La Compagnie des Glaces – tome 1 – G.-J. Arnaud

la compagnie des glaces tome 1 g-j arnaud

Croyez-le ou pas, je n’avais jamais lu La Compagnie des Glaces, saga-fleuve (Noir Anticipation !), faute de trouver les premiers tomes. Hélas, le numérique est passé par là.

Mon avis

Dans un futur  plus ou moins proche, la Terre est recouverte de glace depuis que la Lune a été polluée par les déchets  des humains et a explosé, émettant des particules qui bloquent les rayons du Soleil (si, si). Du coup, le seul moyen de locomotion se retrouve être des trains sillonnant la planète en convois plus ou moins longs, se rejoignant parfois pour former des villes recouvertes de dômes pour les protéger des -50°C extérieurs.  Le décor ressemble donc en grande partie au Transperceneige/Snowpiercer, que j’ai vu en film et lu en BD, même si  G.-J. Arnaud l’a précédé de quelques années.

Le héros, un glaciologue, se retrouve au coeur d’intrigues liées aux grandes compagnies qui se partagent le pouvoir et se livrent une guerre sans merci pour quelques rares ressources. Sur son chemin, une richissime nymphomane va s’amouracher de lui et lui permettre de dénoncer les pourris qui règnent sur ce monde dévasté. Et d’enquêter sur des hommes sauvages dont la (taille de la) virilité intrigue (notamment) le héros…

Autant le dire, ce livre est une vraie déception. Il est mal écrit,  avec des descriptions très brèves et peu originales, des personnages stéréotypés, une pincée de sexe, des intrigues basiques. Visiblement, il manque  de relecture  et d’édition, l’auteur semblant écrire au kilomètre (sa bibliographie de plus de 400 romans l’atteste, non je ne me suis pas trompé de chiffre, c’est bien 400, sous son nom propre ou sous de multiples pseudonymes). D’ailleurs le cycle de La Compagnie des Glaces compte près de 100  volumes à lui  seul, hein, c’est dire que quantité ne rime pas ici avec qualité.

Le passage au numérique, chez French Pulp Editions, permet de mettre la main, enfin les yeux, sur la saga parue initialement chez FNA dans les années 80/90, avec pléthore de suites, séries dérivées, jeux de rôle etc… Dommage que les scories liées çà la numérisation n’aient pas été corrigées (il manque notamment des  retours à la ligne très régulièrement). Et le lien vers le site même de l’éditeur est faux.

Peut-être aurais-je mieux apprécié à l’époque, je ne peux que constater qu’aujourd’hui le roman est plutôt mauvais et que même à petit prix (4.99 € le tome en numérique), je ne poursuivrai pas le voyage dans le train de ces romans de gare…

21 commentaires sur “La Compagnie des Glaces – tome 1 – G.-J. Arnaud

  1. Je l’ai ai lu ado (enfin une vingtaine peut être) à leur sortie. A cette époque ça me plaisait, je pense que de nos jours j’aurais du mal. Par contre le contexte était assez original pour l’époque

    Aimé par 1 personne

  2. J’avais cru comprendre que c’était pas exceptionnel, ça confirme ce que j’avais entendu. Au pire si je veux vraiment savoir à quoi ça ressemble, j’irais à la bibliothèque 😀

    J'aime

  3. Je me suis tapé les 15 premiers volumes de l’édition en 16 (4 épisodes par volume, j’avais adoré, mais c’est clair il faut se mettre dans l’ambiance, et faire abstraction de certains aspects, c’est pas de la grande littérature quoi, ça part carrément en cacahuète par moment, mais j’ai adhéré aussi, car ça devient vraiment inventif (ou délirant, c’est selon :p). Je ne sais pas si je pourrais m’y remettre aujourd’hui par contre, il me restera toujours le dernier volume à lire 😀 C’est bien dommage de vieillir, car j’avais beaucoup aimé l’univers et son développement.

    Aimé par 1 personne

  4. J’ai un souvenir très nostalgique de cette série. Aujourd’hui, il est bien simple de les trouver à un prix acceptable ou en occasion. Nonobstant, à la fin des années 90, c’était une autre histoire et cela rendait le challenge d’autant plus amusant. Il m’a fallu au moins 4 ou 5 ans pour les trouver et les lire au grès des découvertes. A la fin des 62 volumes, l’aventure de ces multitudes personnages qui vivent, évoluent et parfois meurent au sein du histoire parfois délirante, reste agréable et attachante. Comme il a déjà été écrit ci-dessus, c’est de la littérature populaire, dite « de gare ». Mieux vaut donc se laisser bercer par le récit de l’auteur et accepter/oublier les défauts inhérents à ce type d’ouvrages.

    Aimé par 1 personne

Laissez un commentaire (modération manuelle car trop de spams)

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.