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Utopiales 2015 – Anthologie

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Alors que je n’ai pas encore lu les anthologies des Utopiales 2013 et 2014 qui sommeillent dans ma PAL, voici ma chronique de l’édition 2015, achetée sur place à Nantes et en partie dédicacée !

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La Zone du Dehors – Alain Damasio

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Présentation

Acheté un peu par hasard en me basant sur les bons échos lus au sujet de l’autre livre de son auteur, « La Horde du Contrevent », j’ai galéré pour finir « La Zone du Dehors »… et cette chronique !

Résumé (source éditeur)

2084.

Orwell est loin désormais. Le totalitarisme a pris les traits bonhommes de la social-démocratie. Souriez, vous êtes gérés! Le citoyen ne s’opprime plus : il se fabrique. À la pâte à norme, au confort, au consensus. Copie qu’on forme, tout simplement. Au cœur de cette glu, un mouvement, une force de frappe, des fous : la Volte. Le Dehors est leur espace, subvertir leur seule arme. Emmenés par Capt, philosophe et stratège, le peintre Kamio et le fulgurant Slift que rien ne bloque ni ne borne, ils iront au bout de leur volution. En perdant beaucoup. En gagnant tout.

Premier roman ici réécrit, « La Zone du Dehors » est un livre de combat contre nos sociétés de contrôle. Celle que nos gouvernements, nos multinationales, nos technologies et nos médias nous tissent aux fibres, tranquillement. Avec notre plus complice consentement. Peut-être est-il temps d’apprendre à boxer chaos debout contre le swing de la norme ?

Prix du roman européen aux Utopiales 2007.

A noter que l’édition FolioSF a été revue par l’auteur et comporte deux postfaces.

L’auteur (source éditeur)

Alain Damasio est né en 1969 à Lyon. Il entre en écriture à 20 ans avec La Zone du Dehors, son premier roman. Avec La Horde du Contrevent, son second roman, il signe un livre-univers fondé sur du… vent ! Exigeant, il écrit peu (deux romans en dix ans) pour écrire dense et livrer des romans qui résistent.

Mon avis

Habituellement, j’ai de la chance pour mes lectures. Soit je choisis bien, soit je suis bon public, ou plus vraisemblablement les deux !  Hélas, avec « La Zone du Dehors », je suis tombé sur un livre qui ne m’a pas plu. Damasio dénonce une société futuriste hyper-fliquée, où la liberté individuelle est réduite à sa plus simple expression. La preuve, les gens ne choisissent même pas leur nom, qui leur est attribué par un système de notation ! Une diatribe très engagée, qui suinte l’énervement, voire la rage et lui donne souvent un côté brouillon, comme l’organisation (ou la volontaire non-organisation) des ses protagonistes.

Lent, bien trop long (600 pages qui auraient largement pu être réduites d’un bon tiers), le récit est également bien trop démonstratif. L’auteur se perd dans des ellipses philosophico-mystico-intellectualistes, dans de longues phrases imbuvables (j’ai ai repéré une de 25 lignes quand même !) où il s’écoute parler – ou se regarde écrire^^. Damasio tartine, en remet une couche, puis une louchée et enfin une truelle. Et d’une idée de départ pourtant intéressante, rend le plat indigeste à force de lourdeur.

Pour autant, je déteste lâcher un livre en cours de route, donc je me suis accroché, quitte à zapper des paragraphes entiers. Et, encore hélas, la montagne accouche d’une souris. Car la société « idéale » (ou les différentes formes de société) rêvée par les personnages principaux est bien peu aboutie et totalement dépendante de celle qu’ils ont rejeté, au point qu’ils s’y raccrochent finalement, avant de chercher à la détruire. Liberté, anarchie, nihilisme ?

Un roman bien trop brouillon et alambiqué pour moi, qui me tournerai vers des récits plus aboutis la prochaine fois que j’aurai envie d’une lecture de politique-(science)-fiction. Après tout, 100 ans avant « La Zone… » il y avait « 1984 » !

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