuses névroses de son Hitler d’auteur. Une démonstration assez hilarante qui rachète presque le très mauvais style du roman, son histoire écoeurante et ses nombreuses longueurs. Presque, car si je cautionne la démonstration, sa longueur (plus de 300 pages quand même), rend le procédé assez indigeste…

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Un livre participant au Défi Lectures Winter Time Travel saison 2.

Ils en parlent aussi :


L’Etoile et le Fouet – Frank Herbert

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Présentation

Frank Herbert n’a pas écrit que la saga Dune, et c’est tout à l’honneur d’Anudar de nous l’avoir rappelé récemment ! Ainsi ai-je pu découvrir ce livre, attiré également par son résumé, sa faible épaisseur et sa superbe couverture.

Résumé (source éditeur)

Les couloirs calibans permettent de voyager presque instantanément entre les étoiles. Mais quelque chose se détraque. Tous ceux qui les ont récemment empruntés perdent la mémoire ou encore disparaissent dans le néant. L’ennui, c’est que personne ne sait comment fonctionnent exactement les couloirs calibans. Et, bien entendu, c’est Jorj X. McKie, saboteur extraordinaire, qui va être chargé de découvrir ce qui se passe. Et de sauver les civilisations interstellaires. Comment communiquer avec les dieux ? Avec un être si puissant qu’il semble appartenir à un autre univers, que les hommes ne sont guère pour lui que des flammes de bougie oscillant dans la nuit… Mais dont il peut tomber amoureux. Avec son génie habituel, Frank Herbert, l’auteur de Dune, s’attaque ici, dans son roman le plus étrange, magistralement traduit par Guy Abadia, au problème central de toute société et de toute littérature : celui de la communication.

L’auteur (source éditeur)

Frank Patrick Herbert est l’auteur de Dune, le livre-culte suprême pour tous les amateurs de SF. Né le 8 octobre 1920 à Tacoma dans l’état de Washington, il se marie pour la deuxième fois en 1946 et aura trois enfants. Il s’essaie à l’écriture à partir de 1944 sous un pseudonyme qu’il n’a jamais voulu divulguer. Les premières nouvelles (non SF) qu’il écrit sous son nom sont publiées dans le journal Esquire. En 1952, il publie sa première nouvelle de SF dans Astounding. La même année, il étudie la psychanalyse jungienne et devient lui-même analyste. Son premier roman, inspiré par cette longue étude de la psychologie des profondeurs, paraît en 1956, Le Dragon sous la mer. En 1963, il publie The Dune World dans le journal Analog. Cette nouvelle plaît tant aux lecteurs que Frank Herbert décide de s’en inspirer pour écrire son prochain livre. L’année 1965 voit la publication de Dune. Il obtient le prix Nebula, puis l’année suivante le prix Hugo. La saga de Dune peut alors commencer. En 1984, il participe activement au projet de David Lynch qui adapte Dune au cinéma. La même année, sa femme, Beverly, décède. Il se remariera en 1985. Frank Herbert est mort le 11 février 1986 d’une embolie pulmonaire. La saga de Dune restée inachevée est reprise par son fils Brian et par Kevin J. Anderson.

Mon avis

Malgré sa brièveté, L’Etoile et le Fouet nous fait entrevoir un univers dans lequel plusieurs races intelligentes sont présentes, et où les voyages interstellaires existent, par l’intermédiaire de tunnels gérés par des entités très puissantes, les calibans.

L’histoire recèle une bonne dose d’humour corrosif : ainsi, le héros, marié une bonne cinquantaine de fois, travaille pour le très officiel Bureau des Sabotages qui a été créé pour contrer les dérives du système administratif galactique ! Confronté à une crise qui menace l’existence même des peuples de l’univers, il devra réussir à communiquer avec un être invisible mais surpuissant. Entité difficile à comprendre et même à appréhender, mais qui néanmoins tombera amoureuse du héros !

Herbert livre ici un récit presqu’entièrement basé sur des dialogues, pour souligner les difficultés de communication entre les “co-sentients” (terme qui désigne les créatures pensantes de l’univers). C’est clairement le thème principal de son récit, même si on peut y voir aussi une ébauche de réflexion sur les relations entre les hommes et des êtres ayant des pouvoirs quasiment divins. Il est juste un peu dommage que la fin de donne pas toutes les réponses, notamment sur l’histoire d’amour entre McKie et la calibane Fanny Mae.

Mais il est à noter que ce roman est la première partie du cycle des Saboteurs, qui en compte une autre, nommée “Dosadi”. Bien que mon édition ne le mentionne même pas…

Au final, L’Etoile et le Fouet n’est sans doute pas une oeuvre majeure mais un court récit distrayant, qui montre une autre facette du talent de Frank Herbert.

Article participant au Défi Frank Herbert organisé par Anudar

Ils en parlent aussi :


John Carter – le film

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Petit détour par le cinéma pour signaler la sortie de John Carter, film inspiré des aventures du héros d’Edgar Rice Burroughs. Celui-ci, outre le célèbre Tarzan, a aussi imaginé les histoires de ce soldat de la Guerre de Sécession, transporté sur la planète Mars, où il vivra mille aventures.

Je ne les ai pas (encore) lu, mais un Omnibus vient de sortir bien opportunément chez les Presses de la Cité et nous donne l’occasion de se rappeler que ce héros, centenaire mais assez méconnu en France, est précurseur de nombreux récits épiques, emplis de guerres, de princesses et de monstres fabuleux.

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Des aventures à la lisière entre la fantasy et la science-fiction, sur une planète Mars propre à la vie, et qui ont inspiré notamment la saga Star Wars.

Un film réalisé par Andrew Stanton à qui l’on doit entre autres chez Pixar “le Monde de Némo” et “Wall-E”, excusez du peu !

(Et au fait, signalons que le John Carter de la série “Urgences” doit son nom à ce héros !).

Allez, pour le plaisir des yeux, quelques peintures inspirées par cette saga !

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Desolation Road – Ian McDonald

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Présentation

N’ayant jamais rien lu de Ian McDonald, j’ai été intrigué par le résumé de cette histoire lorsque Ailleurs et Demain me l’a proposée. Une épopée de SF humoristique, voilà qui devait changer agréablement de mes dernières lectures…

Résumé (source éditeur)

Dans le pire désert de Mars, il y a un coin plus perdu que les autres. Le docteur Alimantado, qui l’atteignit par accident, le baptisa Desolation Road. Il sera rejoint par une série de personnages baroques, comiques, excentriques, dont le lot commun est d’être marginaux, à la dérive, à côté de la plaque, oubliés du destin et en quelque sorte dépourvus d’avenir.
On rencontre à Desolation Road des personnalités aussi singulières que Persis Tatterdemalion, pilote d’élite clouée au sol qui devient la tenancière du premier bar ; Rajandra Das, vagabond du rail, que les machines aiment tant qu’il les répare d’une caresse ; la grand-mère Babouchka, qui rêve d’un dernier enfant ? conçu et élevé dans un bocal ; Paternoster Jericho, des Familles Exaltées, haut dignitaire du crime organisé qui fuit ses assassins ; Ed, Louie et Umberto Gallacelli, triplés qui se ressemblent tant qu’ils aiment et épousent la même femme.
Et d’autres, et d’autres, et d’autres, descendants, nouveaux Martiens, sainte, pèlerins, militaires, terroristes, réunis sous la houlette du fondateur involontaire de Desolation Road, le docteur Alimantado, chronodynamicien génial, qui disparaitra dans les couloirs innombrables du temps pour sauver sa ville.

L’auteur (source éditeur)

Ian McDonald est né le 31 mars 1960 à Manchester. Il vit aujourd’hui à Belfast. Ses romans et nouvelles sont imprégnés des conflits d’Irlande du Nord. Parmi les thèmes qu’il aborde dans son œuvre, on trouve les nanotechnologies, le postcyberpunk et l’impact de progrès technologiques rapides sur des sociétés non occidentales.

Mon avis

Curieux roman que ce « Desolation Road ». une histoire qui commence comme un western mâtiné de space opera, avec un savant qui fonde une petite communauté en plein désert, sur une planète Mars terraformée pour accueillir les humains. Peu à peu, des individus tous plus déjantés les uns que les autres vont échouer là. Qui en fuyant une tempête de sable, qui en s’y écrasant en avion, ou encore par le train. Et, comme dans un western classique, la gare est un lieu central de l’histoire. Point d’arrivée de nombreux habitants, mais aussi point de départ dans la suite de l’histoire de la ville . Car « Desolation Road » est un récit de la fondation et du développement de cette bourgade, jusqu’à devenir une grande cité. Une histoire traitée avec une imagination débridée, sans limites, qui la rend parfois confuse et difficile à suivre, entre le grand nombre de destins croisés, l’aspect loufoque des personnages, la grande inventivité dans laquelle baigne ce récit, et l’humour parfois absurde omniprésent.

Après un début sympathique et une mise en place des protagonistes, l’histoire dérive vers une satyre de la religion et du capitalisme effréné (et de bien d’autres choses…). Un cap que j’ai eu du mal à passer tant la surenchère est présente, jusqu’à une certaine saturation où j’ai décroché, ce qui m’a rendu la fin du livre difficile.
Reconnaissons à Ian McDonald, dont c’était alors le premier roman, et pour lequel il a eu le prix Locus (en 1988), d’être capable de mêler récit de SF et fable – ou conte – satyrique, et de camper des personnages intéressants. Mais il faut sans doute être plus amateur de ce cocktail délicat que je ne le suis pour en profiter pleinement.

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Le Maître du Haut Château – Philip K. Dick

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Présentation

Ayant vu plusieurs films adaptés de l’oeuvre de Philip K. Dick, il était temps pour moi de me plonger dans un de ses bouquins. Et comme je suis toujours attiré par les livres traitant d’uchronie, j’ai choisi celui-ci, dont le thème me paraissait intéressant: la victoire des forces de l’Axe lors de la Seconde Guerre Mondiale.

Résumé (source éditeur)

En 1947 avait eu lieu la capitulation des alliés devant les forces de l’axe. Cependant que Hitler avait imposé la tyrannie nazie â l’est des Etats-Unis, l’ouest avait été attribué aux japonais. Quelques années plus tard la vie avait repris son cours normal dans la zone occupée par les nippons. Ils avaient apporté avec eux l’usage du Yi-King, le livre des transformations du célèbre oracle chinois dont l’origine se perd dans la nuit des temps. Pourtant, dans cette nouvelle civilisation une rumeur étrange vint à circuler. Un homme vivant dans un haut château, un écrivain de science-fiction, aurait écrit un ouvrage racontant la victoire des alliés en 1945…

L’auteur (source Livraddict)

Philip Kindred Dick, né le 16 décembre 1928 à Chicago dans l’État de l’Illinois aux États-Unis et mort le 2 mars 1982 à Santa Ana en Californie aux États-Unis, est un auteur américain de romans, de nouvelles et d’essais de science-fiction.

De son vivant, il a reçu plusieurs prix de littérature, comme le prix Hugo pour Le Maître du Haut Château et le prix John Wood Campbell Memorial pour Coulez mes larmes, dit le policier. Son apport à la science-fiction est important, et plusieurs de ses œuvres ont été adaptées au cinéma pour devenir des films cultes : Blade Runner, Total Recall, Minority Report…

Mon avis

Un sentiment très mitigé en ce qui me concerne pour ce roman.

L’auteur commence par un récit très vraisemblable situé aux Etats-unis, coupés en deux suite à leur partage entre l’Allemagne et le Japon. Plusieurs destins liés, de personnages plutôt bien campés, dans un monde effrayant. Il n’y a qu’à lire ce que les nazis ont fait de l’Afrique pour avoir froid dans le dos. Puis l’histoire commence à basculer du côté irrationnel, avec l’omniprésence du livre des prédictions (le Yi-King).

Les héros du récit ont un comportement assez étrange, et celui-ci devient de moins en moins crédible. Le style change lui aussi, comme si la fin du roman avait été bâclée (avec des passages carrément confus). Et alors qu’on attend le fameux “maître du haut-château” (l’auteur du roman uchronique à l’intérieur même de cette uchronie) depuis le début, son arrivée tardive m’a particulièrement déçu. Quant au twist final, il ne m’a pas convaincu.

Dick essaie de faire comprendre que tout est illusion et qu’il ne faut se fier à rien ni personne. Hélas, après un début prometteur, son style d’écriture particulier m’a fait décrocher.

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Un livre participant au Défi Lectures Winter Time Travel saison 2.

D’autres avis sur ce roman:


Bifrost 65

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Alors que la revue est habituellement absente de ma librairie habituelle, j’ai pu lors de ma dernière visite mettre la main sur deux numéros Bifrost (les 64 et 65). Ne l’ayant jamais lue, mais l’ayant souvent vue citée sur les blogs de mes camarades blogueurs de l’imaginaire, j’ai donc acheté les deux !
Voici donc un avis sur Bifrost 65, numéro paru en janvier 2012.

Au menu:

  • Un article de fond et une nouvelle intéressante de Christian Léourier, auteur français que j’ai découvert pour l’occasion. Un écrivain méconnu, aux oeuvres quasiment introuvables, sauf pour le Cycle de Lanmeur qui est en cours de ré-édition et suscite mon intérêt.
  • Des nouvelles écrites par Eric Brown (assez naïve), Thierry Di Rollo (située dans l’univers de son roman Bankgreen, mais qui ne m’a pas convaincue) et Nina Kiriki Hoffman (courte et sympathique).
  • Un article sur la SF belge. Bah oui, çà existe aussi !
  • Une revue des nouveautés parues récemment. Pas mal de choses sympas, dommage que le prix des livres (la plupart du temps compris entre 20 et 25 €), soit un peu dissuasif. Ceci dit, çà renforce, s’il en était besoin,  l’intérêt des critiques des blogueurs…
  • La rubrique Scientifiction, qui décortique la peu probable fin du monde en 2012 avec une bonne dose d’humour.
  • Les Razzies 2012 : une remise de prix pour pointer le pire du pire…
  • Et encore d’autres choses, mais le mieux est de le lire !

A noter que le prochain numéro de Bifrost sera consacré à Isaac Asimov, et le suivant à GRR Martin… Deux bonnes raisons pour lesquelles je me les procurerai !

Ils en parlent aussi:


Le Trône de Fer (Intégrale tome 2) – George R.R. Martin

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Présentation

Après avoir beaucoup aimé le premier volume de l’Intégrale du Trône de Fer, je me suis plongé dans ce gros tome (plus de 900 pages !) avec plaisir.

Celui-ci correspond au second volume en anglais (intitulé “A Clash of Kings”) et a été précédemment découpé en plusieurs livres chez J’ai Lu : le tome 3  ”La Bataille des rois”, le 4 “L’Ombre maléfique” et enfin le 5 “L’Invincible forteresse”.

Résumé (source éditeur)

Au royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus. La mort du roi Robert a clos une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité : le Trésor est au bord de la banqueroute, et trop nombreux sont les candidats prétendument légitimes au Trône de Fer : Stannis et Renly Baratheon le disputent à leur neveu Joffrey, tandis que Robb Stark, proclamé roi du Nord, s’efforce de venger son père naguère condamné à mort et exécuté sous couleur de trahison. Au fin fond de l’Orient, l’unique descendante des anciens rois targaryens médite sa revanche en élevant ses trois dragons… L’hiver vient, qui grouille de forces obscures, de mages et de morts-vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.

L’auteur (source éditeur)

Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, il est aussi l’auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Dans la lignée des Rois maudits et d’Excalibur, Le trône de fer, dont voici le deuxième volet de l’édition intégrale, est une grande saga épique, actuellement en cours d’adaptation en série télévisée par la chaîne HBO.

Mon avis

Après un premier tome de présentation, place à l’action ! Le royaume est en ébullition après la mort de Robert Baratheon: pas moins de 4 rois s’affrontent pour le remplacer ! Batailles épiques, alliances et trahisons sont bien sûr au rendez-vous.

De multiples personnages qui nous perdent un peu par moment, mais GRR Martin reste fidèle à son habitude de se concentrer sur certains d’entre eux en particulier, et ne leur épargne rien. C’est d’ailleurs une des choses que j’apprécie dans ses romans: n’importe quoi peut arriver à tout moment, et personne n’est à l’abri d’un sort tragique.

Du côté de la fantasy ou du fantastique, nous retrouvons comme dans le premier tome des forces occultes, cette fois plus présentes. Une mystérieuse comète flamboyante traverse le ciel (chacun interprète d’ailleurs sa présence en fonction de ses craintes ou de ses désirs^^), une sorcière cruelle, une ombre tueuse maléfique, une maison peuplée d’êtres étranges, de jeunes dragons… Sans être primordiale, la magie est là et contribue à l’atmosphère du roman.

Mais ce sont bien sûr les interactions entre les êtres humains qui sont les plus importantes. Chacun y retrouvera son ou sa favori(te), et ceux qu’on adore détester. Un second tome terriblement addictif qui donne envie de se jeter sur le suivant !

A lire aussi d’autres avis sur les blogs de :


Le Donjon de Naheulbeuk : La Couette de l’Oubli – John Lang

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Présentation

J’ai découvert il y a peu de temps la saga humoristique de Naheulbeuk. Qu’est-ce donc ?  A la base le délire d’un rôliste, qui bricole une histoire audio avec voix, bruitages et musique, le tout fait à la maison et en solo ! L’histoire d’un groupe d’aventuriers, bien peu doués, qui cherche des trésors au fond d’un donjon peuplé de monstres abrutis et de sorciers incapables !

Disponible gratuitement, le succès est au rendez-vous et les épisodes s’enchaînent, entraînant le nain braillard, l’elfe à forte poitrine, l’ogre affamé ou encore le ranger sans charisme, face aux pires pièges. Les amateurs de jeu de rôle y trouveront de nombreux petits clins d’oeil (comme les passages de niveau ou les résurrections du nain), mais tous les amateurs de médiéval-fantastique seront à la fête.

Après 2 “saisons” audio, l’histoire des aventuriers de Naheulbeuk se décline dorénavant en 3 romans qui viennent prolonger leurs péripéties, le tout a également été adapté en BD.

Augmenté de bonus, fond d’écran et même d’un jeu de rôle gratuit, c’est un véritable univers loufoque que vous pourrez retrouver sur cette fiche sur Naheulbeuk.

Le roman chroniqué ici correspond à la saison 3, il est donc conseillé voire indispensable d’avoir écouté les deux premières saisons audio pour tout comprendre !

Résumé (source éditeur)

Jouez hautbois, résonnez trompettes, les héros du Donjon de Naheulbeuk reprennent du service ! Ils se croyaient sortis d’affaire après avoir rempli leur contrat… que nenni ! En rapportant à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal, la douzième statuette de Gladeulfeurha, ils ont oeuvré à leur insu pour l’avènement de Dlul, le dieu du sommeil et de l’ennui, qui menace d’engloutir le monde dans la Grande Couette de l’Oubli Éternel. Il va bien falloir que quelqu’un s’y colle, mais entre les guerres de religion qui agitent les terres de Fhang, les objectifs incertains des Oracles et le déplorable humour nain, ça s’annonce compliqué !

L’auteur (source éditeur)

John Lang est né en 1972. Cet infatigable rôliste est connu sous le nom de Pen of Chaos. a créé en 2001 l’univers du Donjon de Naheulbeuk, qu’il continue de développer quotidiennement sur son site. Il anime également le Naheulband, qui chante les hauts faits de nos improbables aventuriers…

Mon avis

La transition entre les sketchs audio et le format écrit est un peu ardue: la plupart des blagues qui sont entendues ont un effet comique bien supérieur à l’oral qu’à l’écrit, avec les imitations et les bruitages adaptés. En ce sens, “la Couette de l’Oubli” est une légère déception.

Passé ce petit décalage, on retrouve bien sûr le sens comique de John Lang et les tribulations toujours aussi déjantées de l’équipe d’aventuriers, qui doit plus sa survie au hasard qu’à son habileté à se tirer des mauvais pas.

Si vous avez aimé les deux premières saisons, vous ne pourrez qu’aimer ce court roman.

A noter : la saison 4 “L’orbe de Xaraz” est disponible en poche chez J’ai Lu, alors que la saison 5 “Le Conseil de Suak” est disoponible en grand format, et sera en poche chez J’ai Lu en novembre 2012.


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