Le Vieil Homme et la Guerre – John Scalzi

Le vieil homme et la guerre John Scalzi

Je n’avais encore jamais lu John Scalzi alors que je vois passer de nombreux avis sur ses oeuvres. Le Vieil Homme et la Guerre, sans doute son roman le plus connu, était dans ma PAL numérique depuis plusieurs mois, je lui ai donc (enfin) fait un sort.

Résumé

(source éditeur)

J’ai fait deux choses le jour de mes soixante-quinze ans : je suis allé sur la tombe de ma femme. Puis je me suis engagé.
À soixante-quinze ans, l’âge requis, John Perry n’est pas le seul à intégrer les Forces de défense coloniale, billet pour les étoiles, mais sans retour. Rien ne le retient plus sur Terre. Combien d’années peut-il espérer vivre ? S’engager, c’est protéger l’expansion de l’humanité dans la Galaxie, retrouver une seconde jeunesse et, à l’issue du service, obtenir le statut de colon sur une planète nouvelle. Mais qu’advient-il réellement de ces recrues ?
Dans la lignée de Starship Troopers de Robert Heinlein et de La guerre éternelle de Joe Haldeman, John Scalzi, pour son premier roman, a été finaliste du prix Hugo et a obtenu le prix Campbell du meilleur nouvel auteur de s.-f.

Éditeur : L’Atalante – Traduction : Bernadette Emerich – Date de parution : 11/01/2007 – 384 pages

L’Auteur

(source éditeur)

John Michael Scalzi II, né en 1969 est, d’abord, un journaliste qui a commencé sa carrière par l’écriture de critiques de films puis de billets d’humeur. En 1996 il embrasse l’ère Internet en travaillant au contenu d’America Online (aujourd’hui sous forme d’un blog, By The Way). Deux ans plus tard, il parvient à faire son activité d’écrivain son métier. Son blog personnel, Whatever, lancé la même année est en activité depuis. Écrivain professionnel, il occupe un peu le rôle d’un écrivain public, ayant publié un peu dans tous les domaines, de la critique de films à la rédaction de brochures d’entreprises. Quelques-uns de ses textes apparaissent également dans des journaux, en particulier le fameux « Being Poor », publié dans le Chicago Tribune en septembre 2005.
Sa carrière en SF commence en réalité avec Agent to the stars, diffusé en 1997 sur son site web (www.scalzi.com/agent) où des extraterrestres prennent contact avec la plus fameuse agence de stars d’Hollywood pour « améliorer » leur image, le fait d’être des blobs gélatineux communiquant par leurs odeurs leur ayant semblé rédhibitoire.
Ceroman, satire assassine du milieu en question, ne lui ayant pas permis d’accéder au grand public par une publication, John décida d’écrire dans le domaine le plus représenté sur les étagères de la librairie de sa petite ville : des romans de SF militaire. Ce fut Le Vieil Homme et la guerre. Mais la SF militaire étant un domaine rempli de tâcherons, John ne pouvait qu’y briller, en inversant un certain nombre de codes.
Aujourd’hui, John Scalzi vit dans l’Ohio et continue à écrire inlassablement.

Mon avis

Premier roman écrit par John Scalzi, et donc premier roman que je lis de lui, Le Vieil Homme et la Guerre (au titre français en clin d’œil à Hemingway) relève de la SF militaire, un genre que j’aime bien et qu’il ne faut surtout pas assimiler à la SF militariste. D’autant qu’avec Scalzi, l’humour est omniprésent et qu’il ne s’agit pas de glorifier l’armée ou la guerre, mais plutôt de lorgner en coulisses et de s’intéresser aux pauvres soldats qui sont en première ligne.

Le postulat de départ est original et amusant, puisque ce sont les vieillards terriens qui s’engagent dans l’armée ! Plutôt que de jeunes gens, ce sont les vieux, soit veufs soit délaissés par leurs proches, qui veulent devenir soldats dans une guerre intergalactique dont ils ne savent en fait pas grand chose. Enfin, si, qu’ils bénéficieront d’un corps tout neuf, au moins jusqu’au premier combat ! A 75 ans, veuf, John Perry décide donc de s’engager et se retrouve, accompagné d’autres personnes âgées comme lui, dans l’espace alors qu’ils n’avaient jamais quitté la Terre. Suit une phase d’incorporation puis, surtout, celle d’acquisition d’un nouveau corps optimisé. Si les débuts sont assez festifs (imaginer des vieux retrouver un corps très… fonctionnel… cela « anime » la station spatiale), la suite est moins drôle alors que l’heure du combat approche. Il y a en effet plusieurs races qui se livrent une lutte sans merci pour le contrôle des planètes habitables et certaines sont largement en avance technologiquement sur les humains, qui à l’occasion leur servent de sandwichs !

John Scalzi mêle action et humour (dérision et cynisme sont souvent au rendez-vous) et fait évoluer un personnage assez direct et peu protocolaire, qui passe de simple troufion à officier au fur et à mesure du récit. On y trouvera peut-être quelques facilités et le background de la guerre n’est pas vraiment très développé mais cela est très plaisant à lire, alors qu’importe. Et le récit n’est heureusement pas binaire entre des gentils humains et des aliens hideux et sanguinaires, car Scalzi cache ici ou là quelques allusions ou pistes de réflexion bienvenues. Il y a plusieurs tomes à suivre, je pense les lire à l’occasion.

D’autres avis

Au Pays des Cave TrollsLes Lectures du MakiLe Chien Critique – …

15 commentaires sur “Le Vieil Homme et la Guerre – John Scalzi

  1. Je n’ai pas du tout accroché à ce roman. Heureusement que ce n’était pas mon premier Scalzi sinon je n’aurais peut être pas continué l’aventure et j’aurais loupé un tas de bons romans. POurtant celui-ci fait l’unanimité il me semble !

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  2. Ayant lu et adoré tout ce qu’a écrit Scalzi ou pas loin je suis contente de voir que tu sors ce tome de ta pal ! Il me reste le 6e à lire de cette série qui se densifie, comme on l’imagine, à mesure qu’on avance. Chouette retour en tout cas 🙂

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  3. Voilà, tu connais la recette de Scalzi désormais, de l’humour, mais toujours en gardant un fond critique. Toute la série n’est pas du même tonneau, mais cela étoffe l’univers.

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  4. Chouette. Je ne savais pas de quoi ça parlait, merci de m’avoir éclairée. Je l’ai ajouté à une liste d’envies histoire de ne pas oublier son existence…

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  5. Oh c’est marrant, je viens de l’emprunter à la médiathèque ! Du coup je lis juste la conclusion de ta chronique, et je croise les doigts que ça me plaise autant qu’à toi !

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