L’Empire des Chimères – Philippe Aurèle Leroux

L'Empire des Chimères - Philippe Aurèle Leroux

Je suis toujours assez faible quand il s’agit de résister à une lecture qui mêle mythologie, fantasy, Antiquité (et plus, mais chut, pas de spoilers ici). Logiquement, cet Empire des Chimères, écrit par Philippe Aurèle Leroux le bien prénommé, ne pouvait pas m’échapper…

Résumé

(source éditeur)

Le culte de Mithra se propage dans les légions romaines des Alpes. Le vétéran Decimus Valerius n’a d’autre choix que de s’y initier et d’en apprendre les mystères, pour devenir un jour centurion. La nuit, Briana, fille cadette du proconsul de Rhétie observe d’étranges étoiles qui filent vers le Mons Cæli. À force de ténacité et de persuasion, elle parvient à obtenir l’autorisation de s’y rendre sous l’escorte de Decimus. Les ordres donnés à ce dernier sont clairs : la jeune femme ne doit jamais atteindre son objectif.
Gurnt est rejeté par les jeunes guerriers du village qui n’acceptent pas son étrange apparence féline. Il lutte contre une violence sourde qui lui ronge le cœur, fait bouillir son sang, enchaîne son âme et obscurcit son avenir…
Alors que le Mons Cæli paraît être le point d’orgue de toutes les ambitions, et de tous les secrets, se pourrait-il qu’il en soit aussi l’origine ?

L’auteur

(source éditeur)

Fan de super-héros, de Tolkien, de Dungeons & Dragons et de space opera, Philippe Aurèle Leroux a gagné le concours de nouvelles Mille Saisons 2016 et s’est vu proposer la publication de son premier roman. Biographie détaillée sur son site.

Mon avis

Dans ce roman, nous visitons donc la Rome antique et y suivons les aventures de la jeune Briana, fille de consul et bien décidé à lever le mystère sur des étoiles filantes qui semblent toutes converger vers une montagne isolée. Son frère, chef de guerre, n’a guère envie de la laisser aller fureter dans une zone que l’Empire romain veut garder secrète. Mais Briana obtient finalement gain de cause et commence son expédition. Hélas, des villageois rebelles aux romains s’en prennent à son escorte et elle ne doit la vie sauve qu’à Gurnt, un jeune homme-lion, une chimère au corps d’homme et à tête de lion ! Mais c’est sans compter sur Decimus, le guerrier romain qui va les traquer sans pitié.

En s’approchant bien malgré eux de la montagne interdite et du fort qui y est établi, les deux amis vont découvrir des secrets surprenants, et se lancer dans un périple qui va les mener à Roma, au cœur des jeux du cirque et tout près du pouvoir suprême…

Riche en surprises, ce roman est intéressant et dispose d’une histoire plutôt solide et qui ménage un bon nombre de surprises. Les personnages sont bien campés et détaillés, les recherches sur Rome ont été approfondies, et chaque chapitre est titré selon une locution latine. L’occasion de réviser ses Alea jacta est, Memento mori, Post tenebras lux et autres Morituri te salutant ! Un abondant glossaire revient sur les nombreux mots latins et sur le background cités ou évoqués dans le livre.

J’ai par contre un peu regretté un style un peu plat, et parfois trop explicite, notamment dans les pensées des personnages qui soliloquent beaucoup, ainsi que quelques défauts de construction (des flashbacks mal placés ou la même action vécue à la suite par plusieurs personnages, mais dont on connait – du coup – la fin) et même quelques répétitions de mots et problèmes de temps entre le passé et le présent. Je ne suis pas fan non plus des scènes de sexe assez crues imaginées par l’auteur. Des défauts de jeunesse, ce livre étant le premier de l’écrivain, qui a remporté le prix Mille Saisons en 2016 (prix dont j’ai parlé ici à l’occasion de ma lecture de l’anthologie 2017). Quelques illustrations intérieures, au style hélas trop amateur à mon goût et manquant de détails, parsèment l’ouvrage.

Un bon premier roman, avec des défauts à corriger mais qui permet aussi de découvrir ou redécouvrir quelques anecdotes sur l’Antiquité, et qui ménage des surprises de taille.

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Une réflexion sur “ L’Empire des Chimères – Philippe Aurèle Leroux ”

  1. Bon les défauts dont tu parles même s’il s’agit de défauts de jeunesse sont un brin ennuyeux car le reste m’inspire fort (ayant une petite passion pour Rome…)
    Bon, je le note tout de même.

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