Wika (trilogie BD) – Thomas Day / Olivier Ledroit

En 2014 sortait le premier tome de la série Wika signée par le romancier Thomas Day (l’âme damnée de Gilles Dumay – ou l’inverse) et par le dessinateur Olivier Ledroit que je connais depuis les fameuses Chroniques de la Lune Noire. Forcément, j’étais de la partie et j’ai même visité la superbe exposition qui a été consacrée à la saga aux Utopiales en 2015. Initialement prévue en 4 tomes, la saga vient de se terminer mais sous forme d’une… trilogie avec un dernier tome de pagination plus élevée.

WIKA ET LA FUREUR D'OBERON

Le premier tome, Wika et la fureur d’Obéron, nous conte la jeunesse de la princesse fée, fille du Duc Claymore Grimm, massacré par le prince Obéron, et de la fée Titania, la propre soeur dudit prince, et qui survit pour être atrocement mutilée. Ayant échappé de peu à la mort grâce à un faune qui s’est sacrifié pour la sauver, Wika vit chichement mais en paix jusqu’à sa puberté, où ses pas la mènent près de la capitale Avalon et dans les bras d’un petit voleur local. Ses pouvoirs magiques se révèlent alors (telle une X-Men, enfin X-Women ?) et attirent sur elle l’attention d’Obéron. Celui-ci cherche par ailleurs à massacrer toutes les fées restant au monde, sur lesquelles il déchaîne ses 7 enfants, aux caractères calqués sur les 7 Péchés Capitaux. Malgré sa magie, Wika leur échappe de peu. Un scénario mené tambour battant, des pointes d’humour, des clins d’oeils, du gore, des nymphettes affriolantes, un peu de grivoiserie dans une BD fourmillant de papillons, de fioritures, d’engrenages et de rondelles métalliques, et toujours le trait précis et volubile de Ledroit, avec un luxe de détails typiques de l’artiste. Quelques pages de bonus bienvenus content la genèse de la saga.

wika et les fées noires olivier ledroit thomas day

Wika et les fées noires met aux prises la jeune fée et ses trois marraines, des fées cachées d’Obéron qui vont initier la belle aux arts magiques et l’entraîner au combat, tandis que la révolte gronde dans le camp d’Obéron, tous ses enfants ne partageant pas ses instincts sanguinaires.

(spoilers) Haggis le faune est aussi de retour et il n’est pas content ! Juste à temps pour assister à la mort de sa protégée, pas aussi costaude finalement qu’on pouvait l’espérer pour résister aux armées qui dévastent les forêts.

Un tome de transition, qui étend l’univers et le complète tout en se focalisant sur la jeune et sexy Wika, en plein apprentissage. On regrettera juste de ne pas avoir quelques bonus finaux, à l’instar du premier tome.

Wika et la gloire de pan

Enfin, le dernier tome, Wika et la gloire de Pan, où Ledroit semble avoir fini la saga seul, est un festival visuel avec des tonnes de détails sur chaque page, des doubles planches en mode portrait ou paysage en veux-tu, en voilà et même un dépliant tandis que la guerre éclate. Révolte du Bien contre le Mal, mysticisme lié à la nature, retour de Wika (sans surprise, hein, elle est en couverture !), grands sentiments… Une succession de combats avec un luxe de détails, de créatures fantastiques, des découpages cinématographiques et autres scènes de bravoure saupoudrées d’humour et de blagues récurrentes. Le tout sur plus de 90 pages et avec un tableau final rappelant l’original. Là aussi, chipotons un peu sur l’absence de bonus, réservés à la version collector ?

Quoiqu’il en soit, de la bien belle ouvrage pour clôturer cette aventure magnifique qui mêle fantasy, steampunk, action, humour et dont chaque page constitue un enchantement pour les yeux.

Les plus passionnés et/ou fortunés pourront se tourner vers les éditions collectors.

9 commentaires sur “Wika (trilogie BD) – Thomas Day / Olivier Ledroit

  1. Ledroit à enfin décidé avec Wika de s’ouvrir un peu à du grand public pas forcément friand de gothikeries trash mais appréciant son dessin. Il est plus apaisé et propose des planches toujours folles. Je confirme que la très belle et très grande édition grand format est également très chère. .. Glénat n’oublie malheureusement jamais de faire des sousous. .

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    1. Mais c’est bien les gothiqueries trash 😉 Enfin, c’est un autre genre…
      Sur l’édition collector, là je trouve que le prix est abusé, c’est carrément dissuasif.

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  2. Ça peut être sympa, je note ! et les couvertures déchirent, si c’est aussi beau à l’intérieur ça promet ! Mais bon sang le collector vaut une fortune (je suis allée voir par curiosité), je vais en rester à la bd classique ^^

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