La Vie de ma PAL – novembre 2019

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Un mois chahuté que ce mois de novembre, avec près de 3 semaines de panne de connexion internet à la maison suite aux chutes de neige. De quoi favoriser la lecture, soyons positifs…

(je rappelle que la Pile A Lire est un organisme symbiotique, qui a une vie autonome et qui exerce un contrôle mental sur l’être humain qui l’alimente)

Ajouts

Le mois a été assez chargé, avec beaucoup d’entrées en PAL, en terminant en beauté à Sèvres. Je ne compte pas un grand classique, Au Bonheur des Dames d’Emile Zola, que j’ai découvert sous l’influence pernicieuse de Tigger Lilly, concentrons-nous sur les livres de SFFF.

Je lorgnai sur La Chute de Gondolin de J.R.R. Tolkien, une édition pour les passionnés qui revient sur cette saga résumée dans le Silmarillion. Cher, déraisonnable, mais c’est Tolkien – et des illustrations d’Alan Lee. Je suis faible, et je me suis remis dans l’ambiance avant d’aller voir l’exposition à la B.N.F.

JRR TOLKIEN LA CHUTE DE GONDOLIN

Quatrième de couverture :

Suivez Tuor dans les sentiers dérobés de la cité de Gondolin, construite par les Elfes pour échapper au dieu Morgoth, alors que leur aveuglement orgueilleux et la trahison de Meglin menacent de la détruire. Lorsque Morgoth lancera ses armées menées par des dragons et des Balrogs, le dernier espoir tiendra peut-être à l’enfant né de Tuor et de l’Elfe Idril.

Illustré par Alan Lee, ce livre est composé des versions successives de l’histoire de Gondolin présentée par Christopher Tolkien : découvrez le monde de la Terre du Milieu avant Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, d’une richesse que Le Silmarillion ne nous fait qu’entrevoir.

ActuSF fait rien qu’à sortir de belles éditions en ce moment, j’ai été tenté par A La Pointe de l’Épée d’Ellen Kushner, en tournée en France ces temps-ci.

A la pointe de l'épée Ellen Kushner

Quatrième de couverture :

Richard Saint-Vière est le meilleur duelliste des Bords-d’Eaux. Cela n’empêche pas le bretteur de se retrouver entraîné avec Alec, son amant, dans les intrigues des nobles de la Colline. L’honneur sera-t-il suffisant pour les déjouer ? Avec ses joutes d’escrime aussi bien que verbales, À la pointe de l’épée – un mélodrame de mœurs revient dans une édition augmentée de nouvelles (dont certaines inédites en français), mais aussi de textes en exclusivité mondiale : les lettres d’Octavia Saint-Vière.

Bien sûr, après Boudicca, j’attendais le dernier livre de Jean-Laurent Del Socorro, Je Suis Fille de Rage, là aussi disponible en superbe édition collector.

Jean-Laurent Del Socorro, - Je Suis Fille de Rage

Quatrième de couverture :

1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l’esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes… Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.

Ayant lu la plupart des récits se déroulant dans Les Six Royaumes, le livre illustré d’Adrien Tomas et Dogan Oztel, a priori accessible aussi à ceux qui ne connaissent pas l’univers (ce n’est pas mon pas, je l’ai un peu arpenté), s’imposait.

les 6 royaumes adrien tomas

Quatrième de couverture :

Irego, Sœur investigatrice du Monastère d’Iriloyë, obtient enfin l’autorisation du Collège des sorcières de partir à la recherche du secret le mieux gardé des Six Royaumes : l’immortalité.

La magicienne, plus habituée aux bibliothèques qu’à la vie au grand air, va sillonner le monde à la poursuite d’anciens savoirs, d’histoires oubliées et de témoins occultes, s’engageant dès lors dans la quête la plus dangereuse de sa vie. Entre trahisons, coups bas et tentatives d’assassinat, les obstacles ne manquent pas : c’est presque comme si les mystères de l’éternité souhaitaient rester dans l’ombre…

Pour la première fois, je me suis rendu aux Rencontres de l’Imaginaire de Sèvres, un excellent moment plein de rencontres appréciables, et j’en ai ramené quelques emplettes.

J’ai pu croiser Thomas Day et en ai profité pour lui faire dédicacer Dragon, dans la collection Une Heure-Lumière du Bélial.

dragon thomas day

Quatrième de couverture :

Bangkok. Demain.
Le régime politique vient de changer.
Le dérèglement climatique global a enfanté une mousson qui n’en finit plus.
Dans la mégapole thaïlandaise pour partie inondée, un assassin implacable s’attaque à la facette la plus sordide du tourisme sexuel. Pour le lieutenant Tannhäuser Ruedpokanon, chargé de mettre fin aux agissements de ce qui semble bien être un tueur en série, la chasse à l’homme peut commencer. Mais celui que la presse appelle Dragon, en référence à la carte de visite qu’il laisse sur chacune de ses victimes, est-il seulement un homme ?

Puis Station Metropolis direction Coruscant d’Alain Musset, objet d’un concours ici-même et que j’ai enfin pu découvrir. Un essai passionnant sur la ville et l’urbanisme dans les oeuvres de SF.

Quatrième de couverture :

Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu’à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N’y aurait-il de salut que dans leur destruction ?
Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l’horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…

Je ne compte pas dans la PAL le Hors-série Une Heure-Lumière 2019 avec un récit d’Ian MacLeod mais je le lirai quand même !

HORS SERIE UNE HEURE LUMIERE LE BELIAL

Le lyonnais Nicolas Le Breton m’a convaincu d’aller me balader dans Les jardins du feu et du vide, avec un joli petit format de livre bien adapté à la novella.

Quatrième de couverture :

Vodenn tapota machinalement son crâne, comme s’il cherchait une calotte-miroir qui n’y était pas. Il eut un regard vide, considérant l’incalculable :
— Odregan ne serait pas une légende ? Odregan serait une réalité ? Je veux dire, on a souvent pensé que ces documents étaient des faux habiles, des manipulations extrêmement bien faites… mais ça ?
Il médita longuement. Un léger soupir lui échappa :
— L’Ico, et Odregan. Les deux plus grands mystères de notre civilisation, réunis.
Un long frisson parcourut les épaules de Vodenn.

La forme immobile d’Odregan semblait attendre un combat avec l’Univers lui-même.
Derrière chaque code se cache une mémoire. Une mémoire des temps passés qui a perdu son sens, et qu’il nous faut réécrire. C’est du moins ce que semble annoncer l’Icosaèdre, brouilleur de pistes perdu dans les confins de l’Univers connu. Voici pour l’étrange objet stellaire sur lequel débarquent nos Déchiffreurs après une catastrophe qui a changé pour toujours le visage de l’Humanité. Mais l’équipe de DeQkus saura-t-elle interpréter les signes avant de basculer dans l’impensable ? Est-ce le début ou la fin du voyage ?

Et last but not least, j’ai arpenté les rues de Sèvres dans un froid glacial avec Audrey Pleynet, qui m’a dédicacé son recueil de nouvelles Ellipses, lequel a reçu des avis dithyrambiques de blogueurs émérites 😉

ellipses audrey pleynet

Quatrième de couverture :

Une reine qui découvre le secret de sa planète et l’origine de son pouvoir, d’inestimables leçons de survie dans un monde post-apocalyptique, une puce qui permet de vendre sa douleur, un programme du gouvernement tirant partie de notre addiction aux réseaux sociaux…Parcourez les ellipses de huit nouvelles de science-fiction qui explorent l’avenir de l’humanité, autant dans sa capacité de création que dans les sombres dérives qui la guettent…

Total : + 8 – soit un craquage en bonne et due forme !

Lectures du mois

J’ai commencé le mois par la lecture du Corps de Stephen King.

le corps stephen king

J’allais sur mes treize ans quand j’ai vu un mort pour la première fois. Parfois, il me semble que ce n’est pas si lointain. Surtout les nuits où je me réveille de ce rêve où la grêle tombe dans ses yeux ouverts. Été 1962, quatre adolescents un peu fous s’élancent le long de la voie ferrée, à la recherche d’aventure, de frisson… de danger ?

Hors SFFF, je me suis plutôt régalé avec Au Bonheur des Dames d’Emile Zola ou Le Marketing pour les Nuls

Retour en Imaginaire, avec le Seigneur lui-même, J.R.R. Tolkien et La Chute de Gondolin.

tolkien la chute de gondolin

Suivez Tuor dans les sentiers dérobés de la cité de Gondolin, construite par les Elfes pour échapper au dieu Morgoth, alors que leur aveuglement orgueilleux et la trahison de Meglin menacent de la détruire. Lorsque Morgoth lancera ses armées menées par des dragons et des Balrogs, le dernier espoir tiendra peut-être à l’enfant né de Tuor et de l’Elfe Idril.

Illustré par Alan Lee, ce livre est composé des versions successives de l’histoire de Gondolin présentée par Christopher Tolkien : découvrez le monde de la Terre du Milieu avant Le Seigneur des Anneaux et Le Hobbit, d’une richesse que Le Silmarillion ne nous fait qu’entrevoir.

Changement radical ensuite avec Adrian Tchaikovski et ses Chiens de guerre.

Adrian Tchaikovski Chiens de guerre

Je m’appelle Rex. Je suis un bon chien.
Rex est un bon chien. C’est un biomorphe, un animal génétiquement modifié, armé de fusils-mitrailleurs de très gros calibre et doté d’une voix synthétique créée pour instiller la peur. Avec Dragon, Miel et Abeilles, son escouade d’assaut multiforme, il intervient sur des zones de combat où les humains ne peuvent se risquer.
Rex est un bon chien. Il obéit aux ordres du Maître, qui lui désigne les ennemis. Et des ennemis, il y en a beaucoup. Mais qui sont-ils réellement ? Se pourrait-il que le Maître outrepasse ses droits ? Et si le Maître n’était plus là ?
Rex est un bon chien. Mais c’est surtout une arme de guerre hautement mortelle. Que se passerait-il s’il venait à se libérer de sa laisse ?

Puis j’ai littéralement dévoré (sic) Station Metropolis direction Coruscant d’Alain Musset.

 Station Metropolis direction Coruscant - Alain Musset

Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu’à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N’y aurait-il de salut que dans leur destruction ?
Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l’horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…

Et enfin j’ai largement entamé Je Suis Fille De Rage de Jean-Laurent Del Socorro (bonus : j’ai croisé le très sympathique auteur à Sèvres et j’ai pu discuter avec lui) !

Je Suis Fille De Rage - Jean-Laurent Del Socorro

1861 : la guerre de Sécession commence. À la Maison Blanche, un huis clos oppose Abraham Lincoln à la Mort elle-même. Le président doit mettre un terme au conflit au plus vite, mais aussi à l’esclavage, car la Faucheuse tient le compte de chaque mort qui tombe. Militaires, affranchis, forceurs de blocus, politiciens, comédiens, poètes… Traversez cette épopée pour la liberté aux côtés de ceux qui la vivent, comme autant de portraits de cette Amérique déchirée par la guerre civile.

Total : – 5

Bilan

Pas mal d’entrées en PAL, plus que d’habitude, mais aussi beaucoup de sorties par rapport à mon rythme de ces derniers mois. Au total c’est donc un + 3. Merci la panne d’internet (euh…non, en fait, c’est pas drôle) et les voyages en train !

24 commentaires sur “La Vie de ma PAL – novembre 2019

  1. C’est dingue de rester 3 semaines sans internet dans le monde moderne 😲 mais bon au moins tu as pu lire et découvrir de chouettes ouvrages ! J’ai aussi reçu les actusf de mon côté, j’ai hâte de les lire :3

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    1. J’ai hâte de découvrir les récits d’Audrey, ça ne saurait tarder !
      Et oui, c’était bien cool de se voir et le restau était bien sympa. J’espère qu’on pourra refaire ça vite !

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    1. oh et j’oubliais (tu vois ton billet était tellement long que j’avais déjà oublié le début arrivé à la fin XD) : Zola c’est le bien. J’espère que tu en liras un autre bientôt et c’est dommage que pas de chronique (même si je comprends, de mon côté j’ai sacrifié la lignes éditoriale du blog sur l’autel de l’éclectisme depuis longtemps déjà).

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      1. J’ai hésité à faire la chronique mais en effet ce serait assez déplacé, et puis la tienne est complète ! J’en lirai d’autres à l’occasion, j’irais piocher sur ton blog.

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    1. Content aussi de t’avoir vu, même si on a pas assez discuté (mais pas de poney, hein !). Une autre fois !
      Pour Zola, j’avais adoré L’Assommoir étant jeune (donc il y a longtemps^^) et toujours fasciné par les thèmes, encore actuels, et le fait d’avoir écrit une saga si longue et couvrant plusieurs générations.

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