Chroniques de Dragonlance tome 3 : Dragons d’une Aube de Printemps – Margaret Weis et Tracy Hickman

dragons-aube-printemps

Nous y voilà, la conclusion de la trilogie fondatrice de Dragonlance est là, et elle correspond au dernier pan des modules du jeu d’Advanced Dungeons and Dragons.

Résumé

(source éditeur)

La guerre contre les dragons, serviteurs de Takhisis, Reine des Ténèbres, fait rage. Armés des mystérieux orbes magiques et de la brillante lancedragon, les compagnons redonnent espoir au monde. Mais, à l’aube d’un jour nouveau, la lumière est faite sur les sombres secrets que les amis dissimulaient en leur coeur. Les trahisons, les traîtrises, les faiblesses sont sur le point de détruire tout ce qui a été accompli. La plus grande bataille est celle qu’ils doivent livrer contre eux-mêmes. Et s’ils en sortent vainqueurs, alors, ils seront de véritables héros.

Editeur : Bragelonne – Traduction : Aude Carlier – Date de parution : 05/11/2009 – 544 pages

Les Auteurs

(source éditeur)

Margaret Weis et Tracy Hickman sont mondialement connus pour être les créateurs de l’univers Dragonlance, d’abord dans le domaine du jeu de rôle puis à travers plusieurs sagas romanesques vendues à plus de vingt millions d’exemplaires. En dehors de Dragonlance, ils se sont aussi brillamment illustrés avec de nombreux romans de Fantasy personnels, dont le cycle des Portes de la mort et la trilogie de La Rose du Prophète.

Mon avis

Je ne vais pas revenir sur la propension de auteurs à sabrer dans la saga en reléguant certaines péripéties dans des récits dissociés de ces Chroniques, j’en ai déjà parlé dans mes notes sur le tome 2. Ici, c’est toujours marqué et cela arrive à certains moments, ce qui est toujours aussi agaçant ! Allez, passons et concentrons-nous sur la saga principale (attention, plusieurs spoilers se sont cachés dans la suite de cet article).

Celle-ci se divise en plusieurs arcs narratifs puisque la communauté compagnie est séparée. Tanis, Caramon, Raistlin et Tika sont en mauvaise posture à bord du navire où se cachait Berem, l’homme immortel (et accessoirement à demi fou) recherché par les forces du mal qui voient en lui l’instrument de leur victoire. Ils ne devront leur salut (mais pas celui de l’équipage) qu’en sombrant dans le maelstrom et en rencontrant les elfes aquatiques, une espèce quasi-disparue, tandis que Raislin prend le large (uh, uh) pour sauver sa vie.

De leur côté, Laurana, Flint et Tass avancent de victoires en victoire. En effet, dans un récit simplement évoqué ici ou là (grrrr), Gilthanas et Silvara ont rameuté les « bons » dragons (c’est à dire les métalliques dans le jeu de rôle D&D) qui se sont joints à eux après avoir découvert comment les draconiens étaient créés. La neutralité forcée de ces dragons est donc annulée par les actes des forces de Takhisis, la reine des créatures maléfiques. Aidées des lancedragons, les troupes du Bien, menées par la Générale Dorée Laurana, devenus cheffe de guerre presque malgré elle, l’emportent (un peu trop facilement et quasiment toujours en arrière-plan de la saga). Mais comme « l’amour est plus fort que tout », Laurana accepte de se rendre à la fourbe-mais-pulpeuse Kitiara en échange de la vie de Tanis le demi-elfe. Un piège grossier qui verra disparaître un autre des héros de la saga, et changer radicalement le plus espiègle de tous.

Parmi les moments les plus réussis de ce tome, se trouvent les dessous (de Kitiara) du château de Fort-Dargaard, un QG bien pratique que l’on découvre un peu abruptement car cela n’a pas été relaté (grrr, il faudra lire Dragons des Cieux dans les Chroniques Perdues). Là, les dissensions entre les forces du Mal éclatent. En effet, Kitiara, aidée de Sobert le chevalier mort-vivant, se heurte au général des armées draconiques, Ariakas. On découvre donc des luttes intestines qui culmineront plus tard, en fin de volume, lorsque le chaos s’installera.

La fin de la saga verra les héros se retrouver au même endroit, mais par forcément ensemble, tandis que Berem, crucial pour la victoire, sera au coeur du rassemblement des forces des dragons tandis que Takhisis elle-même fait son entrée. Les manigances de Kitiara se retourneront contre elle et Tanis, toujours déchiré entre son amour pour l’humaine et ses sentiments pour l’elfe Laurana, fera enfin son choix ! Autre héros indécis, Caramon pourra enfin aimer Tika après que l’ombre de son frère ait disparue. Ce qui n’empêchera pas Raistlin de faire un retour remarqué en tant que mage suprême dans un but moins avouable que précédemment puisque sa robe rouge de la neutralité est passée au noir des magiciens maléfiques…

Ce qui est dommage avec cette saga est qu’il y a un sacré potentiel (d’ailleurs son succès et les nombreux dérivés – près de 200 romans ! – l’ont prouvé) avec un monde post-cataclysmique envahi de dragons mais que ce potentiel est plutôt mal exploité. Certes, l’histoire n’est pas très originale et les emprunts au Seigneur des Anneaux sont nombreux mais il y aurait de quoi s’en différentier sensiblement notamment grâce aux dragons, certes, mais aussi à l’utilisation de la magie ou à la présence des Dieux pour aider les héros. Fizban est d’ailleurs toujours ici ou là, et ses interactions avec Tass sont le plus souvent réjouissantes, même s’il y a dasn ce tome un aspect dramatique plus marqué. Mais force est de reconnaître que les auteurs ratent souvent le cap, ce qui, associé à un style… perfectible… donne presque un sentiment de gâchis. Sentiment renforcé par les aventures qui se déroulent hors champ et donnent à chaque fois l’impression d’avoir raté un chapitre.

En conclusion concernant la trilogie des Chroniques de Dragonlance : le moins qu’on puisse dire est que je la termine avec un sentiment mitigé ! Si le background est intéressant (et donne de nombreuses idées pour du jeu de rôle), il faut bien reconnaître que le style n’est pas très bon, que certains personnages apparaissent ou disparaissent de la saga de façon assez abrupte, que les passages occultés et réservés à des livres dérivés desservent un récit dont on n’a pas l’impression d’avoir tous les tenants et aboutissants, et qu’il y a souvent une naïveté (si on veut être gentil, moi je dirais plutôt stupidité) des personnages principaux (mais là c’est peut-être aussi révélateur de l’époque à laquelle l’histoire a été écrite)

Je vais maintenant me tourner vers les suppléments du jeu de rôle pour avoir plus d’informations concrètes sur cet univers, afin de pouvoir préparer une petite campagne dans un futur… indéterminé. Quant aux autres volumes de la saga, et notamment la Trilogie des Jumeaux consacrée comme son nom l’indique à Raistlin et Caramon (et Kitiara, j’imagine), il n’est pas sûr que je m’inflige cela très prochainement !

Hop, encore un objectif de mes sagas de l’été validé !

D’autres avis

Dragonlance chez Xapur

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