Bifrost 89 : Nancy Kress

Le dernier numéro de la revue Bifrost est consacré à une autrice, Nancy Kress, dont je n’ai lu qu’une nouvelle. Il faut dire que ce n’est pas une autrice très populaire, mais ce numéro coïncide avec la sortie d’un recueil, Danses Aériennes, au Bélial, l’éditeur de la revue.

A noter qu’il y a cinq nouvelles au sommaire (même si l’une ne fait « que » 3 pages), et qu’elles sont toutes signées par des femmes. Un numéro 100 % féminin, c’est exceptionnel en terre bifrostienne, et pas mentionné dans l’édito, serait-ce un simple hasard ? L’édito justement, revient sur l’année 2017 du Bélial, mais aussi sur les Etats Généraux de l’Imaginaire qui ont eu lieu à Nantes (j’y étais) dont on attend un peu de concret maintenant, et sur l’avenir proche d’éditeur de Gilles Dumay.

Passons donc en revue les textes.

Martin le mercredi de Nancy Kress. Je suis resté assez hermétique à cette histoire de personnalités multiples, utilisées comme moyen potentiel de guérison physique. Elle se laisse lire mais ne m’a pas vraiment passionné.

Un jeu d’enfant de Ketty Steward. Bien trop courte, cette nouvelle a du potentiel, notamment celui de faire s’affronter des enfants et des adultes, réticents à les combattre, dans un avenir futuriste. Sa faible longueur ne permet cependant pas de développer plus. A prendre un peu comme une boutade ou un exercice de style.

L’Éclosion des Shoggoths d’Elizabeth Bear. Je sature un peu de voir des lovecrafteries sortir tous les deux jours, j’étais donc un peu réticent à lire ce texte. Pourtant, on y retrouve bien une ambiance à la HPL et ses créatures, en l’occurrence les shoggoths, que j’avais un peu oubliés. Mais l’intérêt est surtout d’avoir choisi un héros noir, dans un environnement pas forcément très accueillant (le nord-est des USA dans les années 30) et la fin est très inattendue et réussie.

En finir d’Isabelle Dauphin. Un long et lent basculement dans l’horreur suite à l’ouverture d’une jarre contenant un liquide immonde. Réussi à l’exception du fait que je n’ai pas cru un instant au postulat de départ (l’amie qui demande innocemment de lui ramener une jarre pleine de près d’un mètre cube ? L’héroïne qui décide de la siphonner, toute seule avec quelques cubis ?).

L’Obélisque martien de Linda Nagata. Mêlant art, science-fiction, conquête spatiale et vanité personnelle, cette nouvelle est très réussie.

Les autres rubriques qui m’ont intéressé : Objectif Runes et ses sorties à lire (ou éviter), j’y ai pioché une ou deux idées, Le Coin des Revues pas si méchant – cette fois, ScientiFiction sur l’évolution des espèces en S.F., un thème intéressant et plutôt peu traité finalement.

Et bien sûr le dossier sur Nancy Kress, qui ne m’a pas laissé penser que ses écrits pouvaient me passionner. Je tenterai peut-être à l’occasion le recueil Danses Aériennes qui semble un bon moyen d’avoir un aperçu complet et du meilleur de son oeuvre, puis j’aviserai.

Publicités

4 commentaires sur “Bifrost 89 : Nancy Kress

  1. C’est une autrice que j’ai du mal à apprécier. J’ai lu plusieurs nouvelles d’elles et la novella parues dans la collection une heure lumière mais je trouve que c’est une autrice assez hermétique… J’ai encore l’une rêve l’autre pas dans ma PAL qui me permettra peut être de rentrer dans son univers 😉

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.