A la pointe de l’épée – Ellen Kushner

A la pointe de l'épée Ellen Kushner

Un bien bel écrin, voire un bien beau fourreau si j’ose dire, pour cette édition augmentée d’A la pointe de l’épée qui me permet de découvrir la prose d’Ellen Kushner.

Résumé

(source éditeur)

Richard Saint-Vière est le meilleur duelliste des Bords-d’Eaux. Cela n’empêche pas le bretteur de se retrouver entraîné avec Alec, son amant, dans les intrigues des nobles de la Colline. L’honneur sera-t-il suffisant pour les déjouer ? Avec ses joutes d’escrime aussi bien que verbales, À la pointe de l’épée – un mélodrame de mœurs revient dans une édition augmentée de nouvelles (dont certaines inédites en français), mais aussi de textes en exclusivité mondiale : les lettres d’Octavia Saint-Vière.

Editeur : ActuSF – Traduction : Patrick Marcel – Date de parution : 11/10/2019 – 350 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Ellen Kushner est une autrice américaine qui a remporté le World Fantasy Award avec Thomas le rimeur et le Locus Award pour The Privilege of the Sword.

Mon avis

Les éditions ActuSF ont sorti plusieurs livres en version collector (Skin Trade, Royaume de Vent et de Colères, ou encore Je Suis Fille de Rage). Et donc A la pointe de l’épée d’Ellen Kushner qui, en plus d’être joli (couverture cartonnée, papier épais, signet) est bien plus fourni que l’édition de poche disponible chez FolioSF. En effet, plusieurs nouvelles accompagnent le (court) roman dont certaines inédites, et des lettres concernant la mère du héros font la transition entre les différents textes de la saga de Richard Saint-Vière. Le tout est complété par une préface de Stéphanie Nicot (à lire en dernier, comme il se doit^^).

On découvre donc d’abord le héros, Richard Saint-Vière, enfant alors qu’il vit simplement, avec sa mère. Celle-ci a fui un milieu très aisé par amour, et a coupé les ponts avec sa famille. L’action se déroule dans un passé fictif (qui ressemble à une période équivalent peut-être au XVIe ou XVIIe siècle). Le jeune Richard rencontre un jour un ivrogne, un vieux bretteur qui va l’éduquer quand il se rendra compte des prédispositions naturelles du gamin. Une enfance insouciante qui se terminera suite à un drame, la mort du père de son ami, par un exil vers les Bords-d’Eaux, la ville (là encore fictive) la plus proche.

Après une rapide expérience de brigandage, Richard s’y fera engager par les nobles qui n’ont pas le droit de se battre directement entre eux, mais sous-traitent ces tâches indignes d’eux à des bretteurs officiels, en toute légalité. Si Richard est parfois capable de colères terribles, qui peuvent avoir des conséquences dramatiques, il est la plupart du temps maître de lui et s’astreint à des exercices permanents, de self control mais aussi de maîtrise de son art. Sa performance est telle qu’il devient la coqueluche des nobles, qui se servent de lui au travers d’intrigues alambiquées pour régler outrages, querelles amoureuses, déshonneurs et manoeuvres politiques. Pour autant, Richard ne quitte pas le quartier des bas-fonds de la cité, et ses amis restent le petit peuple ou les malfrats du coin.

Son amour pour un jeune étudiant, Alec, au comportement auto-destructeur, l’entraînera dans une spirale d’aventures. Difficile de ne pas évoquer l’homosexualité (voire la bisexualité) du héros, qui ne choque personne dans ce monde puisqu’elle est couramment répandue, et est traitée de façon très pertinente par l’autrice qui connait bien cette cause. Pourquoi ne pas accepter l’amour entre deux individus, quelque soit leur genre, tout simplement ?

La saga de Saint-Vière relève bien peu de l’Imaginaire, elle se situe tout au plus dans un univers fictif mais aucune trace de fantasy ou de fantastique n’est à relever ici. L’ambiance est plutôt celle d’un roman de cape et d’épée, mais de façon plus posée, et les manipulations amoureuses et politiques abondent dans ce qui relève du sous-genre de la fantasy de moeurs. Ce n’est par forcément mon préféré, les intrigues alambiquées m’ayant parfois un peu ennuyé. Pour autant, les différents textes sont intéressants, bien écrits et l’évolution du personnage de Richard Saint-Vière peut fasciner, entre ses passions amoureuses intenses et sa froideur en tant que combattant, voire assassin, dénué de scrupules quand il a l’épée à la main.

D’autres avis : OmbrebonesLes Chroniques du ChroniqueurLa Bibliothèque d’AelinelAu Pays des Cave TrollsAlbédo blogLe Bibliocosme (Boudicca) – Les Notes d’Anouchka – …

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11 commentaires sur “A la pointe de l’épée – Ellen Kushner

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