Bifrost 102 : Arthur C. Clarke

Bifrost 102 : Arthur C. Clarke

Le numéro 102 de la revue Bifrost est de sortie, avec cette fois pas moins de deux couvertures (une innovation pour la revue qui fête dans ce numéro ses 25 ans) : à gauche la couv’ « librairies », à droite la couv’ « abonnés ». J’ai cette dernière, ce qui tombe bien puisque c’est ma préférée.

Les nouvelles

A.C. Clarke est bien présent avec deux nouvelles. Elles traitent d’ailleurs toutes les deux de religion, mais surtout de la rencontre entre celle-ci et la science. Dans Les neuf milliards de nom de Dieu, des moines bouddhistes embauchent des informaticiens pour un projet qui semble loufoque : générer aléatoirement tous les noms potentiels de Dieu. Et ensuite, que se passera-t-il ? La chute est bien amenée. Dans le second texte, L’Etoile, c’est l’exploration spatiale qui est au centre du récit d’un jésuite astronaute (si, si, mais on est loin du Moineau de Dieu) avec la visite d’une fusée sur les lieux de l’explosion d’une étoile, dans un lointain passé. Mais sur une planète éloignée se trouvent encore les restes d’une civilisation (et un monolithe !), et cette fois encore la chute implique la religion.

J’ai beaucoup aimé le texte d’Ian R. MacLeod, sur fond de Seconde Guerre Mondiale, dans une base aérienne. Une jeune femme soupçonnée de porter la poisse aux aviateurs, les horreurs de la guerre, un récit doux-amer qui mêle fantastique et une certaine poésie au milieu du chaos. Une vraie réussite.

Rich Larson, le petit chouchou du Bélial, est aussi au sommaire avec un long texte qui fait penser à tous ces films de guerre se déroulant dans la jungle (ici, j’y ai trouvé un côté Predator). Un ennemi insaisissable qui décime peu à peu une patrouille, des soldats « augmentés » qui ont chacun fuit le civil où ils ne sont guère recommandables, un gradé peu habitué à gérer une équipe hétéroclite et qui pense plus à se droguer qu’à sa mission… Et au milieu de tout ça, un peu d’amour ? Un bon texte qui développe rapidement une atmosphère sombre et désespérée.

Le dossier

Comme d’habitude, un épais dossier constitue le cœur de ce numéro. On y raconte l’histoire d’A.C. Clarke, un scientifique émérite qui se lança très tôt dans la science-fiction et qui connut et participa à son Age d’Or. Le succès fut rapide et bien sûr la consécration arriva avec le film (et le roman) 2001 : l’Odyssée de l’Espace. Cette saga que j’ai lue en Omnibus (voir les liens ci-dessous) est largement commentée dans la revue, ainsi qu’un autre cycle majeur, celui de Rama puis ses collaborations avec d’autres auteurs y sont discutées (dont Stephen Baxter qui en parle dans une interview). Un épais volume chez Bragelonne comprend l’intégrale des nouvelles (106 !) de Clarke, et enfin l’incontournable guide de lecture permet de se concentrer sur les meilleurs récits. A l’étroit, la bibliographie a peut-être dissuadé Thomas Day de massacrer les autres revues, on trouvera des bonus au numéro par ici. Que dire de plus si ce n’est qu’il faut lire et relire A.C. Clarke ?

Retrouvez Arthur C. Clarke sur ce blog :

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