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La Stratégie Ender (le cycle d’Ender 1) – Orson Scott Card

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Présentation
Après pas mal de pavés, j’avais envie d’un court roman. Et quoi de mieux que celui-ci, moins de 400 pages, mais Prix Nebula 1985 et Hugo 1986, excusez du peu !

Même s’il est titré comme étant le tome 1 du Cycle d’Ender, la Stratégie Ender se suffit à lui seul et n’exige pas de continuer la série.

Résumé (source éditeur)

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi â repousser l’attaque des doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.

Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers – tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… Et cela le dépasse.

Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité.

Et Ender n’a que six ans.

L’auteur (source Livraddict)

Orson Scott Card (né le 24 août 1951 à Richland dans l’État de Washington) est un écrivain de science-fiction américain s’étant notamment illustré dans le sous genre de la fantasy .

Il reçut les prix Hugo et Nebula deux années consécutives, au titre de son Cycle d’Ender, ce qui constitue une première dans l’histoire de la science-fiction.

Né dans l’État de Washington aux États-Unis, il a été missionnaire au Brésil. Il est membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons) et enseigne actuellement à Salt Lake City.

En 1977, il publie une première nouvelle, pour laquelle il obtient le prix John Campbell (meilleur nouvel auteur en science-fiction). En 1979, il publie son premier roman, Une planète nommée trahison.

En 1985, il publie la Stratégie Ender, récompensé à la fois par le prix Hugo et par le prix Nebula. La suite de ce roman, la Voix des morts, reçoit à nouveau le prix Hugo et le prix Nebula, une première dans l’histoire de la science-fiction.

Au cours des années 1990, il participe à la réalisation de plusieurs jeux vidéos chez LucasArts comme Loom, The Dig ou The Secret of Monkey Island.

Malgré le succès du cycle d’Ender, cet auteur est plutôt orienté vers la fantasy.

En 2005, il scénarise deux mini-séries de comics Ultimate Iron Man pour Marvel Comics dessinées par Adam Kubert et Pasqual Ferry.

On peut noter également qu’il est le père d’un enfant handicapé, ce qui a accentué sa tendance à l’empathie, et son souci des points de vue dans son écriture.

Mon avis

Très curieusement, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans la lecture de ce roman. Le début m’a semblé assez peu attractif, peut-être est-ce dû à l’atmosphère de paranoïa que l’on ressent. En effet, le héros, Ender, est surveillé constamment par des hommes qui épient, décortiquent chacun de ses gestes, et le manipulent. Et malgré son jeune âge, 6 ans, il est soumis à un traitement plutôt extrême ! Arraché à ses parents, maltraité par ses camarades, poussé sans cesse vers une excellence dont on se prend parfois à douter…

Difficile par ailleurs de ressentir que le personnage a réellement cet âge, puisqu’il est surdoué, traité comme un adulte, qu’il raisonne et parle tel quel.  Seuls quelques courts passages font allusion à son jeune âge.

Enfin, j’ai trouvé au roman quelques longueurs notamment dans la description des simulations de combat, l’auteur décrivant des manœuvres d’exercices qui m’ont paru assez peu intéressants.

Malgré tout, la seconde moitié du livre rattrape ces points négatifs, avec notamment un twist bien vu qui m’a agréablement surpris. La fin est assez ouverte pour pouvoir passer aux romans suivants si on le souhaite (il y a en tout 4 tomes). Pas sûr quand même que ce soit mon cas…

La Stratégie Ender est un bon roman de S.F. qui brasse plusieurs thèmes passionnants. Notamment, la manipulation des individus, bien sûr, dont on peut se demander si elle est justifiée ou pas. Mais aussi les médias, qui sont admirablement détournés à la fois par les gouvernements et le frère et la soeur d’Ender ! Et bien sûr la notion de guerre totale que se livrent les humains et les extra-terrestres même si le roman n’est pas basé sur l’action pure, mais sur la psychologie.

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