After Atlas – Emma Newman

 

after-atlas-emma-newman

Après la découverte de Planetfall, j’ai eu envie de poursuivre la lecture des oeuvres d’Emma Newman via cet After Atlas, situé dans le même univers.

Résumé

(source éditeur)

Carlos Moreno est un esclave. Son contrat d’inspecteur auprès du ministère de la Justice l’engage jusqu’à la fin de ses jours, ou presque. Quand sa supérieure lui demande d’enquêter sur la mort suspecte d’Alejandro Casales, l’un des plus puissants leaders religieux de la planète, il n’a d’autre choix que d’accepter. Mais pourra-t-il garder la distance nécessaire à l’exercice de ses fonctions, quand la victime n’est autre que l’homme qu’il aimait jadis comme un père et qui l’a sauvé lorsque sa mère. Lee Suh-Mi, est partie dans les étoiles à bord de l’Atlas ?

Editeur : J’Ai Lu Nouveaux Millénaires – Traduction : Patrick Imbert – Date de parution : 07/02/2018 – 349 pages

L’Auteure

(source Babélio)

Originaire du sud-ouest de l’Angleterre, Emma Newman prête sa voix à de nombreux livres audio et anime un célèbre podcast.

Auteure de nouvelles noires et d’une série de fantasy urbaine saluée par la critique, « Split Worlds », elle se lance avec « Planetfall » (2015) dans une science-fiction de haut vol.

Elle vit à Somerset.

Mon avis

Si ce roman se déroule dans le même univers que Planetfall, il n’y est pas directement rattaché et peut tout à fait se lire indépendamment. Néanmoins, je conseillerai fortement de lire Planetfall auparavant, car des éléments du contexte sont plus pertinents et intéressants. A commencer par la personnalité du héros, Carlos, qui est quand même le fils de la responsable de l’expédition spatiale qui a vu le vaisseau Atlas quitter la Terre.

On suit donc dans After Atlas une enquête criminelle menée par ce Carlos. Le chef du Cercle, une sorte de secte anti-technologie, a en effet été assassiné de façon particulièrement sauvage. Mais les apparences sont trompeuses, et le policier va vite se rendre compte que les manipulations sont légion. Carlos est âgé maintenant d’une quarantaine d’années, soit autant que la durée écoulée depuis le départ de l’Atlas, et le fait que sa mère ait abandonné mari et enfant pour partir dans les étoiles est un événement qui a joué sur son enfance, pleine de traumatismes, et sur sa vie, particulièrement contrainte.  De plus, il a été proche dans son enfance d’Alejandro, ce qui est à la fois une force et une faiblesse dans son enquête, avec un mélange d’amour et de haine envers le défunt gourou.

L’enquête a une connotation cyberpunk, pas aussi avancée que dans un Blade Runner par exemple, car Emma Newman situe l’action dans un futur bien plus proche. La plupart des gens sont pucés et disposent d’une IA personnelle qui leur permet d’accéder au web, aux réseaux internet, aux jeux en réalité virtuelle, de payer leurs achats etc… Mais aussi d’être un instrument potentiel de surveillance au service de leur employeur ou, comme ici, de leur possesseur. On découvrira en effet que Carlos est la propriété du gouvernement, qui a racheté son contrat, et qu’il n’en sera libéré qu’au bout de plusieurs dizaines d’années de travail. Une sorte de crédit sur soi-même, dans le cas présent, et les extras (achats de nourriture ou autres) rajoutent des jours à la peine.

La nourriture est d’ailleurs un des éléments importants du récit, une des rares sources de satisfaction de Carlos, quand il arrive à trouver des ingrédients frais, payés à prix d’or, ou à manger au restaurant dans le cadre de ses missions. Et à éviter ainsi la bouillie crachée par les imprimantes 3D, une des marottes de l’autrice (leur aspect omniprésent dans Planetfall étant l’un des rares points noirs du récit).

L’enquête se déroule de façon assez classique et prend plutôt son temps, sans longueur excessive ni action trépidante. Heureusement la brièveté du roman l’empêche de s’enliser et d’ennuyer le lecteur. La fin, avec la découverte du Cercle et de ce qui se cache sous les apparences, est peut être pour le coup un peu trop brève. Elle remet beaucoup de choses en perspective et accumule les renversements de situation et les coups de théâtre, jusqu’à expliciter pleinement le titre du roman et le lier finalement pleinement à Planetfall.

Comme dans son roman précédent, Emma Newman se focalise sur un personnage principal soigné et attachant. Ici, le contexte est moins dépaysant mais néanmoins intéressant, avec un fond de géopolitique et d’affrontement entre super-puissances ou magnats de l’industrie, et l’ensemble est très réussi. J’ai maintenant hâte de voir arriver Before Mars en V.F., un troisième tome qui semble, comme After Atlas, être lié à Planetfall sans l’être trop fortement, mais pas mal quand même 😉

D’autres avis : Blog-o-livre – La lectrice hérétique – Les lectures du maki – Lorhkan RSF blog – …

De la même autrice, sur ce blog : 

Publicités

6 commentaires sur “After Atlas – Emma Newman

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

This site uses Akismet to reduce spam. Learn how your comment data is processed.