Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky

Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky

Après un premier tome surprenant et très réussi, j’avais hâte de poursuivre la saga galactique et évolutionnaire d’Adrian Tchaikovsky avec Dans les profondeurs du temps !

Résumé

(source éditeur)

Il y a plusieurs milliers d’années, la Terre a envoyé de nombreuses équipes dans l’espace en vue de terraformer de nouveaux mondes et de donner un futur à l’humanité. Arrivés à proximité d’une de ces planètes, les scientifiques à bord du vaisseau de terraformation baptisé l’Egéen découvrent, contre toute attente, qu’elle abrite déjà une forme de vie. Vont-ils surseoir à l’exécution de leur mission ou, envers et contre tout, rendre la planète habitable pour l’homme alors que la Terre n’a plus donné signe de vie depuis bien longtemps ? L’un d’entre eux, Disra Senkovi, est convaincu que des poulpes qu’il a élevés à la conscience pourront les aider à accomplir leur tâche au mieux. Et peu importent les conséquences.

Editeur : Denoël coll. Lunes d’Encre – Traduction : Henri-Luc Planchat – Date de parution : 09/06/2021 – 576 pages

L’Auteur

(source Babélio)

Adrian Czajkowski (Adrian Tchaikovsky dans ses livres) est un auteur britannique de fantasy et de science-fiction. Il est connu pour sa série « Shadows of the Apt » commencée en 2008.

Mon avis

Les livres d’Adrian Tchaikovsky ne sont pas tous bons mais nous autres lecteurs francophones disposons heureusement « d’éclaireurs » avisés et prolixes qui lisent en V.O. et font une sélection pertinente. J’avais beaucoup aimé Dans la toile du temps (et plus récemment Chiens de guerre mais qui n’a aucun rapport avec la saga discutée ici) et j’avais donc bien envie de poursuivre avec Dans les profondeurs du temps, jugé au moins égal voire supérieur. Ce n’est pas mon avis mais voyons ce qu’il en est.

Après les (spoil) araignées du premier tome, l’auteur se penche maintenant sur les (spoil mais qui est en quatrième de couverture) poulpes ! Cette fois, leur évolution n’est pas le résultat d’un accident mais bel et bien souhaité. Dans un loitain passé, une mission humaine arrive dans un système solaire pour terraformer une planète et préparer l’arrivée future de colons, mais bien sûr les choses ne se passent pas comme prévu. D’abord, la Terre arrête d’émettre, ce qui plonge les explorateurs scientifiques dans la crainte que quelque chose de funeste ne soit arrivé à la planète-mère. Puis la terraformation est mise à mal par l’écosystème déjà existant et vraiment différent de celui que nous connaissons, et ce, au niveau moléculaire. Enfin, les scientifiques sont assez peu obéissants à l’ordre et à la discipline, et l’un d’eux prend la tangente et décide de se livrer à des expériences sur les poulpes, quitte à créer des océans sur une planète voisine, sans vraiment que sa hiérarchie ne valide, ni se s’y oppose.

Et dans le présent, l’évolution commune des araignées et des humains du monde de Kern, décrite dans le premier tome, amène un vaisseau spatial issu de cette culture mixte à aborder ce système, maintenant occupé par des forces stellaires poulpes et qui ne voient pas d’un bon oeil (sic) un vaisseau s’approcher d’une planète qu’ils ont dû fuir (et je ne dirai bien sûr pas pourquoi, vous n’avez qu’à lire le roman !).

Le thème principal du livre est la communication, à plusieurs niveaux puisqu’il faut que les araignées et les humains puissent se comprendre (par un système d’interprétation des mouvements et bruits de pattes) mais aussi que ces deux peuples alliés communiquent avec les poulpes, ce qui est finalement plus difficile. Outre le milieu liquide, la forme du corps, la possibilité de modifier la couleur de certaines parties, le caractère particulièrement versatile et impulsif des pieuvres est bien rendu mais complique singulièrement la tâche. Un Premier Contact pas évident du tout !

Tchaikovsky ne fait pas vraiment de hard-SF et passe rapidement sur les technologies mises en place. Implants, ordinateurs, vaisseaux ne sont pas justifiés ou expliqués dans le détail scientifique mais il se focalise plutôt sur l’histoire. Celle-ci, alternant des passage dans le passé et dans le présent, est parfois un peu trop longue et verbeuse. J’ai eu finalement assez de mal à m’attacher aux personnages alors que j’avais adoré le premier tome, mais le fond reste excellent. A noter que malgré la prédominance des animaux « élevés » (merci David Brin), les humains restent bien (trop) présents, avec notamment la scientifique illustre Avrana Kern qui connait ici plusieurs évolutions et (ré)incarnations, et j’aurais préféré que le récit soit plus mené par les « races animales ».

Quoi qu’il en soit, Dans les profondeurs du temps est d’un excellent niveau et poursuit la saga avec brio, ouvrant de multiples perspectives au cours de son déroulement mais aussi dans son chapitre final. Et j’ai hâte de voir où Adrian Tchaikovsky va cette fois nous mener. Vers l’infini et au delà !

D’autres avis

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L’auteur sur ce blog

18 commentaires sur “Dans les profondeurs du temps – Adrian Tchaikovsky

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