Existence – David Brin

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Depuis une promo bragelonnienne, Existence sommeillait dans ma PAL et il fallait que je l’en sorte !

Résumé

(source éditeur)

Téléprésence : surveillance généralisée de tous par tous, partout, tout le temps. Le moindre événement s’attire aussitôt dix millions de regards virtuels. Livingstone est un éboueur spatial, chargé de nettoyer un siècle de déchets orbitaux. Jusqu’au jour où il tombe sur un étrange cristal. Une heure plus tard, tous les réseaux bruissent de rumeurs à propos d’un « artefact extraterrestre ». Une bouteille à la mer, avide de communiquer… de bonnes ou de mauvaises nouvelles ? Le monde, lui, réagit comme à son habitude : avec un mélange de peur, d’espoir, d’amour et de violence…

Editeur : Bragelonne – Traduction : Claude Mamier – Date de parution : 19/10/2016 – 741 pages

L’Auteur

(source éditeur)

David Brin est né à Glendale, en Californie. En 1973, il sort diplômé en astronomie de l’institut de technologie de Californie (California Institute of Technology). Il obtient ensuite un master en physique appliquée (1978), et un doctorat en astrophysique (1981), qu’il présente à l’université de Californie à San Diego.

Mon avis

De David Brin, j’avais lu une partie de son cycle d’Elevation et, à défaut d’en avoir des souvenirs précis (à part des dauphins intelligents, c’est toujours cool), j’en avais plutôt une bonne impression générale. C’est donc confiant que je me suis lancé dans la lecture d’Existence, sans me rendre compte de sa longueur puisque l’ayant acheté en version électronique. En fait, il comptabilise près de 700 pages en version papier et grand format…

Et le démarrage fut rude, très rude, au point que j’ai pensé laissé tomber. Brin nous balade en effet entre plusieurs personnages, dans un début qui paraît confus et assez long. Un « éboueur » spatial, chargé de collecter les débris en orbite autour de la Terre, une journaliste bardée de nouvelles technologies (lesquelles permettent de tout savoir sur ses interlocuteurs, mais aussi de changer d’apparence ou d’afficher des publicités), un pauvre pêcheur chinois qui fouille les épaves de maisons dans un pays partiellement submergé, un jeune riche amateur de courses de fusées…

Tout cela part un peu dans tous les sens et est assez mal présenté, et d’ailleurs la suite sera un peu du même acabit, comme si Brin avait voulu trop en mettre dans le récit. Du coup, tous ses fils narratifs n’ont pas la même importance, ni le même intérêt, et ils sont de plus entrecoupés d’apartés reprenant des considérations politiques, religieuses, exobiologiques et surtout écologiques. J’ai eu la même impression qu’à la lecture de 2312 de K.S. Robinson : une belle idée générale mais mal maîtrisée dans l’exécution. Du coup, j’avoue que j’ai sauté des paragraphes entiers de ce qu’il me semblait être des digressions.

Ceci dit, il y a quand même beaucoup de points intéressants dans ce roman. Et notamment sur la vie extra-terrestre, enfin, les vies puisqu’ici, Fermi est renvoyé à ses calculs. On ne découvre pas seulement une seule autre espèce, mais des dizaines ! Problème : elles ne sont accessibles que par des artefacts, de sortes de balises qui ont colonisé l’espace, tel un virus. Et il semble qu’une guerre à l’ampleur vertigineuse soit en cours depuis des millénaires… A force de lancer nos signaux dans l’univers, qui sait quelle espèce (belliqueuse) pourrait nous entendre (Brin rejoint ici Stephen Hawking !). L’auteur nous parle aussi transhumanisme, ingénierie génétique, catastrophe écologique, Intelligence Artificielle, oligarchie capitaliste, voyages spatiaux et j’en passe (tels les dauphins en clin d’oeil à l’Elevation)…

Des idées intéressantes, voire passionnantes, mais que j’ai trouvé ici noyées les unes dans les autres et pas toujours développées correctement. Une impression mitigée, donc, pour ce roman qui aurait gagné à être allégé de quelques dizaines de pages et surtout concentré sur moins de thématiques.

D’autres avis : Le Culte d’ApophisLes Lectures du makiEmilie Milon – … Commander : GF brochéebook kindle (liens affiliés)

16 commentaires sur “Existence – David Brin

  1. Oh, je l’ai dans ma PAL, mais contrairement à toi, j’ai vu l’épaisseur de bouquin. Et comme j’ai envie de lire plus léger, je différe la lecture. Je prends note que quelques sauts de paragraphes ne gâchent pas l’immersion. Merci de ce bon conseil! 😉

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  2. Je l’ai commencé… puis laissé de coté… comme tu le dis très justement dans ta chronique, le début n’accroche pas vraiment le lecteur et les changements de personnages rendent le tout un peu « brouillon ».
    Je finirai surement par le reprendre car le sujet est intéressant mais j’avoue n’avoir pas accroché au style d’écriture…

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  3. Je passe mon tour aussi, je pense que j’aurais le même ressenti que toi, un tout ça pour ça.
    Merci de m’avoir épargné 15 heures de lecture

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  4. Je me demandais où j’avais entendu Brin et quand j’ai vu les dauphins intelligents dan ton article ça a fait tilt!. C’est vrai que déjà sur celui là c’était spécial, je ne crois pas avoir tout compris…Pour le coup je vais passer mon tour pour celui la aussi !

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