Star Wars La Haute République : La Lumière des Jedi

Star Wars La Haute République la lumière des Jedi

La Haute République, vous connaissez ? Non ? Normal, c’est nouveau. Enfin, c’est ancien. Enfin, bref, c’est une nouvelle période de Star Wars, mais qui se situe dans le passé (200 ans avant la prélogie des Episodes I-II-III) et qui va être explorée par une série de romans et de comics.

Résumé

(source éditeur)

C’est un âge d’or pour la galaxie. Les intrépides prospecteurs hyperspatiaux étendent les frontières de la République jusqu’aux étoiles les plus lointaines, les mondes s’épanouissent sous la direction bienveillante du Sénat et la paix règne, préservée par la sagesse et la puissance d’un ordre de Chevaliers connus sous le nom de Jedi. Toutefois, même l’éclat le plus lumineux peut projeter une ombre.

Lorsqu’un événement catastrophique a pour effet de disloquer un vaisseau au cœur de l’hyperespace, la pluie de débris qui en résulte met en péril un système stellaire tout entier. Les Jedi se rendent immédiatement sur place, mais l’envergure de la catastrophe pousse les valeureux Chevaliers à leurs limites.

Alors même que s’engage une lutte titanesque pour sauver des millions de vie, une menace grandit dans les ténèbres, capable d’instiller la peur jusque dans le cœur des Jedi.

Editeur : Pocket Imaginaire – Traduction : Sandy Julien et Lucille Galliot – Date de parution : 25/03/2021 – 512 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Parmi les cinq auteurs participant à ce grand projet littéraire, Charles Soule est de loin celui qui a été le plus prolifique sur la licence Star Wars. On lui doit en effet les scénarios de nombreux comics : l’intégralité des séries Dark Vador – Le Seigneur Noir des Sith et Poe Dameron, ainsi que les mini-séries Obi-Wan & AnakinLando – Le Casse du Siècle et L’Ascension de Kylo Ren. Depuis Janvier 2020, il est le scénariste de la série régulière Star Wars se déroulant après L’Empire contre-attaque. Il est également l’auteur de deux romans extérieurs à la licence : The Oracle Year et Anyone.

Voir aussi mon guide de lecture des comics Star Wars !

Mon avis

Dans le passé lointain de la saga Star Wars, on connaissait l’Ancienne République, lieu bien connu par les jeux vidéos de la série KOTOR ou le MMORG du même nom. Voici maintenant la Haute République, située dans un passé bien plus proche mais séparé quand même de la prélogie par quelques siècles (on est aux environs de 200 ans avant la Bataille de Yavin). Ce qui permet d’être proche des films (par exemple, Yoda est déjà Maître Jedi) mais sans être tributaire de la saga Skywalker – terminée de façon si calamiteuse au cinéma.

Ici, c’est un âge d’or pour la République Galactique, débarrassée des guerres et menaces de grande ampleur, et pour ses alliés Jedi qui sont encore en grand nombre, tandis qu’il n’y a plus de trace des Siths. Pour autant, les dangers ne manquent pas, ni les occasions de servir les différents peuples et les planètes. Ce premier roman, interconnecté avec d’autres à venir et des comics (sans que cela ne soit gênant pour la compréhension), se déroule principalement dans le système de Hetzal, dans la Bordure Extérieure, non loin du lieu d’édification d’une immense plate-forme spatiale républicaine, le Flambeau Stellaire.

Une menace touche à l’unité même de la galaxie, tandis qu’un accident projette des fragments de vaisseau hors de l’hyperespace, dévastant le système. Les Jedi sont alors envoyés en urgence pour essayer de limiter les dégâts causés par ces « émergences » et enquêter sur leur cause. Car pendant ce temps-là, le commerce intergalactique est partiellement suspendu, créant des situations de pénurie liées à la fermeture de ces autoroutes de l’espace.

Le thème est relativement original, même si on reste un peu sur sa faim en ce qui concerne le structure même de l’hyperespace et la façon de l’utiliser, et le début est un peu trop long. Près d’un tiers du roman est en effet dédié aux conséquences de cette crise et aux actions des valeureux Jedi qui essaient de limiter la casse, le point de vue changeant rapidement entre ceux-ci, ce qui ne permet guère de différencier les personnages ni de s’y attacher. La lecture des comics est d’ailleurs de ce point de vue pour moi largement supérieure pour l’aspect « cinématographique » de l’ensemble, car j’ai toujours du mal à me représenter les races aliens de Star Wars dans les romans, surtout lorsqu’on jongle comme ici à chaque chapitre.

Passé ce début, le roman est assez rythmé pour retenir l’attention, avec des scènes d’action au sol ou dans l’espace, des Jedi omniprésents (et on balaie tout l’éventail, du padawan wookie au Maître Trandoshan, du zen au féru d’aventure, du rigoureux au fantaisiste dans l’utilisation de la Force), mais avec des méchants qui manquent hélas singulièrement d’envergure : une flotte de pillards sanguinaires qui écume la Bordure Extérieure, on a vu mieux. Heureusement que la fin laisse entrevoir d’autres perspectives pour la suite !

On notera par contre une ambitieuse Chancelière qui a des projets de grands travaux pour la galaxie dans cette époque de prospérité, dont un réseau de stations à l’image du Flambeau Stellaire (que l’on voit finalement peu dans ce tome) censé symboliser la présence et la multiplicité de l’organisation, stabiliser la région, faciliter les communications à travers l’espace et servir d’avant-poste aux Jedi.

Au chapitre des défauts, sans doute trop de longueurs, trop de points de vue qui sont censés donner du rythme mais cassent l’action, des noms de vaisseaux parfois traduits et… parfois non, l’interjection « Blast ! » aussi incongrue que ridicule et le mantra « Nous sommes tous la République » qui s’avère très rapidement agaçant.

On finira quand même le roman par une menace latente qui remet en perspective ce que l’on croyait savoir, de nombreux mystères laissés en suspens ou un mini cliffhanger qui laisse augurer de gros problèmes pour l’avenir des Jedi. De quoi avoir envie de découvrir la suite. C’est un peu la tâche ingrate dévolue à ce tome, planter rapidement un décor qui sera développé dans une série d’œuvres à venir.

Au final, une assez bonne entrée en matière dans cette nouvelle époque, en espérant que les histoires suivantes nous en apprendront plus sur la période, se concentreront sur moins de personnages et gommeront ces défauts. A moins que ceux-ci ne soient liés au style de l’auteur, Charles Soule, spécialisé également dans les comics (dont Star Wars, d’ailleurs mon guide lecture est ici) . Sachant qu’il y a quatre autres écrivains chargés de développer avec lui La Haute République, on attendra de lire la prose des autres pour se faire une idée. En attendant, un roman pour enfants ne va pas tarder à sortir (en Bibliothèque Verte !), tandis qu’un second tome est prévu chez Pocket Imaginaire (En Pleines Ténèbres, catalogué cette fois comme Young Adult), puis des comics – dont un premier softcover chez Panini en mai.

L’histoire de La Haute République ne fait que commencer…

D’autres avis

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Vidéo : découvrez la haute République sur ma chaîne Youtube

10 commentaires sur “Star Wars La Haute République : La Lumière des Jedi

  1. Intéressant. L’interview de Charles Soule dans le podcast C’est plus que de la SF était très intéressante. Je n’ai jamais lu un roman Star Wars et je n’y viendrai sûrement jamais, mais c’est plutôt enthouasiasmant de voir cet immense univers étenduu.

    Aimé par 1 personne

    1. Tiens, j’irai écouter ça.
      Pour les romans SW, il y a du bon et du moyen, mais je pense que c’est intéressant car ça permet de compléter les films et l’univers.
      Qu’est-ce qui ne te donne pas envie de tester ?

      Aimé par 1 personne

  2. « Qu’est-ce qui ne te donne pas envie de tester ? » –> Le temps 🤣🤣 Non, plus sérieusement: le manque de temps et un intérêt insuffisant. Pour te donner une idée, je n’ai même pas pris le temps de revoir les six premiers films lorsque la saga est revenue au cinéma. Je voulais vraiment le faire, hein. Je *veux* toujours vraiment le faire! Mais je regarde si peu de films et il y a toujours plus motivant/urgent/nécessaire. Donc, m’engager dans l’univers étendu, tu vois, ça semble une trop grande montagne à gravir…
    J’ajouterai aussi, juste pour la blague: en plus, j’ai genre trente saison de Star Trek à découvrir avant.

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  3. J’ai plus le temps/courage de lire ces romans mais c’est sympa de voir l’aventure continuer et d’autres périodes se développer.
    (et les interjections dans SW c’est toujours un peu ridicule, y’en avait des pas mal aussi dans l’ancien univers étendu dans mon souvenir)

    Aimé par 1 personne

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