Archives pour la catégorie SF

Hunger Games – le film

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Peu de temps après John Carter dont je parlai ici-même, voici une nouvelle adaptation de littérature SFFF, sous la forme du film Hunger Games tiré des romans de Suzanne Collins.

La série d’origine, constituée de 3 romans, est une dystopie clairement destinée à un public de « Jeunes Adultes » (littérature YA ou « Young Adult » selon la formule consacrée dans l’édition). J’ai le premier dans ma pile à lire depuis un moment, mais la tranche d’âge des héros et le résumé, qui me rappelle vraiment beaucoup « Le prix du danger » ou « Running Man », me l’ont fait mettre de côté jusqu’à maintenant.

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Pour info, on retrouve en vedette du film Jennifer Lawrence, une des jeunes actrices américaines les plus en vue du moment (elle a joué notamment récemment dans « X-Men Le Commencement »).

Et les adaptations des deux tomes suivants semblent être en projet.

 

Cliquez pour lire ma critique du livre et du film Hunger Games !

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Rêve de fer – Norman Spinrad

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Présentation

Acheté le même jour que Le Maître du Haut Château, j’étais intéressé par le fait de pouvoir lire deux traitements différents liés à une idée de base assez similaire: une réalité où la Seconde Guerre Mondiale ne s’est pas déroulée comme dans la nôtre. Pour çà, pas de surprise, Rêve de fer est radicalement différent du roman de P.K. Dick !

Résumé (source éditeur)

Et si, écœuré par la défaite allemande en 1918, Adolf Hitler avait émigré aux États-Unis ? S’il s’était découvert une vocation d’écrivain de science-fiction ? S’il avait rêvé de devenir le maître du monde et s’était inspiré de ses fantasmes racistes et belliqueux pour écrire Le Seigneur du Svastika, un roman couronné par de prestigieux prix littéraires ?
Étonnante uchronie et terrifiante parodie, Rêve de fer est une dénonciation sans appel et sans ambiguïté du nazisme.

L’auteur (source éditeur)

Partageant son temps entre Paris et sa ville natale, New York, Norman Spinrad s’est attaché à faire de la science-fiction une littérature engagée, critique face aux grands enjeux contemporains. Auteur de plusieurs dizaines de nouvelles et d’une quinzaine de romans dont certains ont fait date dans l’histoire du genre, journaliste, essayiste, il décline brillamment, tout au long de son œuvre, ses craintes et ses doutes face aux potentialités corruptrices du pouvoir, politique autant que médiatique.

Mon avis

Rêve de fer est un roman plutôt curieux. Parce qu’en fait, nous lisons une histoire intitulée « Le Seigneur du Svastika », écrite par un écrivain de S.F. nommé Adolf Hitler, habitant aux USA ! Une bien mauvaise histoire d’ailleurs, écrite dans un style outrancier, bardée d’exagérations en tous genre, dont le héros, un surhomme « génétiquement pur », va conduire sa nation à la conquête du monde face à des hordes de mutants aussi vils que répugnants. Bien sûr, dans cette uchronie, Spinrad fait une analogie flagrante avec la montée du nazisme en Allemagne, sa prise du pouvoir puis la guerre avec l’U.R.S.S. de l’époque. Poussant la « logique » jusqu’au bout, il imagine une victoire totale des troupes de son héros dans un délire complet, peuplé de meetings fascistes et de combats sanglants. Au delà de cette critique acerbe, il se moque aussi d’une certaine littérature de genre, ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il attribue à ce roman fictif le prix Hugo (récompense flatteuse qui fait référence dans le milieu SFFF).  Une certaine forme d’heroic fantasy en prend particulièrement pour son grade : celle qui consiste à confronter un héros titanesque, avec son arme magique, à des hordes d’adversaires qu’il étripe allègrement !

Spinrad nous livre donc ici une parodie de roman glorifiant son héros jusqu’à l’absurde, à lire au second degré. Et pour en convaincre son lecteur (ou éviter tout quiproquo sur le but recherché), il va même jusqu’à faire écrire une postface à un critique littéraire, lequel va analyser, disséquer, et tourner en ridicule ce « Seigneur du Svastika », et pointer les nombreuses névroses de son Hitler d’auteur. Une démonstration assez hilarante qui rachète presque le très mauvais style du roman, son histoire écoeurante et ses nombreuses longueurs. Presque, car si je cautionne la démonstration, sa longueur (plus de 300 pages quand même), rend le procédé assez indigeste…

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Un livre participant au Défi Lectures Winter Time Travel saison 2.

Ils en parlent aussi :

L’Etoile et le Fouet – Frank Herbert

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Présentation

Frank Herbert n’a pas écrit que la saga Dune, et c’est tout à l’honneur d’Anudar de nous l’avoir rappelé récemment ! Ainsi ai-je pu découvrir ce livre, attiré également par son résumé, sa faible épaisseur et sa superbe couverture.

Résumé (source éditeur)

Les couloirs calibans permettent de voyager presque instantanément entre les étoiles. Mais quelque chose se détraque. Tous ceux qui les ont récemment empruntés perdent la mémoire ou encore disparaissent dans le néant. L’ennui, c’est que personne ne sait comment fonctionnent exactement les couloirs calibans. Et, bien entendu, c’est Jorj X. McKie, saboteur extraordinaire, qui va être chargé de découvrir ce qui se passe. Et de sauver les civilisations interstellaires. Comment communiquer avec les dieux ? Avec un être si puissant qu’il semble appartenir à un autre univers, que les hommes ne sont guère pour lui que des flammes de bougie oscillant dans la nuit… Mais dont il peut tomber amoureux. Avec son génie habituel, Frank Herbert, l’auteur de Dune, s’attaque ici, dans son roman le plus étrange, magistralement traduit par Guy Abadia, au problème central de toute société et de toute littérature : celui de la communication.

L’auteur (source éditeur)

Frank Patrick Herbert est l’auteur de Dune, le livre-culte suprême pour tous les amateurs de SF. Né le 8 octobre 1920 à Tacoma dans l’état de Washington, il se marie pour la deuxième fois en 1946 et aura trois enfants. Il s’essaie à l’écriture à partir de 1944 sous un pseudonyme qu’il n’a jamais voulu divulguer. Les premières nouvelles (non SF) qu’il écrit sous son nom sont publiées dans le journal Esquire. En 1952, il publie sa première nouvelle de SF dans Astounding. La même année, il étudie la psychanalyse jungienne et devient lui-même analyste. Son premier roman, inspiré par cette longue étude de la psychologie des profondeurs, paraît en 1956, Le Dragon sous la mer. En 1963, il publie The Dune World dans le journal Analog. Cette nouvelle plaît tant aux lecteurs que Frank Herbert décide de s’en inspirer pour écrire son prochain livre. L’année 1965 voit la publication de Dune. Il obtient le prix Nebula, puis l’année suivante le prix Hugo. La saga de Dune peut alors commencer. En 1984, il participe activement au projet de David Lynch qui adapte Dune au cinéma. La même année, sa femme, Beverly, décède. Il se remariera en 1985. Frank Herbert est mort le 11 février 1986 d’une embolie pulmonaire. La saga de Dune restée inachevée est reprise par son fils Brian et par Kevin J. Anderson.

Mon avis

Malgré sa brièveté, L’Etoile et le Fouet nous fait entrevoir un univers dans lequel plusieurs races intelligentes sont présentes, et où les voyages interstellaires existent, par l’intermédiaire de tunnels gérés par des entités très puissantes, les calibans.

L’histoire recèle une bonne dose d’humour corrosif : ainsi, le héros, marié une bonne cinquantaine de fois, travaille pour le très officiel Bureau des Sabotages qui a été créé pour contrer les dérives du système administratif galactique ! Confronté à une crise qui menace l’existence même des peuples de l’univers, il devra réussir à communiquer avec un être invisible mais surpuissant. Entité difficile à comprendre et même à appréhender, mais qui néanmoins tombera amoureuse du héros !

Franck Herbert livre ici un récit presqu’entièrement basé sur des dialogues, pour souligner les difficultés de communication entre les « co-sentients » (terme qui désigne les créatures pensantes de l’univers). C’est clairement le thème principal de son récit, même si on peut y voir aussi une ébauche de réflexion sur les relations entre les hommes et des êtres ayant des pouvoirs quasiment divins. Il est juste un peu dommage que la fin de donne pas toutes les réponses, notamment sur l’histoire d’amour entre McKie et la calibane Fanny Mae.

Mais il est à noter que ce roman est la première partie du cycle des Saboteurs, qui en compte une autre, nommée « Dosadi ». Bien que mon édition ne le mentionne même pas…

Au final, L’Etoile et le Fouet n’est sans doute pas une oeuvre majeure mais un court récit distrayant, qui montre une autre facette du talent de Frank Herbert.

Article participant au Défi Frank Herbert organisé par Anudar

Ils en parlent aussi :

Desolation Road – Ian McDonald

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Présentation

N’ayant jamais rien lu de Ian McDonald, j’ai été intrigué par le résumé de cette histoire lorsque Ailleurs et Demain me l’a proposée. Une épopée de SF humoristique, voilà qui devait changer agréablement de mes dernières lectures… Lire la suite Desolation Road – Ian McDonald

Le Maître du Haut Château – Philip K. Dick

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Présentation

Ayant vu plusieurs films adaptés de l’oeuvre de Philip K. Dick, il était temps pour moi de me plonger dans un de ses bouquins. Et comme je suis toujours attiré par les livres traitant d’uchronie, j’ai choisi celui-ci, dont le thème me paraissait intéressant: la victoire des forces de l’Axe lors de la Seconde Guerre Mondiale. Lire la suite Le Maître du Haut Château – Philip K. Dick

Bifrost 65 : Christian Léourier

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Alors que la revue est habituellement absente de ma librairie habituelle, j’ai pu lors de ma dernière visite mettre la main sur deux numéros Bifrost (les 64 et 65). Ne l’ayant jamais lue, mais l’ayant souvent vue citée sur les blogs de mes camarades blogueurs de l’imaginaire, j’ai donc acheté les deux !

Voici donc un avis sur Bifrost 65, numéro paru en janvier 2012.

Lire la suite Bifrost 65 : Christian Léourier

Utopiales 2011 – Anthologie (recueil de nouvelles)

Utopiales 2011 anthologie recueil de nouvelles

Présentation

N’ayant pas été aux Utopiales 2011 à Nantes, cette anthologie arrivait donc à point nommé pour en avoir un petit aperçu, et renouer avec les recueils de nouvelles, format que je n’avais pas abordé depuis fort longtemps.

Résumé (source éditeur)

Les passagers du Titanic ont survécu. Si, si…
La jeune Lavinia a, pour sa part, volontairement échangé son corps contre celui d’un vieillard…
Trois copains d’Arcueil ont cassé la baraque en banlieue, avant de partir pour Alger…

Du fantastique à la science fiction en passant par l’Uchronie, l’anthologie officielle des Utopiales vous propose sept histoires, sept univers, sept dimensions.

Liste des nouvelles:

  • Le Radeau du Titanic de James MORROW
  • Le Train de la réalité (fragment) de Roland C. WAGNER
  • L’Invention du hasard de Norbert MERJAGNAN
  • Lignes parallèles de Tim POWERS
  • K**l me, I’m famous ! d’Éric HOLSTEIN
  • Salvador – Lucius SHEPARD
  • Pragmata de David CALVO

Mon avis

Même s’il est forcément d’un intérêt variable pour le lecteur, le recueil de nouvelles donne un aperçu de différents auteurs via un exercice de style qui force à la concision.

Plusieurs thèmes sont ici abordés. Une uchronie au sujet du Titanic (dont la plupart des passagers ont survécu, comme chacun le sait – ou pas), assez amusante. Une autre sur la guerre d’Algérie, par R.C. Wagner, rattachée à « Rêves de Gloire » dans un style d’écriture original, mais à laquelle j’ai peu accroché. Une histoire fantastique dans le milieu du rock, relativement classique ou dans la jungle du Salvador, qui m’a beaucoup plût. De la SF avec un échange de corps, du fantastique avec une soeur hantée par sa jumelle, et enfin un texte déjanté pour clôturer l’ensemble.

Pas de fil conducteur, donc, mais des textes hétérogènes quant aux sujets abordés. Le recueil est néanmoins de haute qualité et chacun devrait y trouver de quoi se distraire ou réfléchir.

En tout cas, j’ai ainsi découvert quelques auteurs et apprécié la palette que cette littérature peut proposer.

>> Lisez aussi les avis de Lisbhei – Lune – Tiger Lilly – Anudar

Retrouvez les impressions des blogueurs suivants sur le salon des Utopiales 2011:

Anudar – Traqueur Stellaire – Gromovar – Lisbhei – Lorkhan

Il y a même eu un Prix des Blogueurs Planete-SF remis à « Cleer » écrit par L.L. Kloetzer !

Dune – Frank Herbert

Dune Frank Herbert tome 1Dune Frank Herbert tome 2

Présentation

Curieusement, alors que j’ai quand même lu pas mal de livres de S.F., je n’avais jamais lu Dune. Considéré comme un chef d’oeuvre de la science-fiction, j’étais pourtant passé à côté (comme de pas mal d’autres, il faut dire…), rebuté par une idée préconcue sur . Et même si j’avais vu le film il y a un moment, il était temps pour moi de découvrir Arrakis dans le texte !

Lire la suite Dune – Frank Herbert

La Stratégie Ender (le cycle d’Ender 1) – Orson Scott Card

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Présentation
Après pas mal de pavés, j’avais envie d’un court roman. Et quoi de mieux que celui-ci, moins de 400 pages, mais Prix Nebula 1985 et Hugo 1986, excusez du peu !

Même s’il est titré comme étant le tome 1 du Cycle d’Ender, la Stratégie Ender se suffit à lui seul et n’exige pas de continuer la série.

Résumé (source éditeur)

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi â repousser l’attaque des doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.

Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers – tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… Et cela le dépasse.

Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité.

Et Ender n’a que six ans.

L’auteur (source Livraddict)

Orson Scott Card (né le 24 août 1951 à Richland dans l’État de Washington) est un écrivain de science-fiction américain s’étant notamment illustré dans le sous genre de la fantasy .

Il reçut les prix Hugo et Nebula deux années consécutives, au titre de son Cycle d’Ender, ce qui constitue une première dans l’histoire de la science-fiction.

Né dans l’État de Washington aux États-Unis, il a été missionnaire au Brésil. Il est membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons) et enseigne actuellement à Salt Lake City.

En 1977, il publie une première nouvelle, pour laquelle il obtient le prix John Campbell (meilleur nouvel auteur en science-fiction). En 1979, il publie son premier roman, Une planète nommée trahison.

En 1985, il publie la Stratégie Ender, récompensé à la fois par le prix Hugo et par le prix Nebula. La suite de ce roman, la Voix des morts, reçoit à nouveau le prix Hugo et le prix Nebula, une première dans l’histoire de la science-fiction.

Au cours des années 1990, il participe à la réalisation de plusieurs jeux vidéos chez LucasArts comme Loom, The Dig ou The Secret of Monkey Island.

Malgré le succès du cycle d’Ender, cet auteur est plutôt orienté vers la fantasy.

En 2005, il scénarise deux mini-séries de comics Ultimate Iron Man pour Marvel Comics dessinées par Adam Kubert et Pasqual Ferry.

On peut noter également qu’il est le père d’un enfant handicapé, ce qui a accentué sa tendance à l’empathie, et son souci des points de vue dans son écriture.

Mon avis

Très curieusement, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans la lecture de ce roman. Le début m’a semblé assez peu attractif, peut-être est-ce dû à l’atmosphère de paranoïa que l’on ressent. En effet, le héros, Ender, est surveillé constamment par des hommes qui épient, décortiquent chacun de ses gestes, et le manipulent. Et malgré son jeune âge, 6 ans, il est soumis à un traitement plutôt extrême ! Arraché à ses parents, maltraité par ses camarades, poussé sans cesse vers une excellence dont on se prend parfois à douter…

Difficile par ailleurs de ressentir que le personnage a réellement cet âge, puisqu’il est surdoué, traité comme un adulte, qu’il raisonne et parle tel quel.  Seuls quelques courts passages font allusion à son jeune âge.

Enfin, j’ai trouvé au roman quelques longueurs notamment dans la description des simulations de combat, l’auteur décrivant des manœuvres d’exercices qui m’ont paru assez peu intéressants.

Malgré tout, la seconde moitié du livre rattrape ces points négatifs, avec notamment un twist bien vu qui m’a agréablement surpris. La fin est assez ouverte pour pouvoir passer aux romans suivants si on le souhaite (il y a en tout 4 tomes). Pas sûr quand même que ce soit mon cas…

La Stratégie Ender est un bon roman de S.F. qui brasse plusieurs thèmes passionnants. Notamment, la manipulation des individus, bien sûr, dont on peut se demander si elle est justifiée ou pas. Mais aussi les médias, qui sont admirablement détournés à la fois par les gouvernements et le frère et la soeur d’Ender ! Et bien sûr la notion de guerre totale que se livrent les humains et les extra-terrestres même si le roman n’est pas basé sur l’action pure, mais sur la psychologie.

A lire aussi:

Les avis de LorkhanPetitePom’Jae_Lou – …

3001, Odyssée finale – Arthur C. Clarke

3001 Odyssee finalePrésentation

Dernier volet de la tétralogie liée à 2001, Odyssée de l’espace, voici venir 3001, Odyssée finale, écrite en 1997 par un Arthur C. Clarke alors âgé de 80 ans.

Après avoir prolongé la vie de Heywood Floyd, voici maintenant que Clarke fait carrément revenir sur le devant de la scène Frank Poole, l’un des co-équipiers de Dave Bowman dans 2001 !

Un héros à l’image du roman, victime d’un acharnement thérapeutique ?

Résumé (source éditeur)

En 3001, Frank Poole, l’un des deux pilotes de l’astronef Discovery et héros de«2001, odyssée de l’espace», est retrouvé dans l’espace par un prospecteur. Poole a survécu à mille ans d’hibernation, et ranimé et soigné, découvre l’univers au début du quatrième millénaire.

L’auteur (source éditeur)
Arthur C. Clarke est né en 1917 en Angleterre, membre de l’Académie astronautique, Arthur C.Clarke vit au Sri Lanka. Unanimement reconnu comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction du siècle, son esprit visionnaire s’est exprimé dans plus de cinquante livres traduits en trente langues et récompensés par des prix prestigieux.

Mon avis
Objectif double dans cette histoire. D’abord, A.C. Clarke s’amuse à imaginer le futur de l’humanité, en extrapolant par rapport à ce qu’on connait à notre époque. Et pour ce, quoi de mieux que de prendre un humain « moderne » et de le transposer dans 1000 ans ? Amusant certes, mais guère passionnant.

Et puis bien sûr il faut continuer la saga d’origine, avec cette fois un Franck Poole qui va à son tour aller explorer la lune Europe, berceau de nouvelles formes de vie.
Clairement, ce roman est une déception, avec un auteur qui brode parce qu’il ne sait plus quoi raconter. La fin le prouvera d’ailleurs, puisqu’on termine la saga sur un piratage des monolithes par les hommes, frappant « préventivement » les êtres supérieurs qui pilotent ces machines par crainte d’une éradication…

Qui sont ces êtres, a-t’on raison de les craindre, quel jugement portent-ils sur l’espèce humaine ? Tant de questions qui resteront sans réponses et qui, du coup, amoindrissent considérablement l’intérêt de cette suite.

Au final, une saga qui démarre en trombe avec 2001, se poursuit agréablement avec 2010 puis sombre complètement en 2061 et 3001. Preuve que même avec un auteur talentueux comme A.C. Clarke, rien ne sert d’étirer indéfiniment une bonne idée de départ…