La Terre Bleue de nos Souvenirs (Les Enfants de Poséidon – tome 1) – Alastair Reynolds

 ALASTAIR REYNOLDS - LA TERRE BLEUE DE NOS SOUVENIRS - Les Enfants de Poséidon TOME 1

Bien que je l’ai croisé aux Intergalactiques, je n’avais jamais encore lu de livre d’Alastair Reynolds. C’est désormais chose faite avec La Terre Bleue de nos Souvenirs, le premier tome de la trilogie des Enfants de Poséidon, seul rattrapage que j’avais à faire pour la short list du Prix du Planète-SF.

Résumé (source éditeur)

XXIIe siècle. Le Mécanisme sait tout. Où vous êtes, à quoi vous pensez. Geoffrey et Sunday Akinya savent que garder un secret peut s’avérer dangereux. Leur famille a profité de l’essor économique de l’Afrique. Eux l’ont rejeté en bloc. Geoffrey travaille sur l’intelligence animale au Kilimandjaro et Sunday mène une carrière artistique sur la Lune, hors de portée du Mécanisme. Mais en mourant, leur grand-mère laisse un secret qui va les lancer dans une course désespérée… sous l’œil impassible du Mécanisme.

L’Auteur (source éditeur)

Alastair Reynolds est né à Barry, dans le sud du pays de Galles. Un doctorat d’astronomie en poche, il a travaillé comme astrophysicien pour l’Agence spatiale européenne avant de devenir écrivain à plein temps. Nommé à deux reprises au prix Arthur C. Clarke, il a remporté le prix de la British Science Fiction Association en 2001. La Terre bleue de nos souvenirs est le premier tome de sa nouvelle trilogie.

Mon avis

J’ai eu un peu de mal à rentrer dans cette lecture. Le début m’a paru un peu fouillis, avec beaucoup de choses casées en peu de pages. Reynolds met en place une famille disséminée dans le système solaire, et situe l’action dans un futur assez proche bourré de technologie. Les hommes peuvent ainsi accéder directement grâce à des implants à un système informatique, mélange d’internet, de visio-conférence et de réalité augmentée. Mais aussi projeter leur esprit à distance dans des (bio)avatars mécaniques plus ou moins évolués, ou bénéficier d’implants et de modifications physiques avancées.

Un space opera qui débute au coeur de l’Afrique, c’est plutôt original et l’on pourrait en attendre pas mal de choses, ce continent étant sous-représenté dans les genres de l’Imaginaire. Hélas, il s’agit surtout ici d’un décor car le background est relativement peu détaillé. C’est d’ailleurs la même chose pour le reste de la Terre, dont Reynolds parle finalement peu. Tout au plus sait-on que les guerres ont pratiquement disparu, et que les hautes technologies fleurissent : ascenseur spatial, système global de prévention de la violence (nommé le Mécanisme, teasé dans le résumé même si peu présent dans ce tome, il est particulièrement intrusif mais bien accepté par les populations), qu’il existe des nations unifiées sur terre comme sous la mer… On est ici dans un futur que je qualifierai plutôt « d’optimiste » voir « naïf » et que ne renierait quelques « grands anciens » à la Asimov ou Clarke, avec un amalgame d’éléments le plus souvent vus et lus ailleurs.

Idem pour les héros, rebelles mous issus d’une famille richissime. Geoffrey s’occupe de troupeaux d’éléphants en Afrique tandis que sa soeur Sunday vit sur la face cachée de la Lune, tous les deux en marge de la famille (mais pas forcément de ses finances…). Pourtant, lorsque leur grand-mère – acariâtre et dont ils ne savent presque rien – décède, ils se lancent sans hésitation dans un jeu de piste spatial. La recherche d’indices les mène sur la Lune, sur Mars et au delà, dans une quête balisée où les dangers ne font guère vibrer tant le lecteur reste convaincu qu’il ne leur arrivera rien de grave. Et où les semblants d’avatars de la grand-mère se révèlent aussi agaçants que l’originale, et ne donnent guère envie de jouer à ses énigmes posthumes ! Quant au clan des Panspermiques qui prône la dispersion des espèces animales dans l’espace, quitte à les modifier génétiquement et à les relier à un réseau informatique cérébral (sic), j’ai rarement lu une idée aussi stupide !

Le style est plutôt mollasson et l’intrigue s’étire interminablement (près de 600 pages en grand format pour ce premier tome sous forme de pavé – que j’ai heureusement lu en numérique !), dans un récit qui aurait gagné à être plus tonique et mouvementé, surtout quand on sait que ce n’est que le premier tome d’une histoire bien plus vaste.

Avis plus que mitigé pour ce roman, je me tournerai sans doute un jour vers le cycle des Inhibiteurs du même auteur, mais vraisemblablement pas vers la suite de ces décevants Enfants de Poséidon.

D’autres avis : Albédo – Le Culte d’Apophis – La Grande Bibliothèque d’AnudarLes Lectures du Maki – LorhkanNaufragés Volontaires – NeverwhereLa Prophétie des Anes  – Un Papillon dans la LuneQuoi de Neuf sur ma PileLe RSF Blog – …

Un livre qui compte pour les très lhisbeins Challenge SFFF et Diversité

logo-challenge-sfff-diversité

  • 11/ Lire une oeuvre de SFFF dans laquelle l’Afrique (ou un pays d’Afrique) tient une place prépondérante
  • 14/ Lire un livre de cli-fi (climate fiction). Ou éco-fiction (pour écologie fiction) – déjà coché
  • 16/ Lire le premier livre d’une série SFFF que vous n’avez jamais lu – déjà coché
  • 17/ Lire un livre dans lequel une IA ou des robots ont un rôle prépondérant – déjà coché
  • 18/ Un livre SFFF traduit – déjà coché
  • 20/ Un livre de SFFF transhumaniste ou posthumaniste – déjà coché

Et Summer Star Wars épisode VII

challenge lecture summer star wars VII

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21 réflexions sur “ La Terre Bleue de nos Souvenirs (Les Enfants de Poséidon – tome 1) – Alastair Reynolds ”

  1. Un conseil, si tu veux entamer le cycle des Inhibiteurs, regarde avant l’ordre, Pocket n’a pas jugé bon d’indiquer que c’était un cycle et de mettre les numéros…..

    Aimé par 1 personne

  2. C’est vrai que ça prend son temps mais j’ai été captivé par cette chasse au trésor interplanétaire et j’ai beaucoup aimé les deux frère et sœur 🙂
    Pour les inhibiteurs, c’est très différents, du coup il y a des chance que ça te plaise. Si tu veux tester le cycle sans t’engager, il y a le receuil « diamond Dog, turquoise Days » qui est très bien, ou « la cité du gouffre » qui est un one shot.

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  3. Intéressant 🙂 c’est vrai que ça aurait été original de rester sur l’Afrique du futur. Mais jpense que c’est dur à imaginer et on tomberais vite dans des clichés bien lourd sans avoir voyagé là bas et avoir une vraie connaissance, expérience de vie même, du terrain actuel. A mon avis c’est pour ça que la Terre du futur est montrée avant tout en occident. J’en suis la première à le faire quand j’écris ! On parles de ce qu’on connaît, et de ce que le lecteur connaît.

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