Ti-Harnog – Christian Léourier

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Présentation

Premier récit du cycle de Lanmeur, Ti-Harnog ouvre le tome I de l’Intégrale parue chez les éditions Ad Astra. Une très belle édition, avec une superbe couverture d’Eric Scala dont le sens apparaîtra dans ce roman. Et ci-dessous l’édition J’Ai Lu.

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Résumé (source éditeur)

La planète Lanmeur avait choisi Twern comme « contacteur », l’envoyant à travers les étoiles, suspendu entre vie et mort, l’inconscient irrigué par des répétiteurs électroniques… et par suite d’un incident spatial, Twern s’est retrouvé sur Ti-Harnog, une terre inconnue.

Des paysans recueillent cet être étrange venu d’ailleurs, si différent d’eux par l’apparence et l’esprit. Ti-Harnog est un monde rural, encore primitif, rigidement divisé en castes. On créera donc pour lui seul la caste du Visiteur… Commence alors pour Twern une longue errance où l’informaticien d’élite découvrira l’amour, la douleur, le pouvoir des légendes religieuses… Mais qu’en pensent ceux de Lanmeur à qui rien n’échappe ?

L’auteur (d’après Wikipedia)

Né à Paris en 1948, Christian Léourier a fait des études de philosophie et exerce la profession d’analyste. Passionné de S-F, il a publié plusieurs romans parmi lesquels L’astéroïde noirLes montagnes du soleil… C’est l’un des plus prometteurs écrivains français de S-F.

Mon avis

Ti-Harnog est donc l’entrée dans le cycle de Lanmeur. Un « contacteur » est chargé par la mystérieuse planète Lanmeur d’aller évaluer les habitants de la planète Ti-Harnog, afin de savoir quelles relations sont possibles entre elles. Mais l’arrivée de cet étranger, » si semblable, très différent », va réveiller des légendes ancestrales et perturber la société – constituée de castes très rigides – en place.

S’il comprend de nombreuses choses intéressantes, j’ai trouvé le récit parfois un peu brouillon. Certains passages sont traités un peu trop rapidement, comme la perte de l’émetteur de Twern (ce qui n’a pas l’air de vraiment le perturber), le rôle réel du Contacteur (qui semble balloté au gré des évènements et refuser mollement son rôle de prophète) et le fait que l’on n’a peu d’informations sur Lanmeur. De même, certains passages auraient pu être approfondis, lors des longs voyages pendant lesquels les personnages principaux n’ont pas l’air de vraiment interagir.
Reste une approche très intéressante des moeurs de la planète, empreinte d’humanité voire d’humanisme, et des trouvailles plutôt inattendues, comme le murketo des femmes !

Une entrée en matière qui m’a légèrement déçu, mais qui a été largement compensée par les récits suivants !

A noter aussi en fin d’intégrale des poèmes et chansons qui n’avaient pas pu trouver de place dans l’édition J’Ai Lu.

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Le Cycle de Lanmeur – Christian Léourier

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Lors de la lecture du numéro 65 de Bifrost, revue qui lui était largement consacrée, j’avais pris note de lire quelques oeuvres de Christian Léourier, écrivain français relativement peu connu (de moi, en tout cas) et peu représenté en librairie. Justement, les éditions Ad Astra ont commencé à publier l’intégralité du Cycle de Lanmeur, oeuvre phare de Léourier, sous forme de 3 volumes. Des histoires qui étaient disponibles séparément aux Editions J’ai Lu, mais n’étaient plus ré-éditées depuis des années. L’occasion de connaître un peu mieux un auteur francophone de l’Imaginaire,et d’essayer également de soutenir un des « petits » éditeurs du domaine.

Partons donc à la découverte des différentes civilisations humaines que les habitants de la mystérieuse planète Lanmeur se proposent d’étudier, fédérer voire exploiter.

Le tome I « Les Contacteurs » comprend trois romans : Ti-Harnog, L’Homme Qui Tua l’Hiver et Mille Fois Mille Fleuves et des appendices (poèmes, interview de l’auteur et bibliographie complète).

Le tome II « Les Enfants du Léthé » comprend deux romans : Les Racines de L’OubliLa Loi du Monde et la nouvelle inédite Le Secret.

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Le tome III « Les Rêveurs de l’Irgendwo » est sorti en juin 2013. Il comprend deux romans : Les Masques du Réel et La Terre de Promesse, et une chronologie complète.

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Le tome IV « Aux Origines du Rassemblement«  comprend des récits inédits (Le Procès de Gwidlon et Le Testament d’Erwan) et est paru en juin 2015.

Lanmeur tome 4 Christian Léourier

Cliquez sur les différents titres ci-dessus pour lire mes avis…

Le Dernier Chant d’Orphée – Robert Silverberg

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Présentation

Dans les temps reculés où j’étais encore lycéen, je me rappelle avoir lu une grande partie des livres traitant de mythologie du CDI de mon lycée. Ah, la collection « Contes et Légendes » éditée par Nathan ! Cela a dû jouer dans le choix de mes lectures actuelles de fantasy, car ces histoires-là ne sont-elles pas après tout une version moderne des aventures mythologiques qui ont fasciné nos aïeux ?

Alléché par la superbe couverture de Benjamin Chaignon, par la belle édition d’ActuSF mais surtout par la vision que pouvait avoir Robert Silverberg du mythe d’Orphée, je me suis donc replongé dans ce récit épique grec. Lire la suite Le Dernier Chant d’Orphée – Robert Silverberg

Challenge « Je lis des nouvelles et des novellas »

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Si vous passez parfois sur ce blog, vous savez peut-être que j’aime lire des novellas (sortes de courts romans) ou des nouvelles, de temps en temps, entre les pavés auxquels nous ont habitué les auteurs de l’imaginaire, en fantasy surtout. Cela fait une pause, c’est pratique quand on a peu de temps pour lire, et c’est aussi un bon moyen de découvrir des auteurs.

Lune, sur son blog, a eu la bonne idée de lancer un challenge pour mettre à l’honneur ce type de récits. Il démarre le 12.12.12 et se termine le 11.12.13 (waouh, quelles dates !) .

Je vais tenter de décrocher le titre très honorifique de « Joyeux Lecteur », donc 12 nouvelles et des novellas sur la durée du challenge (un recueil compte pour un point, sinon ce serait trop facile). Voire mieux, mais ne soyons pas trop gourmand…

J’éditerai ce message au fur et à mesure pour mettre à jour mon avancement.

Challenge fini et objectif dépassé, je suis devenu un « Joyeux lecteur » !

  1. Skin Trade – G.R.R. Martin
  2. Contrepoint (Anthologie)
  3. Le Secret – Christian Léourier
  4. La Dette – Thoma Geha
  5. Roma Aeterna – Robert Silverberg (recueil)
  6. Utopiales 2012 – Anthologie (recueil)
  7. Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski (recueil)
  8. Bifrost 70 (revue)
  9. Conan : intégrale 1 – Robert E. Howard (recueil)
  10. Des Nouvelles de Ta-Shima  – Adriana Lorusso (recueil)
  11. Réalités Virtuelles – Pierrick Messien (recueil)
  12. Les Coups de Coeur des Imaginales (recueil)
  13. La Terre Mourante, Intégrale 1 – Jack Vance (recueil)
  14. Sales Bêtes (recueil)
  15. Bifrost 72 (revue)
  16. La Chasse Sauvage du Colonel Rels – Armand Cabasson (recueil)
  17. Jésus contre Hitler, épisode 1 : Zombies Nazis en Sibérie – Neil Jomunsi
  18. Croisades – Jack Vance (recueil)

Le Sabre de Sang tome 1 – Thomas Geha

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Présentation

Cela faisait un moment que je voulais lire un roman de Thomas Geha (dont je suis régulièrement le blog), et quoi de mieux qu’une épopée d’héroïc fantasy pour cela ?

Résumé (source éditeur)

Mon nom est Tiric Sherna. J’ai survécu à la guerre. Mais la défaite que vient de   subir mon peuple, les shaos, me laisse un sale goût dans la bouche, comme une envie de   vengeance. Les qivhviens – des reptiliens belliqueux- nous ont massacré ou pire encore, réduit en esclavage. Une caravane nous convoie vers Ferza, la capitale de l’Empire qivhvien. Là-bas, dans ce nid de vipères, les plus forts d’entre-nous seront destinés aux arènes, spectacles dont sont si friands ces satanés serpents. Autant dire que je suis voué à une mort certaine…

Mais je suis un shao ! Et un jour viendra, je le jure, où nous nous relèverons et vaincrons l’ennemi. Oui, un jour, j’aurai ma revanche !

L’auteur (source éditeur)

Thomas Geha est né en 1976 en Bretagne. Il est l’auteur d’une vingtaine de nouvelles parues dans diverses revues et anthologies. Après deux romans post-apocalyptiques publiés aux éditions Black Coat Press, écrits en hommage à son écrivain fétiche, Julia Verlanger, il s’essaie à la fantasy avec ce diptyque du Sabre de Sang. On y retrouve toute la gouaille de son idole mais aussi l’inventivité et l’imagination d’auteurs comme Jack Vance ou Laurent Genefort.

Mon avis

Le Sabre de Sang nous plonge en pleine épopée de fantasy, dans un monde en guerre, à feu et à sang, où la nation qivhienne étend son empire au détriment de ses voisins. Le héros, Tiric Sherna, du côté des vaincus, devra survivre alors qu’il a été fait prisonnier par ses ennemis.

Une histoire assez classique, avec un guerrier puissant, des ennemis vraiment méchants (ce sont des hommes-serpents, hein !), des combats dans l’arène et une fuite éperdue. Mais Thomas Geha ajoute à cette trame déjà lue et relue quelques zetes d’originalité, comme ces femmes (ou femelles ?) parfois ambiguës et troublantes, un zeste de magie avec un personnage hébergeant un parasite qui le soigne, des noms inventés pour les animaux ou les plantes…

Un court roman qui se lit d’une traite, rempli de combats et de rebondissements, et qui constitue du coup une lecture divertissante. La fin, et la découverte du fameux sabre, excite la curiosité et donne envie de lire la suite. Que demander de plus ?

Bonus appréciable, un lexique en fin d’ouvrage vient compléter l’univers créé par l’auteur (une carte aurait également été agréable). Seul petit bémol, le prix un peu élevé (19 euros).

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La Compagnie Noire, tome 2 : Le Château noir – Glen Cook

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Présentation

Après un premier tome des Annales de la Compagnie Noire plutôt réussi, j’avais hâte de lire la suite des aventures de ces mercenaires peu recommandables !

Résumé (source éditeur)

D’étranges disparitions se succèdent dans la ville de Génépi : cadavres et vivants se volatilisent, proies d’un mystérieux commerce nocturne. Y aurait-il un rapport avec le château noir, cette sombre éminence qui domine la ville, cette verrue monstrueuse qui semble croître de jour en jour ? Possible… La Dame, elle, semble prendre la menace très au sérieux et dépêche la Compagnie sur place pour voir de quoi il retourne. Coincée entre l’horreur qui grandit aux abords du château et sa peur de la Dame, la légendaire Compagnie noire pourrait bien envisager pour la première fois de son histoire de rompre son contrat et de sérieusement redéfinir ses allégeances…

L’auteur (source éditeur)

Glen Cook est né à New York en 1944. Il a vécu à Columbus dans l’Indiana, à Rocklin en Californie et à Columbia dans le Missouri, où il fait des études de psychologie et participe à des ateliers d’écriture. Son premier roman paraît en 1972. Il travaille longtemps pour General Motors puis se consacre entièrement à l’écriture, à partir de 1997. Glen Cook vit aujourd’hui à St Louis avec sa femme Carol et leurs trois enfants. Il participe activement aux conventions de science fiction, et rêve de former un groupe de rock’n’roll avec ses enfants.

Auteur de science fiction depuis les années 1970, il a publié de nombreux cycles, dont Dread Empire et Star Fisher (dédié à Richard Wagner), et créé le détective Garret qui évolue dans un univers de science-fiction fantastique influencé par le roman noir. Mais, c’est avec le cycle de La Compagnie Noire que Glen Cook rencontre le succès public et l’enthousiasme des lecteurs.

Mon avis

Retour dans le monde de la Compagnie Noire avec ce deuxième tome des récits qui lui sont consacrés. Le Château Noir, loin d’être aussi épique que le premier volume, commence au contraire de façon bien plus intimiste.

Un rythme plus lent qui s’intéresse de près aux personnages. Que ce soit Toubib, le rédacteur des annales de la Compagnie, ou Marron Shed, un aubergiste qui va se trouver mêlé de près à la mystérieuse construction du Château Noir et tenir un rôle clé dans le récit. Une première partie que j’ai trouvé moins prenante, peut-être à cause du rôle somme toute secondaire qu’y joue la Compagnie Noire.

Les événements s’accélèrent vers la fin du roman, avec de grands bouleversements qui vont marquer les personnages. Le mystère qui entoure le Château est dévoilé, les combats commencent et les magiciens s’activent ! Les Asservis sont bien sûr de la partie, et la Compagnie paiera un lourd tribut, avant de se retrouver grandement bouleversée (à tous points de vue). Une fin de tome que j’ai préféré, peut-être parce que j’y ai retrouvé ce que j’avais aimé dans le premier livre, une fantasy sombre, cynique et désabusée.

Le troisième tome m’attend déjà, il conclut le cycle des Livres du Nord

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Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps – Laurent Queyssi

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Présentation

Acheté au festival de la SF de Lyon, et dédicacé gentiment par l’auteur, voici un recueil de nouvelles dont le titre, assez… particulier, m’intriguait depuis un moment !

Résumé (source éditeur)

À Hollywood, un scénariste de série télévisée affronte un de ses collègues en duel. L’enjeu : la suite de leur histoire. L’arme choisie : une borne d’arcade de Pac-man.

Dans la banlieue infinie d’Alex et Marc, tout le monde est affilié à une marque et le gigantesque centre commercial représente la source de toute vie. Seule solution pour des ados privés du futur promis, trouver une drogue synthétisant le sense of wonder.

Sugarmaim, le groupe mythique des années 1990, se reforme sur fond de conspiration extraterrestre. Quel rapport entre le rock’n’roll et les civilisations galactiques qui nous observent ?

Auteur de plusieurs romans, essais et bandes dessinées, Laurent Queyssi signe ici son premier recueil de nouvelles, huit récits qui sont autant de visions obliques et décalées des mondes qui nous entourent.

L’auteur (source Wikipedia)

Laurent Queyssi est un traducteur et écrivain de langue française, né en 1975 à Marmande.
Il a publié deux romans, Neurotwistin’ (Les Moutons Électriques, 2006), L’Héritier du chaos (Mango, 2008) ainsi qu’un essai sur l’agent 007, Les Nombreuses Vies de James Bond (Les Moutons Électriques  2007). Après, Sous la Montagne, en 2008 chez Soleil, sa deuxième bande dessinée Blackline est parue en 2011 au Lombard. En 2012 il publie son premier recueil de nouvelles, Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps, et un thriller jeunesse, Infiltrés !, aux éditions Rageot.
Il travaille actuellement sur une série en bédé qui réinvente l’histoire du XXème Siècle, La Section infini et sur un polar situé dans le sud profond. Il fait également partie du comité éditorial de la revue Angle Mort et tient la chronique bédé/littérature dans l’émission + ou – geek.

Mon avis

Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps comprend 8 nouvelles de Laurent Queyssi, allant de 1999 à 2011, dont une inédite. Avec des thèmes qui reprennent l’éclectisme de l’auteur, comme les extra-terrestres, les univers parallèles, le rock, les jeux vidéos, les séries TV ou le cinéma ! Un vrai geek, non ?

Parmi celles-ci, j’ai plus particulièrement aimé les suivantes :

  • Sense of wonder 2.0 : la vie quotidienne de jeunes dédiés à des marques commerciales, dans des banlieues standardisées, et qui se rendent compte qu’ils n’auront pas le futur dont ils rêvaient.
  • Fuck City : une vision décapante de la découverte, puis de la visite des univers parallèles !
  • Rebecca est revenue : une pincée de poésie et d’amour pour lutter contre la tentation d’une vie uniquement virtuelle.
  • Planet of Sound (co-écrit avec Jim Dedieu) : une nouvelle écrite sous forme d’articles de journaux pour raconter les hauts et les bas d’un groupe de rock, musique sur laquelle les aliens se basent pour savoir si les humains sont dignes d’être contactés !
  • Nuit noire, sol froid : inspirée par la sonde Voyager, et par les premiers riffs du rock, un récit de voyage spatial, qui oppose histoire et imagination.

Difficile de résumer ces nouvelles, sans trop les déflorer. Malgré les thèmes qui sont souvent insolites – voire farfelus – a priori, ces histoires sont très bien écrites et l’idée de base s’intègre logiquement dans le récit !

Un bon recueil signé ActuSF, avec une présentation de chaque texte par l’auteur. Dommage que la préface de Xavier Mauméjean, sous forme d’exercice de style, soit déroutante, voire obscure. Mais c’est un détail qui ne doit pas détourner le lecteur de cet auteur que j’ai découvert à cette occasion, et que j’espère bien lire à nouveau très vite.

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Utopiales 2012

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Je ne serais pas, cette année encore, aux Utopiales qui commencent demain à Nantes, et durent jusqu’au 12 novembre (le site est par là). Pas de congés, pas de sous !

Mais je le regrette, et je suivrai de près les tweets, messages Facebook, les articles et podcasts que mes collègues blogueurs consacreront à ce festival de la SF. En attendant de recevoir l’Anthologie que j’ai pré-commandée chez ActuSF avec, je l’espère, les dédicaces des auteurs présents ! (retrouvez d’ailleurs ici mon avis sur l’Anthologie des Utopiales 2011).

Sans oublier la remise du prix des blogueurs Planète-SF (dont le forum est hautement recommandable^^) qui aura lieu le samedi 10 novembre !

J’irais un jour, j’irais…

Bifrost 68

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Le nouveau Bifrost vient de sortir, avec au sommaire un gros dossier sur Ian McDonald, auteur dont je n’ai lu que le premier roman, Desolation Road, une oeuvre carrément déjantée qui m’avait laissé perplexe. La lecture des pages qui lui sont consacrées, avec sa bibliographie détaillée, ainsi qu’une longue interview, m’amène à me demander si ses productions, complexes et atypiques, ne sont pas trop exigeantes pour moi 😉

Lire la suite Bifrost 68

Hunger Games – Suzanne Collins

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Présentation

Etant passé complètement à côté du « phénomène », en grande partie volontairement d’ailleurs, je ne m’y suis intéressé que très récemment à l’occasion de la sortie du film qui a été adapté du roman. Et puisqu’il s’agit d’un copié/collé, je vous propose une critique unique du film et du livre Hunger Games !

Résumé (source éditeur)

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l’arène : survivre, à tout prix.
Quand sa petite soeur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n’hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature…

L’auteur (source Livraddict)

Suzanne Collins est une écrivain et auteur américaine qui écrit depuis vingt ans des scénarios de programmes de télévision pour la jeunesse. Elle a connu un grand succès grâce à ses romans de la trilogie The Hunger Games, après avoir écrit plusieurs livres de fantasy.

Mon avis

N’étant pas le coeur de cible du roman, publié en Pocket Jeunesse, j’avais soigneusement évité Hunger Games, malgré le fait que les livres traînent à la maison, dans les mains des mini-Xapurs. Le résumé, avec cette histoire de combat entre adolescents sous les yeux des caméras de télévision, me paraissait bien peu original. Cela me rappelait le film d’Yves Boisset « Le Prix du Danger », ou encore le livre « Running Man » de Stephen King (on l’a aussi beaucoup comparé au film japonais « Battle Royale » mais je ne l’ai pas vu). Bref, une vieille recette remise au goût du jour…

Ayant eu l’occasion de voir le film, j’en ai profité pour « m’instruire ». Le résultat est correct, et là où je craignais une édulcoration pour midinettes, j’ai été plutôt agréablement surpris par le fait que l’histoire n’était pas trop niaiseuse. Certes, elle met en scène des ados et il y a bien une romance, mais ce n’est pas aussi manichéen qu’on pourrait le penser. Et l’héroïne est plus rebelle que prévu. Un rôle endossé par Jennifer Lawrence, que j’avais déjà vu dans l’excellent X-Men Le Commencement. (Tiens, vous saviez que j’anime un blog sur les super-héros ? Hem…)

Bref, le film étant un divertissement acceptable, je suis passé au livre, après tout c’est un blog consacré à mes lectures, ici ! Court, plutôt rythmé, celui-ci se lit rapidement et ne réserve plus guère de surprise à ceux qui ont vu le film (la réciproque est vraie, du coup !). Certes, il y a des différences, liées à l’adaptation, qui sont nécessaires pour rendre le visuel peut-être plus spectaculaire. Et le roman est écrit à la première personne, au présent, on est donc dans la tête de Kadniss, la jeune héroïne, chose rendue difficile au cinéma.

Il reste un peu dommage que le monde ne soit pas plus détaillé, mais c’est sans doute cette volonté de centralisation et d’identification à l’héroïne qui l’imposait. Peut-être en apprend-on plus dans les autres volumes de la trilogie, puisqu’il y a eu deux suites ? Sans déplaisir, mais sans priorité aucune, peut-être les lirais-je à l’occasion, car Hunger Games, loin d’être l’horreur YA que je craignais, se révèle être un divertissement correct, que l’on parle du film ou du livre.

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