Playground – Lars Kepler

playground-lars-keplerIl y a bien longtemps que je n’avais pas lu de roman purement fantastique voire horreur, c’est enfin le cas avec Playground de Lars Kepler.

Résumé

(source éditeur)

Lors d’une mission de l’Otan dans le Nord du Kosovo, le lieutenant Jasmine Pascal-Anderson est grièvement blessée. Son coeur s’arrête pendant près de quarante secondes avant que les médecins ne parviennent à la réanimer. À son réveil, elle est persuadée d’avoir vu l’antichambre de la mort – une étrange ville portuaire évoquant la Chine ancestrale. Un monde sans foi ni loi sur lequel un gang fait régner la terreur pour s’emparer des “visas” des nouveaux arrivants, seuls viatiques permettant d’espérer un retour à la vie.
Des années plus tard, quand son fils de cinq ans doit subir une opération délicate nécessitant un arrêt cardiaque, Jasmine sait que le petit garçon n’en réchappera pas s’il se rend tout seul dans l’au-delà. Une solution radicale s’impose : provoquer chez elle un coma artificiel et l’accompagner de l’autre côté. Mais une fois réunis dans la salle d’attente entre vie et mort, mère et fils vont devoir affronter de terribles mercenaires sur le playground – véritable théâtre des horreurs.
Puisant dans les méandres de la mythologie chinoise, Lars Kepler est de retour avec un thriller surnaturel qui met aux prises l’amour filial avec la perversité humaine. L’homme serait-il fondamentalement voyeur, attiré par le spectacle macabre de la souffrance d’autrui ? Sur le playground en tout cas, les spectateurs assoiffés d’ultraviolence veulent en avoir pour leur argent.

Editeur : Actes Sud – Traduction : Lena Grumbach – Date de parution : mai 2017 – 416 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Lars Kepler est le pseudonyme du couple d’écrivains Alexander et Alexandra Ahndoril. Mariés dans la vie, ils ont écrit plusieurs romans chacun.

Mon avis

La quatrième de couverture dévoilant une bonne partie des événements du roman, je ne sais pas s’il est vraiment conseillé de la lire. Au moins ne spoile-t’elle pas trop… Blessée lors d’une opération militaire au Kosovo, l’héroïne, une militaire prénommée Jasmine, aperçoit ce qui nous attend après la mort. Au lieu d’un tunnel, de lueurs ou d’anges venus nous accueillir, elle découvre une sorte de Purgatoire avec un port maritime où les défunts attendent d’embarquer vers une destination sans retour. Un lieu qui m’a un peu fait penser à une version modernisée des rives du Styx et est selon les auteurs inspiré par la Chine. Ce pays et ses traditions seraient en effet l’origine de toutes les légendes humaines sur l’Au-Delà, qui auraient été ensuite adaptées par les différentes civilisations.

Quelques années plus tard, Jasmine aura la nécessité de revenir dans ce lieu lugubre afin d’essayer de sauver son fils et d’éviter qu’il ne meure en le ramenant depuis ce port et ses environs, plus que malsains. Hélas pour elle, des défunts sont à l’oeuvre pour essayer eux aussi de revenir à la vie, quitte à profiter du malheur des autres et à s’incarner à leur place. Elle pourra cependant compter sur un petit groupe de morts pour l’aider.

Disons-le franchement, le livre alterne moments intéressants et phases assez décevantes. La zone autour du port, les bâtiments délabrés et les êtres qui les habitent sont bien rendus, et l’aspect « mythologique » est plutôt intéressant, même s’il manque de développement.

Par contre, le style est assez plat et peu inspiré. L’action avance lentement, notamment dans la première moitié du livre. Et les personnages ne sont guère attachants, d’autant que leur comportement est inconstant. Volontaires à un moment, apathiques à d’autres, on ne sait pas vraiment ce que les auteurs ont voulu restituer : des comportements étranges liés à cette phase intermédiaire entre la vie et la mort ? Ou des changements d’humeur au gré du récit, afin d’aller dans le sens de l’avancement de celui-ci, au détriment d’une logique élémentaire ? Ceci m’a en tout cas empêché de me passionner pour leurs tribulations, qui virent au final à un combat traînant en longueur, occultant le background qu’il m’aurait paru intéressant de détailler un peu plus.

Un roman moyen au final, qui se lit bien mais gâche un peu son potentiel en sombrant dans l’horreur et la violence, alors qu’il aurait sans doute pu s’orienter vers un aspect fantastique et mythologique plus intéressant.

D’autres avis : Quoi de neuf sur ma pile – …

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9 réflexions sur « Playground – Lars Kepler »

  1. La couverture du livre m’avait interpellé. De mon côté ça fait aussi un petit moment que je n’ai pas lu un vrai bon roman fantastique angoissant, mais vu ton retour je crois que je vais passer mon tour concernant ce livre.

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  2. Comme beaucoup la Couv attire mon regard, ta chronique détourne elle mon intérêt. Et puis tu finis sur une touche « horreur » qui me fait faire la moue. Bon, je crois qu’il n’est pas pour moi.

    Merci de m’éviter une déconvenue

    Aimé par 1 personne

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