Archives pour la catégorie Fantastique

Bifrost 66

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Je me faisais une joie de lire ce Bifrost d’avril 2012 dédié à Isaac Asimov. Cet auteur est l’un des plus populaires de la SF, et souvent l’un des premiers que l’on découvre quand on commence à s’intéresser au genre. Ses deux cycles majeurs, « les Robots » et « Fondation », sont très connus et accessibles à tous les publics. Depuis un moment, mes deux Omnibus de la saga des Robots m’attirent du coin de l’oeil, et je me demande si (quand ?) je vais les reprendre en main. Lire la suite Bifrost 66

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Frontières 0

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Mis en ligne par les Editions du Nexus en février, voici le premier numéro (enfin, le numéro 0 !) du webzine Frontières.

Une revue à télécharger gratuitement sur le blog de l’éditeur par ici, avec un sommaire plutôt fourni :

  • un gros dossier sur l’auteur Garth Ennis, qui flatte l’amateur de comics que je suis,
  • des chroniques de littérature SFFF bien sûr, dont une par l’excellent Gromovar 😉
  • quelques nouvelles,
  • de la bande-dessinée,
  • et même une interview de l’excellentissime Jean-Marc Lainé, auteur des Années Strange

Bref, le mieux c’est encore de le lire (attention, c’est un gros pdf de 58 Mo quand même !).

Un premier numéro bien maîtrisé pour cette nouvelle revue, en attendant la suite…

Bifrost 65

Bifrost-65

Alors que la revue est habituellement absente de ma librairie habituelle, j’ai pu lors de ma dernière visite mettre la main sur deux numéros Bifrost (les 64 et 65). Ne l’ayant jamais lue, mais l’ayant souvent vue citée sur les blogs de mes camarades blogueurs de l’imaginaire, j’ai donc acheté les deux !
Voici donc un avis sur Bifrost 65, numéro paru en janvier 2012.

Au menu:

  • Un article de fond et une nouvelle intéressante de Christian Léourier, auteur français que j’ai découvert pour l’occasion. Un écrivain méconnu, aux oeuvres quasiment introuvables, sauf pour le Cycle de Lanmeur qui est en cours de ré-édition et suscite mon intérêt.
  • Des nouvelles écrites par Eric Brown (assez naïve), Thierry Di Rollo (située dans l’univers de son roman Bankgreen, mais qui ne m’a pas convaincue) et Nina Kiriki Hoffman (courte et sympathique).
  • Un article sur la SF belge. Bah oui, çà existe aussi !
  • Une revue des nouveautés parues récemment. Pas mal de choses sympas, dommage que le prix des livres (la plupart du temps compris entre 20 et 25 €), soit un peu dissuasif. Ceci dit, çà renforce, s’il en était besoin,  l’intérêt des critiques des blogueurs…
  • La rubrique Scientifiction, qui décortique la peu probable fin du monde en 2012 avec une bonne dose d’humour.
  • Les Razzies 2012 : une remise de prix pour pointer le pire du pire…
  • Et encore d’autres choses, mais le mieux est de le lire !

A noter que le prochain numéro de Bifrost sera consacré à Isaac Asimov, et le suivant à GRR Martin… Deux bonnes raisons pour lesquelles je me les procurerai !

Ils en parlent aussi:

Cornes – Joe Hill

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Présentation

Cornes est un livre qu’on m’a offert, et que j’ai commencé avec un petit a priori. Je ne suis guère fan des livres d’horreur, et je craignais quelque chose d’assez gore. Heureusement, cela n’est pas l’élément principal, puisque la psychologie des personnages y est aussi importante.

Résumé (source éditeur)

Ignatius Martin Perrish passa la nuit ivre, à faire des choses terribles. Il se réveilla le lendemain matin avec la migraine, porta les mains à ses tempes, et sentit quelque chose d’inhabituel, deux protubérances pointues, au relief irrégulier.

Lorsqu’un matin des cornes lui ont poussé sur la tête, Ig croit d’abord à une hallucination, un tour que lui joue son esprit rongé par la colère et le chagrin. Car depuis un an, depuis que sa petite amie a été violée et tuée dans de mystérieuses circonstances, il vit un enfer. Pourquoi, les cornes sont bien réelles, et assorties d’un nouveau pouvoir qui incite quiconque s’approchant d’Ig à lui confier ses secrets les plus inavouables. D’abord torturé par ce macabre don, Ig a tôt fait de comprendre qu’il va pouvoir l’utiliser pour retrouver le monstre qui a assassiné Merrin et détruit sa vie. Il est temps de prendre sa revanche, de donner sa part au diable… Car en fin de compte, ce dernier ne nous comprend-il pas mieux que son éternel rival ?

L’auteur (source éditeur)

Joe Hill est l’auteur d’un roman, Le Costume du mort, d’un recueil de nouvelles, Fantômes parus aux éditions Lattès.

Mon avis

A la lecture du début de Cornes, j’ai été saisi d’une question, tant le roman ressemble à l’écriture de Stephen King: des moments d’horreur, suivi de longues ellipses sous forme de flashbacks pour approfondir les personnages. Une rapide recherche sur Google me donnera la réponse: Joe Hill est le fils du King, ceci explique cela !

Le postulat de départ est intéressant, avec un personnage qui est capable de faire avouer à chacun de ses interlocuteurs ses secrets les plus cachés. L’auteur ne rechigne pas d’ailleurs à ce qu’ils aient tous quelque chose d’affreux à « confesser », ce qui est quand même un peu artificiel.

Et j’ai trouvé qu’il ne poussait pas les choses au bout, car le personnage principal se contente de prendre connaissance de ces secrets, mais sans inciter les gens à faire de choses horribles, alors que son influence diabolique devrait l’y pousser. C’est d’ailleurs le paradoxe du livre: malgré son aspect, Ig n’est pas vraiment méchant, Joe Hill nous embarque dans une espèce d’allégorie pseudo-mystique où le diable n’est en fait pas complètement mauvais… Je n’ai pas trop été convaincu par cet aspect du roman, et j’aurais d’ailleurs préféré qu’on en sache plus sur les origines de la transformation d’Ig.

Le roman est bien écrit, les personnages sont intéressants mais l’histoire n’est pour moi pas assez développée et on reste sur sa faim d’explications. Un roman distrayant mais qui aurait pu être bien meilleur si le concept avait été poussé plus loin.

Ils en parlent aussi:

CITRIQ

Utopiales 2011 – Anthologie (recueil de nouvelles)

Utopiales 2011 anthologie recueil de nouvelles

Présentation

N’ayant pas été aux Utopiales 2011 à Nantes, cette anthologie arrivait donc à point nommé pour en avoir un petit aperçu, et renouer avec les recueils de nouvelles, format que je n’avais pas abordé depuis fort longtemps.

Résumé (source éditeur)

Les passagers du Titanic ont survécu. Si, si…
La jeune Lavinia a, pour sa part, volontairement échangé son corps contre celui d’un vieillard…
Trois copains d’Arcueil ont cassé la baraque en banlieue, avant de partir pour Alger…

Du fantastique à la science fiction en passant par l’Uchronie, l’anthologie officielle des Utopiales vous propose sept histoires, sept univers, sept dimensions.

Liste des nouvelles:

  • Le Radeau du Titanic de James MORROW
  • Le Train de la réalité (fragment) de Roland C. WAGNER
  • L’Invention du hasard de Norbert MERJAGNAN
  • Lignes parallèles de Tim POWERS
  • K**l me, I’m famous ! d’Éric HOLSTEIN
  • Salvador – Lucius SHEPARD
  • Pragmata de David CALVO

Mon avis

Même s’il est forcément d’un intérêt variable pour le lecteur, le recueil de nouvelles donne un aperçu de différents auteurs via un exercice de style qui force à la concision.

Plusieurs thèmes sont ici abordés. Une uchronie au sujet du Titanic (dont la plupart des passagers ont survécu, comme chacun le sait – ou pas), assez amusante. Une autre sur la guerre d’Algérie, par R.C. Wagner, rattachée à « Rêves de Gloire » dans un style d’écriture original, mais à laquelle j’ai peu accroché. Une histoire fantastique dans le milieu du rock, relativement classique ou dans la jungle du Salvador, qui m’a beaucoup plût. De la SF avec un échange de corps, du fantastique avec une soeur hantée par sa jumelle, et enfin un texte déjanté pour clôturer l’ensemble.

Pas de fil conducteur, donc, mais des textes hétérogènes quant aux sujets abordés. Le recueil est néanmoins de haute qualité et chacun devrait y trouver de quoi se distraire ou réfléchir.

En tout cas, j’ai ainsi découvert quelques auteurs et apprécié la palette que cette littérature peut proposer.

>> Lisez aussi les avis de Lisbhei – Lune – Tiger Lilly – Anudar

Retrouvez les impressions des blogueurs suivants sur le salon des Utopiales 2011:

Anudar – Traqueur Stellaire – Gromovar – Lisbhei – Lorkhan

Il y a même eu un Prix des Blogueurs Planete-SF remis à « Cleer » écrit par L.L. Kloetzer !

Imhotep, l’inventeur de l’éternité – Christian Jacq

Imhotep, l'inventeur de l'éternité de Christian Jacq

Présentation

Je n’ai pas pour habitude de choisir des romans historiques, mais par contre je lis toujours, tôt ou tard, les bouquins que l’on m’offre ! Tel est le cas de celui-ci, que j’ai tardé à commencer, le thème de l’Egypte ancienne ne m’attirant pas plus que çà. Heureusement, il y a quand même un peu de fantastique…

Résumé (source éditeur)

Pharaon est mort, l’Égypte vacille. Le farouche prince Djéser, décidé à fonder une nouvelle dynastie, sera-t-il élu par le Grand Conseil, les dieux le désigneront-ils ?

En cette période troublée qu’une force maléfique, l’Ombre rouge, compte exploiter pour établir le règne des ténèbres, un jeune artisan, Imhotep, découvre qu’il possède d’étranges pouvoirs. Comment pourrait-il imaginer son incroyable destin, lui, le foreur de vases appelé à devenir l’inventeur de l’éternité ?

De sa rencontre avec Djéser dépendra l’avenir d’une civilisation qui sera bâtie par l’intermédiaire de la première pyramide en pierres, gigantesque escalier unissant la terre au ciel. Embûches, sabotages et maléfices se multiplieront pour empêcher le pharaon et Imhotep de réaliser leur Grand Oeuvre.

L’auteur (source Livraddict)

Christian Jacq, né à Paris XVIIe le 28 avril 1947, est un écrivain français vivant en Suisse. Christian Jacq se serait pris de passion pour l’Égypte ancienne dès l’âge de treize ans, à la lecture des trois volumes de l’Histoire de la civilisation de l’Égypte ancienne de Jacques Pirenne.

Marié très jeune, son voyage de noces le conduit naturellement en Égypte avec sa jeune épouse, sur le site de l’antique Memphis. Son premier essai, naturellement consacré à l’Égypte, paraît dès la fin des années 1960, tandis qu’il se lance dans des études d’archéologie et d’égyptologie, qui seront couronnées par un doctorat de IIIe cycle en Sorbonne.

Il sera un temps collaborateur de la radio France Culture, coproduisant par exemple certaines émissions de la série les Chemins de la connaissance.

Parallèlement, il est pendant quelques années, directeur de l’Institut Ramsès, qui publie des transcriptions de textes égyptiens et vise à l’édification d’un fonds photographique sur l’Égypte.

Outre ses essais consacrés à l’Égypte, mais aussi à quelques domaines moins connus (héraldique, gnose), il mène une carrière parallèle d’auteur de romans policiers (sous deux pseudonymes) puis d’auteur de romans historiques (sous son vrai nom). (…)

Mon avis

Christian Jacq est un grand connaisseur de l’Egypte ancienne et cela se ressent à la lecture de ce livre, car il dépeint avec précision et crédibilité la vie à cette époque.

Bon, l’histoire n’est pas très originale par ailleurs, avec un héros qui, parti de rien, se retrouvera aux côtés du Pharaon pour la construction d’une pyramide. Au passage, il raflera bien sûr la main de la jolie fille du récit. Mais cela est quand même relativement « dépaysant » par rapport à mes autres lectures récentes^^.

L’auteur introduit par ailleurs une histoire fantastique, avec une mystérieuse créature qui cherche à abattre la dynastie régnante, et ce, pour faire le lien avec les croyances égyptiennes. Divinités, pouvoirs magiques, mysticisme lié au monuments tels que les pyramides, tout y passe, et vient animer le récit.

Un roman qui n’est pas inoubliable mais se lit bien et offre un divertissement correct.