La Compagnie Noire, tome 2 : le Château Noir – Glen Cook

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Je poursuis ma lecture du cycle de la Compagnie Noire avec ce tome 2, que j’avais déjà lu il y a pratiquement 10 ans, afin de m’arrêter (inexplicablement…) là. Cette fois, je continue après cette relecture et vous livre mon avis ci-dessous (les plus hardcore parmi vous pourront retrouver mon ancien article par ici).

J’avais le souvenir d’un tome nettement moins réussi que le premier et en effet, 10 ans après, mon avis est globalement le même. En tout cas, il est assez différent. Sans doute parce que le Château Noir ne voit arriver du spectaculaire, de la magie, de la pyrotechnie que sur sa fin. L’essentiel de l’histoire se déroule dans la petite ville de Génépi, où certains des membres de la Compagnie sont stationnés, chargés par une Asservie de surveiller une étrange construction qui inquiète la Dame. Ils vont y croiser une vieille connaissance.

Le Château Noir, qui domine la ville et que tous les habitants évitent soigneusement du regard, et même de la pensée, jette une ombre menaçante sur une petite bourgade sinistre, un port coincé dans les neiges et glaces pendant la période hivernale, où règne la misère. Marron Shred, le propriétaire d’une petite auberge, est un minable lâche criblé de dettes, et peine à rembourser les truands qui l’escroquent. Il se trouve que parmi ses clients se trouvent Corbeau et Chérie, pressés de partir vers le Sud dès que les bateaux pourront à nouveau naviguer. Et Corbeau a justement une idée pour se faire de l’argent : piller la nécropole locale où les défunts sont enterrés avec leurs richesses ! Et même vendre les corps aux mystérieux habitant du Château, qui ne sont guère regardant sur leur provenance (si celui d’un mendiant mort de froid ou d’un truand à peine égorgé leur est amené, c’est encore mieux !).

Marron va évoluer au cours du roman, passant successivement d’un petit aubergiste couard à un assassin prêt à tout, victime de ses démons (les femmes et le jeu, classique, quoi !) puis, dans un sursaut de rédemption, il va peu à peu prendre conscience de ses actes ignobles et essayer de corriger ceux-ci. Est-ce que c’est dû au contact de Toubib, amené par tapis volant avec d’autres cadres de la Compagnie par des Asservis ? Il faut dire que le Château Noir, qui grossit chaque jour, inquiète fortement la Dame, et la Compagnie devra quadriller Génépi et descendre dans ses bas-quartiers pour enquêter. La ville est d’ailleurs quasiment un personnage à part entière, avec ses ruelles sombres, ses vents glaciaux, ses bâtiments minables et ses habitants apeurés.

Une grande partie de ce tome joue plus sur la psychologie et laisse un peu de côté le récit martial, même si les derniers chapitres voient les combats se rapprocher, la Compagnie remonter la piste de Corbeau, le Château être assiégé lors de combats mémorables, les soldats être victimes des monstres qui l’habitent tout comme de la sorcellerie ambiante qui ne fait pas de distinction…

Et la fin du tome relance l’intrigue, avec un changement de statu quo, une rupture entre Toubib et sa « dulcinée ». Mais aussi entre la Compagnie, enfin ce qu’il en reste, et son employeur. Comment vont se finir ces « Livres du Nord » ? Réponse dans le prochain tome, La Rose Blanche !

D’autres avis :

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Résumé

(source éditeur)

D’étranges disparitions se succèdent dans la ville de Génépi : cadavres et vivants se volatilisent, proies d’un mystérieux commerce nocturne. Y aurait-il un rapport avec le château noir, cette sombre éminence qui domine la ville, cette verrue monstrueuse qui semble croître de jour en jour ? Possible… La Dame, elle, semble prendre la menace très au sérieux et dépêche la Compagnie sur place pour voir de quoi il retourne. Coincée entre l’horreur qui grandit aux abords du château et sa peur de la Dame, la légendaire Compagnie noire pourrait bien envisager pour la première fois de son histoire de rompre son contrat et de sérieusement redéfinir ses allégeances…

Editeur : J’Ai Lu – Traduction : Patrick Couton – Date de parution : 30/03/2005 – 416 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Glen Cook, né à New York en 1944, il commence à écrire très tôt et son premier texte publié date de 1970. Aussi à l’aise dans la science-fiction (Le dragon ne dort jamais) que dans le mélange des genres atypique (les aventures de Garrett, détective privé, un croisement délirant de polar et de fantasy), il a fait subir le même sort à la fantasy que Sergio Leone au western en publiant le cycle de La Compagnie noire.

7 commentaires sur “La Compagnie Noire, tome 2 : le Château Noir – Glen Cook

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