L’Empire des Soleri (Soleri – tome 1) – Michael Johnston

L'empire des soleri michael johnston bragelonne

Alléché par un cadre de fantasy dépaysant (basé sur l’Egypte antique) et par un avis très positif, je me suis rué sur le premier tome de la série Soleri, baptisé L’Empire des Soleri.

Résumé

(source éditeur)

Les héritiers d’un roi rebelle défient une dynastie de dieux vivants

Depuis des temps immémoriaux, la lignée des Soleri exerce une domination cruelle et impitoyable sur son empire : des dieux vivants dont personne n’a vu le visage depuis des siècles, et dont le contrôle sur les quatre royaumes inférieurs demeure à ce jour sans partage.

Pourtant, à la date symbolique de l’éclipse annuelle, le roi d’Harkana se rebelle contre l’autorité en organisant en secret une chasse à l’homme. Celle de son fils et héritier, Ren, prisonnier depuis dix ans des entrailles de la capitale, comme le sont par tradition les fils de nobles des quatre royaumes. Pendant ce temps, l’intrépide sœur de Ren, Merit, mène son propre combat en défiant la loi impériale et en épousant l’homme qu’elle a choisi.

Mais toute rébellion a un prix… et dans un monde de magie ancestrale, de rites sanguinaires et de secrets destructeurs, ceux qui osent tenir tête aux Soleri devront en affronter les conséquences.

Editeur : Bragelonne – Traduction : Jean-Claude Mallé – Date de parution : 17/10/2018 – 480 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Michael Johnston est né en 1973 à Cleveland, dans l’Ohio, et s’est révélé très tôt un lecteur passionné de Fantasy. Après de brillantes études d’architecture et d’histoire, il a collaboré avec différents cabinets de New York et Los Angeles. C’est durant une conférence sur l’ancienne Égypte que lui est venue l’idée d’un roman s’inspirant de cet univers et de l’histoire tragique du Roi Lear. Résidant à Los Angeles avec sa femme et sa fille, Michael se consacre désormais pleinement à l’écriture.

Mon avis

Alors que cette lecture me semblait être sous de bons auspices (notamment un cadre dépaysant, inspiré de l’Egypte, peu usité dans le genre), j’ai été vite refroidi (ce qui, vu le contexte du récit, est assez paradoxal !) tant le démarrage a été laborieux. Nous commençons par suivre Ren, un jeune garçon otage du peuple dominant, les Soleri, comme les autres héritiers des royaumes vassaux. Histoire de limiter leurs velléités de rébellion ! Condamné à un châtiment cruel, Ren arrivera à s’échapper. Et les ennuis commencent… pour le lecteur.

Le style est en effet au mieux médiocre, mais le plus souvent mauvais, avec des énormités qui rendent la lecture pénible. Exemple : Ren s’enfuit dans des catacombes très sombres, voit au loin des poursuivants vêtus de capes grises et arrive quand même à discerner (de loin, dans le noir, sous des capes) leurs armes et armures… Mouais… Et ça continue comme ça. Plus loin, monté à cheval, il tire à l’arc sur un animal, puis bondit et l’achève d’un coup d’épée. Donc en jetant son arc, comblant la distance, dégainant son épée et visant le point névralgique. Même Conan ne saurait faire aussi bien ! Globalement, les scènes d’action sont d’ailleurs assez brouillonnes et mal écrites. Ajoutons à cela des soucis de traduction, avec des tournures de phrase parfois bien ternes, et on aura pas mal d’éléments pour inciter le lecteur à fermer sans regrets le livre. Une relecture plus attentive, en V.O. comme en V.F. a été largement oubliée. Certes, c’est le premier livre de l’auteur, mais j’ai eu l’impression que le travail d’édition a été bâclé.

Dommage, le background est plutôt intéressant, avec un empire inspiré de l’Egypte antique, une dualité armée/religion sous l’oeil d’Apophis d’un empereur invisible mais craint de tous (ah oui, c’est bien Apophis !), et une famille dysfonctionnelle, celle de Ren : père peu intéressé par sa charge de roi, fille aînée ambitieuse et prête à tout, fille cadette aimant les armes et promise à une destinée intéressante (le personnage qui m’a le plus intéressé, en fait) et enfin mère ayant quitté tout ce beau monde (ça se comprend !) pour diriger un culte prêt à tout pour s’accaparer le pouvoir (ça se comprend moins !). La magie est quasi absente du livre, ce qui n’est pas forcément un manque dans le contexte et fait un changement bienvenu dans cette Egypte de fantasy, où les noms sont souvent des clins d’oeil (Tolemy = Ptolémée par exemple).

Un potentiel intéressant, au final, massacré par un style alternant entre le plat et l’épouvantable. Dommage que ces défauts viennent handicaper l’histoire et n’aient pas été gommés par des relectures plus attentives. Du coup, la suite de l’aventure se fera sans moi.

D’autres avis : Le Culte d’ApophisLe Bibliocosme (Boudicca) – …

Commander : GF brochéebook kindle (liens affiliés)

Publicités

21 commentaires sur “L’Empire des Soleri (Soleri – tome 1) – Michael Johnston

  1. Mouais, j’ai lu aussi les avis positifs d’Apophis et d’Elbakin, pourtant je pense que je vais passer mon tour concernant ce cycle.J’ai l’impression que les défauts que tu soulèves me gêneront plus que les points positifs, puis j’ai l’impression de me lasser un peu des cycles en général.

    J'aime

  2. J’ai l’impression très nette qu’il y a une confusion : je ne considère pas mon avis comme très positif, mais comme relativement mitigé. Je parle de gros potentiel, mais aussi d’éléments très maladroits dans ma recension. D’ailleurs, ma note sur Babelio reflète cela : 3 étoiles 1/2 seulement. Chez moi, une critique « très positive », c’est 4 étoiles 1/2 extrême minimum. De plus, j’ai critiqué la VO, et si souci ou lourdeurs il y a par rapport à la VF (traduction, relecture), il est logique que ma critique soit un peu plus positive.

    Sinon, pour ma part, je lirai le tome 2 (le jour où l’auteur aura l’obligeance de l’écrire), mais si le niveau global ne décolle pas, potentiel de l’univers et des personnages ou pas, je ne poursuivrai pas moi non plus avec un hypothétique tome 3. Je constate cependant que ce roman divise, les critiques « plutôt positives », 3-4 étoiles sur Babelio, 7/10 sur Elbakin, côtoyant des recensions à 1 étoile comme celle de Boudicca (et la tienne ?).

    Aimé par 1 personne

    1. J’ai simplifié un peu (tu parles quand même de « roman globalement très bon » et « bluffant » ou de potentielle « nouvelle référence de la Fantasy politique » même si tu relèves de nombreux problèmes) mais le mieux est que les lecteurs aillent voir ton avis en détail 😉
      J’ai bien compris par contre que tu l’avais lu en V.O. et je pointe d’ailleurs des soucis liés à la traduction. N’ayant pas la V.O. (ni le temps, ni l’envie) pour comparer, difficile de dire qui est fautif.
      Par contre, sur les énormités que je cite via des exemples, et qui ont failli me faire tomber le livre des mains plusieurs fois, là je pense que c’est l’auteur qui est coupable. Mais aussi l’éditeur, qui a laissé passé ça.

      J'aime

  3. Aaaah enfin ! (Non je ne guettais pas 😉 )
    Dommage parce que l’univers paraissait intéressant et original mais j’ai le sentiment que les gros éditeurs font de moins en moins un boulot soigné :/ Triste. Mais merci pour ta chronique, ça m’évitera une déception !

    J'aime

  4. Les écarts entre les avis sont tellement grands que le mieux serait sans doute de se faire son avis personnel… Il n’en reste pas moins qu’il est moins attirant tout d’un coup ce Soleri !
    Ça tombe bien j’ai encore plein d’autres séries à découvrir 🙂

    J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.