La Compagnie Noire, tome 5 : Rêves d’Acier – Glen Cook

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Je continue la saga des Annales de la Compagnie Noire avec le cinquième tome, Rêves d’Acier, disponible à l’unité chez L’Atalante ou J’ai Lu, et poursuivant le second volume de l’Intégrale (toujours chez J’Ai Lu), intitulée Les Livres du Sud.

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Mon avis

Arrivé à ce stade de la saga, je vais être obligé de spolier donc si vous voulez avoir un avis général sur ce tome, passez directement à la conclusion !

Rêves d’Acier est assez atypique puisqu’ici, l’archiviste des annales de la Compagnie Noire n’est plus Toubib mais… Madame ! Suite aux évènements du tome précédent (Jeux d’Ombres, suivez un peu !), Toubib a été mortellement blessé et c’est donc Madame, assez désemparée, qui se retrouve propulsée à la tête de ce qui reste de la Compagnie ! L’ancienne Impératrice du Mal n’est pas femme à se morfondre indéfiniment, cependant, et elle entreprend de remettre en pratique quelques ficelles de son ancien métier pour se reconstituer rapidement une armée. Et comme certains cultistes qui gravitent dans la région la prennent pour un être sacré qui va déclencher des évènements (mortels) de grande ampleur, elle en profite pour se constituer un réseau d’individus peu scrupuleux pour l’aider dans ses basses besognes. Faut-il y voir un miroir inversé du personnage de Chérie, la grande absente de ce tome ? Peut-être bien…

Toujours est-il qu’elle a des comptes à solder avec les Maîtres des Ombres, des sorciers qui contrôlent la région du Sud. Madame décide alors de se venger en jouant habilement sur le contrat passé par la Compagnie Noire pour faire main basse sur les ressources de la ville locale qui l’emploie, et utiliser celles-ci pour réduire ses ennemis à néant, et s’imposer face aux renégats de la Compagnie enclavés en territoire ennemi.

Rêves d’Acier bénéficie grâce à la plume de Madame d’un changement de ton bienvenu au bout de cinq tomes, et son côté pragmatique (assez loin finalement de l’aspect parfois sentimental de Toubib) est un régal. On la voit pousser ses pions, assassiner ou charmer ses rivaux, tout en se jouant de ceux qui veulent la manipuler, et c’est très amusant (enfin, façon de parler car il y a comme toujours des passages gore). Et la fin (assez prévisible sur un de ses aspects car Glen Cook insiste un peu trop pour que cela reste une surprise) relance l’intérêt pour le reste de la saga, qui se poursuit dans Saisons Funestes, après l’intermède de La Pointe d’Argent dont je vous parlerai bientôt.

Encore un tome de grande qualité, avec peu d’anciens personnages mais quelques nouveaux bien caractérisés, une Madame affaiblie mais qui ne manque pas de ressources pour donner le change et quelques autres personnages assez surprenants, le tout servi par une plume affûtée et des situations ou formules bien trouvées. Un régal !

D’autres avis

Le Culte d’ApophisBoudicca –  L’Ours Inculte – …

Résumé

(source éditeur)

La poussière retombe après la bataille et le tableau n’est guère reluisant. Toubib laissé pour mort sur le champ de bataille, Gobelin et Qu’un œil manquant à l’appel… autant dire que la compagnie a essuyé de sérieux revers. Il est temps de reprendre les choses en main. C’est ce que Madame va s’employer à faire, quitte à redevenir le tyran maléfique qu’elle fut jadis. Les assassins fanatiques du culte local ne s’y trompent d’ailleurs pas et voient en elle l’incarnation de Kina, la déesse du meurtre qu’ils vénèrent.
Voilà une main d’œuvre dévouée et efficace sur laquelle Madame peut maintenant compter. Après tout, qui sait s’ils n’ont pas raison, Madame ferait une parfaite candidate, d’autant plus que l’Année des crânes, qui marquera le retour de Kina, se profile à l’horizon.

Editeur : L’Atalante puis J’Ai Lu – Traduction : Alain Robert – Date de parution : 2001 puis 2006 (2015 pour l’Intégrale 2) – 416 pages

L’Auteur

(source éditeur)

Glen Cook, né à New York en 1944, il commence à écrire très tôt et son premier texte publié date de 1970. Aussi à l’aise dans la science-fiction (Le dragon ne dort jamais) que dans le mélange des genres atypique (les aventures de Garrett, détective privé, un croisement délirant de polar et de fantasy), il a fait subir le même sort à la fantasy que Sergio Leone au western en publiant le cycle de La Compagnie noire.

7 commentaires sur “La Compagnie Noire, tome 5 : Rêves d’Acier – Glen Cook

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  1. Bien. J’ai lu d’affilée ton avis sur le tome 4 et cet avis-ci. J’ai du mal à suivre, vu que je ne connais pas les personnages, mais tu continues de me donner grave envie. Heureusement, j’oublie tout très rapidement; donc, le jour où je m’y mettrai, je me souviendrai seulement que « Xapur en a dit du bien », pas de ce qu’il se passe concrètement dans le bouquin.

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