Desolation Road – Ian McDonald

desolation-road-ian-mcdonald

Présentation

N’ayant jamais rien lu de Ian McDonald, j’ai été intrigué par le résumé de cette histoire lorsque Ailleurs et Demain me l’a proposée. Une épopée de SF humoristique, voilà qui devait changer agréablement de mes dernières lectures…

Résumé (source éditeur)

Dans le pire désert de Mars, il y a un coin plus perdu que les autres. Le docteur Alimantado, qui l’atteignit par accident, le baptisa Desolation Road. Il sera rejoint par une série de personnages baroques, comiques, excentriques, dont le lot commun est d’être marginaux, à la dérive, à côté de la plaque, oubliés du destin et en quelque sorte dépourvus d’avenir.
On rencontre à Desolation Road des personnalités aussi singulières que Persis Tatterdemalion, pilote d’élite clouée au sol qui devient la tenancière du premier bar ; Rajandra Das, vagabond du rail, que les machines aiment tant qu’il les répare d’une caresse ; la grand-mère Babouchka, qui rêve d’un dernier enfant ? conçu et élevé dans un bocal ; Paternoster Jericho, des Familles Exaltées, haut dignitaire du crime organisé qui fuit ses assassins ; Ed, Louie et Umberto Gallacelli, triplés qui se ressemblent tant qu’ils aiment et épousent la même femme.
Et d’autres, et d’autres, et d’autres, descendants, nouveaux Martiens, sainte, pèlerins, militaires, terroristes, réunis sous la houlette du fondateur involontaire de Desolation Road, le docteur Alimantado, chronodynamicien génial, qui disparaitra dans les couloirs innombrables du temps pour sauver sa ville.

L’auteur (source éditeur)

Ian McDonald est né le 31 mars 1960 à Manchester. Il vit aujourd’hui à Belfast. Ses romans et nouvelles sont imprégnés des conflits d’Irlande du Nord. Parmi les thèmes qu’il aborde dans son œuvre, on trouve les nanotechnologies, le postcyberpunk et l’impact de progrès technologiques rapides sur des sociétés non occidentales.

Mon avis

Curieux roman que ce « Desolation Road ». une histoire qui commence comme un western mâtiné de space opera, avec un savant qui fonde une petite communauté en plein désert, sur une planète Mars terraformée pour accueillir les humains. Peu à peu, des individus tous plus déjantés les uns que les autres vont échouer là. Qui en fuyant une tempête de sable, qui en s’y écrasant en avion, ou encore par le train. Et, comme dans un western classique, la gare est un lieu central de l’histoire. Point d’arrivée de nombreux habitants, mais aussi point de départ dans la suite de l’histoire de la ville . Car « Desolation Road » est un récit de la fondation et du développement de cette bourgade, jusqu’à devenir une grande cité. Une histoire traitée avec une imagination débridée, sans limites, qui la rend parfois confuse et difficile à suivre, entre le grand nombre de destins croisés, l’aspect loufoque des personnages, la grande inventivité dans laquelle baigne ce récit, et l’humour parfois absurde omniprésent.

Après un début sympathique et une mise en place des protagonistes, l’histoire dérive vers une satyre de la religion et du capitalisme effréné (et de bien d’autres choses…). Un cap que j’ai eu du mal à passer tant la surenchère est présente, jusqu’à une certaine saturation où j’ai décroché, ce qui m’a rendu la fin du livre difficile.
Reconnaissons à Ian McDonald, dont c’était alors le premier roman, et pour lequel il a eu le prix Locus (en 1988), d’être capable de mêler récit de SF et fable – ou conte – satyrique, et de camper des personnages intéressants. Mais il faut sans doute être plus amateur de ce cocktail délicat que je ne le suis pour en profiter pleinement.

A lire aussi les avis de:

Publicités

9 réflexions sur « Desolation Road – Ian McDonald »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s