Shining in the Dark (anthologie)

shining in the dark anthologie

Un recueil de nouvelles inspiré par Stephen King, voici ce que propose Shining in the dark, composé par le tenancier d’un site dédié au Maître de l’horreur !

Résumé

(source éditeur)

À l’occasion des vingt ans de Lilja’s Library, l’un des sites de référence sur l’œuvre de Stephen King, son responsable, Hans-Åke Lilja, a fait appel à la fine fleur de la littérature fantastique mondiale pour composer cette anthologie. Du King lui-même – avec un texte inédit en français – à Jack Ketchum, en passant par Clive Barker, John Ajvide Lindqvist ou Ramsey Campbell, vous trouverez dans ces pages de quoi alimenter quelques belles nuits cauchemardesques…

Editeur : ActuSF – Traduction : Annaïg Houesnard, Eric Holstein, Charles Baudelaire – Date de parution : 16/10/2020 – 350 pages

Mon avis

Shining in the Dark (anthologie)

Il est toujours difficile de composer une anthologie, car la qualité des textes est variable et sa réception dépend bien entendu également du lecteur. Le site suédois (mais en anglais) Lilja’s Library, créé en 1996, que je ne connaissais pas (en même temps, je ne suis plus un gros lecteur de Stephen King depuis quelques lustres) a eu le plaisir de réaliser ce recueil pour ses 20 ans et de le faire publier. Passons donc en revue les douze nouvelles qui le composent, écrites par treize (brrrrr…) auteurs au total.

Le compresseur bleu  (Stephen King)

Quoi de mieux pour ouvrir une anthologie consacré à Stephen King qu’un texte de sa prose ? D’autant qu’il était inédit en français ? Et bien, sur ce coup, pas de bol car l’histoire est assez banale, avec un écrivain qui exècre sa (grosse) logeuse. King cabotine en brisant le quatrième mur de façon agaçante et en diminue ainsi au passage le peu de rythme de son histoire.

Le réseau (Jack Ketchum et P. D. Cacek)

Le seul texte écrit à quatre mains du recueil est une histoire assez habituelle de deux personnes qui s’amourachent via un forum puis une messagerie privée, avant de se découvrir, et bien sûr d’être plus que surpris par une réalité bien loin du fantasme qu’ils s’étaient créés. Bof.

Le roman de l’holocauste (Stewart O’Nan)

Encore un écrivain, mais cette fois qui a raconté l’horreur. Enfin, à moins qu’il ne l’ait romancée. Dans ce cas, quelle valeur son récit a-t-il ? Surtout, quelle valeur à ses yeux ? Et si la réalité, même terrible, ne « suffisait pas » à faire un « bon » roman ? Le style est un peu abrupt voire parfois nébuleux, mais le sous-texte nettement plus intéressant.

Aeliana (Bev Vincent)

Un très court texte d’urban fantasy, une rencontre improbable entre une petite fille (ou pas ?) atypique et une flic sur la piste d’un serial killer. Avec un goût de trop peu, pour le fait, j’aurais bien exploré un peu plus cet univers.

Charabia et Theresa (Clive Barker)

Epingler Clive Baker sur la couverture d’un recueil, c’est très bien mais ici, à l’instar de King, j’ai trouvé le texte raté. Une pochade satirique brocardant la religion, avec des grossièretés et du sexe, qui tombe à plat (si j’ose dire).

La fin de toutes choses (Brian Keene)

Ici le narrateur vit la fin du monde. Tous les jours ! Réchauffement climatique, apocalypse zombie ou nucléaire, il veut mourir. Parce que c’est bien connu, un être vous manque et tout est dépeuplé. A quoi bon survivre à ceux qu’on aime ? La fin du monde peut être aussi la fin de son propre monde… Assez original et poignant.

La danse du cimetière (Richard Chizmar)

A peine cinq pages pour le récit d’un homme qui va retrouver son aimée, défunte, au cimetière, dans le froid et la neige. Un exercice de style hélas peu convainquant.

L’attraction des flammes (Kevin Quigley)

Décidément, Ray Bradbury en a traumatisé du monde avec sa Foire des Ténèbres ! L’hommage est ici plus qu’appuyé avec une maison hantée de parc d’attraction qui vire au jeu de massacre d’ados (King, sors de ce texte !). Sur ce thème tellement rebattu, la nouvelle est bien trop longue (plus de 60 pages !) et fait plus bailler que frémir, tant on peine à y croire et à espérer voir les malheureuses victimes s’en sortir.

Le compagnon (Ramsey Campbell)

Encore une fête foraine mais un petit tour dans le train fantôme cette fois. Sauf qu’on n’a jamais peur dans ce texte mollasson de Ramsey Campbell !

Le coeur révélateur (Edgar Allan Poe)

Je n’ai pas relu Poe depuis des décennies mais ici son « coeur révélateur » ne me donne pas envie. Le texte est daté, c’est compréhensible, mais avec une telle emphase et un style qui joue tellement de surabondance que ça en devient illisible.

L’amour d’une mère (Brian James Freeman)

Sur le thème difficile de la fin de vie, des places manquantes en EPHAD et du maintien (ou pas) à domicile, l’auteur arrange une petite nouvelle maline grâce à un twist final bien trouvé et réussi.

Le manuel du gardien (John Ajvide Lindqvist)

J’ai parlé de ce texte il y a quelques semaines, ça fleure bon le poulpe, je vous renvoie donc à mon avis de l’époque.

Au final, un avis mitigé sur cette anthologie qui, c’est le jeu, contient des textes plus faibles que d’autres, mais est quand même globalement d’un niveau assez moyen.

Pour finir, on trouve en fin de volume quelques mots concernant les textes écrits par leurs auteurs, la plupart du temps, et par celui de l’anthologie, Hans-Åke Lilja. C’est bien sûr assez orienté (tous les textes sont géniaux !) mais permet d’avoir un peu de contexte et c’est toujours bienvenu. Notons aussi la maquette « aérée » avec les illustrations de la jolie couverture de Zariel, reprises entre chaque texte.

D’autres avis

L’Imaginarium ElectriqueLe Dragon GalactiqueUn Papillon dans la LuneAu Pays des Cave Trolls –  Le Bibliocosme (Boudicca) –  La bibliothèque d’AelinelL’Imaginaerum de SymphonieAlbédo – …

11 commentaires sur “Shining in the Dark (anthologie)

  1. Eh bien, ce recueil ne semble pas s’attirer de bons retours, je n’en ai lu pratiquement que des mitigés ! J’aime bien les recueils, et c’est le jeu que certaines nouvelles nous plaisent plus ou moins, mais pour le coup, je vais vraiment passer mon tour – si même le texte de King n’est pas extra…

    Aimé par 1 personne

  2. Oui c’est mi figue mi raisin ce recueil, j’avais quand même apprécié ma lecture, ne fut-ce que parce que ça m’a fait lire du fantastique et que je ne le fais pas assez souvent ^^ Et puis il y a quelques chouettes textes dedans.

    Aimé par 1 personne

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