La Stratégie Ender (le cycle d’Ender 1) – Orson Scott Card

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Présentation
Après pas mal de pavés, j’avais envie d’un court roman. Et quoi de mieux que celui-ci, moins de 400 pages, mais Prix Nebula 1985 et Hugo 1986, excusez du peu !

Même s’il est titré comme étant le tome 1 du Cycle d’Ender, la Stratégie Ender se suffit à lui seul et n’exige pas de continuer la série.

Résumé (source éditeur)

Il y a cinquante ans, la flotte terrienne a réussi â repousser l’attaque des doryphores… Aujourd’hui pourtant, une nouvelle invasion menace.

Un programme militaire pour la formation des futurs commandants de la flotte est en cours, mais le temps est compté. Parmi les élèves-officiers – tous des surdoués, Andrew Wiggin, dit Ender, focalise toutes les attentions. Appelé a devenir un puissant stratège, il est le jouet des manipulations de ses supérieurs depuis sa naissance… Et cela le dépasse.

Car c’est entre ses mains que repose le sort de l’humanité.

Et Ender n’a que six ans.

L’auteur (source Livraddict)

Orson Scott Card (né le 24 août 1951 à Richland dans l’État de Washington) est un écrivain de science-fiction américain s’étant notamment illustré dans le sous genre de la fantasy .

Il reçut les prix Hugo et Nebula deux années consécutives, au titre de son Cycle d’Ender, ce qui constitue une première dans l’histoire de la science-fiction.

Né dans l’État de Washington aux États-Unis, il a été missionnaire au Brésil. Il est membre de l’Église de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours (mormons) et enseigne actuellement à Salt Lake City.

En 1977, il publie une première nouvelle, pour laquelle il obtient le prix John Campbell (meilleur nouvel auteur en science-fiction). En 1979, il publie son premier roman, Une planète nommée trahison.

En 1985, il publie la Stratégie Ender, récompensé à la fois par le prix Hugo et par le prix Nebula. La suite de ce roman, la Voix des morts, reçoit à nouveau le prix Hugo et le prix Nebula, une première dans l’histoire de la science-fiction.

Au cours des années 1990, il participe à la réalisation de plusieurs jeux vidéos chez LucasArts comme Loom, The Dig ou The Secret of Monkey Island.

Malgré le succès du cycle d’Ender, cet auteur est plutôt orienté vers la fantasy.

En 2005, il scénarise deux mini-séries de comics Ultimate Iron Man pour Marvel Comics dessinées par Adam Kubert et Pasqual Ferry.

On peut noter également qu’il est le père d’un enfant handicapé, ce qui a accentué sa tendance à l’empathie, et son souci des points de vue dans son écriture.

Mon avis

Très curieusement, j’ai eu un peu de mal à rentrer dans la lecture de ce roman. Le début m’a semblé assez peu attractif, peut-être est-ce dû à l’atmosphère de paranoïa que l’on ressent. En effet, le héros, Ender, est surveillé constamment par des hommes qui épient, décortiquent chacun de ses gestes, et le manipulent. Et malgré son jeune âge, 6 ans, il est soumis à un traitement plutôt extrême ! Arraché à ses parents, maltraité par ses camarades, poussé sans cesse vers une excellence dont on se prend parfois à douter…

Difficile par ailleurs de ressentir que le personnage a réellement cet âge, puisqu’il est surdoué, traité comme un adulte, qu’il raisonne et parle tel quel.  Seuls quelques courts passages font allusion à son jeune âge.

Enfin, j’ai trouvé au roman quelques longueurs notamment dans la description des simulations de combat, l’auteur décrivant des manœuvres d’exercices qui m’ont paru assez peu intéressants.

Malgré tout, la seconde moitié du livre rattrape ces points négatifs, avec notamment un twist bien vu qui m’a agréablement surpris. La fin est assez ouverte pour pouvoir passer aux romans suivants si on le souhaite (il y a en tout 4 tomes). Pas sûr quand même que ce soit mon cas…

La Stratégie Ender est un bon roman de S.F. qui brasse plusieurs thèmes passionnants. Notamment, la manipulation des individus, bien sûr, dont on peut se demander si elle est justifiée ou pas. Mais aussi les médias, qui sont admirablement détournés à la fois par les gouvernements et le frère et la soeur d’Ender ! Et bien sûr la notion de guerre totale que se livrent les humains et les extra-terrestres même si le roman n’est pas basé sur l’action pure, mais sur la psychologie.

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Les avis de LorkhanPetitePom’Jae_Lou – …

3001, Odyssée finale – Arthur C. Clarke

3001 Odyssee finalePrésentation

Dernier volet de la tétralogie liée à 2001, Odyssée de l’espace, voici venir 3001, Odyssée finale, écrite en 1997 par un Arthur C. Clarke alors âgé de 80 ans.

Après avoir prolongé la vie de Heywood Floyd, voici maintenant que Clarke fait carrément revenir sur le devant de la scène Frank Poole, l’un des co-équipiers de Dave Bowman dans 2001 !

Un héros à l’image du roman, victime d’un acharnement thérapeutique ?

Résumé (source éditeur)

En 3001, Frank Poole, l’un des deux pilotes de l’astronef Discovery et héros de«2001, odyssée de l’espace», est retrouvé dans l’espace par un prospecteur. Poole a survécu à mille ans d’hibernation, et ranimé et soigné, découvre l’univers au début du quatrième millénaire.

L’auteur (source éditeur)
Arthur C. Clarke est né en 1917 en Angleterre, membre de l’Académie astronautique, Arthur C.Clarke vit au Sri Lanka. Unanimement reconnu comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction du siècle, son esprit visionnaire s’est exprimé dans plus de cinquante livres traduits en trente langues et récompensés par des prix prestigieux.

Mon avis
Objectif double dans cette histoire. D’abord, A.C. Clarke s’amuse à imaginer le futur de l’humanité, en extrapolant par rapport à ce qu’on connait à notre époque. Et pour ce, quoi de mieux que de prendre un humain « moderne » et de le transposer dans 1000 ans ? Amusant certes, mais guère passionnant.

Et puis bien sûr il faut continuer la saga d’origine, avec cette fois un Franck Poole qui va à son tour aller explorer la lune Europe, berceau de nouvelles formes de vie.
Clairement, ce roman est une déception, avec un auteur qui brode parce qu’il ne sait plus quoi raconter. La fin le prouvera d’ailleurs, puisqu’on termine la saga sur un piratage des monolithes par les hommes, frappant « préventivement » les êtres supérieurs qui pilotent ces machines par crainte d’une éradication…

Qui sont ces êtres, a-t’on raison de les craindre, quel jugement portent-ils sur l’espèce humaine ? Tant de questions qui resteront sans réponses et qui, du coup, amoindrissent considérablement l’intérêt de cette suite.

Au final, une saga qui démarre en trombe avec 2001, se poursuit agréablement avec 2010 puis sombre complètement en 2061 et 3001. Preuve que même avec un auteur talentueux comme A.C. Clarke, rien ne sert d’étirer indéfiniment une bonne idée de départ…

Millenium 1 : les hommes qui n’aimaient pas les femmes – Stieg Larsson

millenium-1 les Hommes qui n'aimaient pas les Femmes

Présentation

On ne peut pas dire que je sois fan de romans policiers, j’ai souvent l’impression de lire et relire la même chose à chaque fois.

J’avais donc, comme tout le monde, entendu parler de la saga Millenium, composée de 3 livres et d’autant de films (en attendant le remake du premier que les américains préparent). Mais sans m’en préoccuper plus.

Et puis je me suis retrouvé un jour de vacances sans lecture, et ce tome était disponible, en version poche qui plus est. C’est le tome 1, l’occasion de me faire un avis…

Résumé (source éditeur)

Ancien rédacteur de Millénium, revue d’investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d’une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu’un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires.

Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu’il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu’au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.

Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l’écorchée vive vont résoudre l’affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu’il faudrait peut-être taire.

A la fin de ce volume, le lecteur se doute qu’il rencontrera à nouveau les personnages et la revue Millénium. Des fils ont été noués, des portes ouvertes.

L’auteur (source éditeur)

Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l’économie et des reportages deguerre en Afrique, était le rédacteur en chef d’Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme.

Il est décédé brutalement, en 2004, d’une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois volumineux tomes de la trilogie Millénium.  En janvier 2011, Eva Gabrielsson, la compagne de Stieg Larsson, signe le récit de leur histoire commune sous le titre « Millénium, Stieg et moi ».

Mon avis

« Millénium 1 – Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » est un roman policier atypique. D’ailleurs son titre lui-même l’atteste. Sa longueur, aussi, pas loin de 700 pages. Ceci se ressent dans le début du récit, un peu long au démarrage. L’auteur nous présente tranquillement les personnages, avec de nombreux détails, et l’intrigue semble s’orienter vers une affaire économique avant de basculer enfin vers le policier.

Un cadre dépaysant, la Suède sous la neige une grande partie du roman, le froid, et bien sûr les noms locaux qui changent agréablement des romans policiers ancrés aux USA. Là, on imagine sans peine le souffle du blizzard et les congères de neige !

Dépaysants aussi, les personnages. Entre un journaliste qui fréquente une femme mariée avec l’accord du mari de celle-ci, une maigrichonne surdouée et asociale, un vieux baron d’industrie qui méprise sa famille, on a droit à un panel assez inhabituel. Et s’ils sont peu communs, les protagonistes deviennent carrément attachants…

Parfois mollassonne parce que plombée par des descriptions trop longues, l’histoire se révèle surprenante et terrible, et tient le lecteur en haleine jusqu’à son dénouement.
Ce qui rend la fin du roman d’autant plus longue, qu’on se ré-oriente vers le scandale financier du début, écartant la partie policière dès qu’elle est résolue, pour poursuivre pendant encore quelques dizaines de pages. A moins que l’auteur ne veuille par là préparer la transition vers le tome 2…

Malgré les défauts que je lui ai trouvé, Millenium est donc un roman policier que j’ai apprécié bien que je ne sois pas habituellement fan de ce style. Et ceci grâce à des personnages intéressants, que j’ai eu envie de retrouver ensuite.

D’ailleurs le tome 2 est dans ma pile de lecture…

Dommage que l’éditeur n’ait publié en poche que ce premier tome, les 2 suivants sont en grand format, ce qui jure dans ma bibliothèque (je suis râleur, je sais…).

2061 Odyssée trois – Arthur C. Clarke

2061 odyssee trois par A.C. Clarke

Présentation
Dans la foulée de 2010, Odyssée deux, voici le troisième tome de la saga regroupée dans l‘Omnibus consacré à A.C. Clarke et à la célèbre saga 2001.
On retrouve ici Heywood Floyd en 2061, toujours bon pied bon oeil malgré son centenaire, pour aller cette fois explorer à la fois la comète de Halley et la banlieue de Jupiter !

Résumé (source éditeur)
Le message légué à l’humanité était clair : Europe est une planète interdite. Car depuis la transformation de Jupiter en un nouveau soleil, en 2010, celle-ci devient le berceau d’une nouvelle forme de vie. Ses secrets pourraient éclairer les hommes sur les origines de l’univers mais… Ainsi en a voulu la mystérieuse intelligence qui signe son passage dans le système solaire d’un monolithe noir. Or voici que deux événements capitaux surviennent sur Europe : une gigantesque montagne, le mont Zeus, apparaît brusquement, tandis qu’un vaisseau en perdition est contraint de s’y poser, transgressant l’interdit. Ultime prélude au chaos, ou prémices d’une incroyable révélation ?

L’auteur (source éditeur)
Arthur C. Clarke est né en 1917 en Angleterre, membre de l’Académie astronautique, Arthur C.Clarke vit au Sri Lanka. Unanimement reconnu comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction du siècle, son esprit visionnaire s’est exprimé dans plus de cinquante livres traduits en trente langues et récompensés par des prix prestigieux.

Mon avis

Que penser de cette suite… dispensable ? On y retrouve les forces et les faiblesses de Clarke. A l’époque de l’écriture de ce livre (1987), Clarke a 70 ans…

Il reste un talent certain pour conter des histoires basées dans l’espace. Ici, grâce aux avancées de la science, son héros peut aller explorer la comète de Halley en se posant dessus, avec un équipage digne d’un roman de Jules Verne: des célébrités plus ou moins loufoques qui se baladent dans l’espace. Une marotte de l’auteur qui le conduit à cette déviation par rapport au fil conducteur de l’épopée initiée avec 2001.

Puis c’est le retour à la saga, avec les péripéties à la surface de la lune jovienne Europe. Malgré l’interdiction imposée aux hommes par les « jardiniers de l’espace » de s’y poser, via leur émissaire Dave Browman, force est de constater qu’il n’arrive rien à ceux qui transgressent cette règle.

Ce n’est là qu’une des faiblesses de l’histoire, dont on se demande finalement à quoi elle sert et où Clarke veut en venir. Faire réellement avancer sa saga… ou remplir son compte en banque ? Et s’il se fait peut-être plaisir à poursuivre son épopée, et à imaginer par exemple une montagne composée de diamant brut, je n’ai guère aimé ce roman, bien écrit mais parfaitement creux. Quant aux extra-terrestres indigènes Europe, ils remportent la palme des  créatures les moins intéressantes qui peuplent les livres de S.F. que j’ai lus depuis pas mal d’années.

Dans ces conditions, fallait-il encore poursuivre l’histoire avec 3001, Odyssée finale ? Réponse sous peu, ici même !

Le Trône de Fer (Intégrale tome 1) – George R.R. Martin

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Présentation
Ayant beaucoup entendu parler récemment du Trône de Fer à l’occasion de la première saison de la série TV qui en est adaptée, je me suis donc penché sur cette saga, que je n’avais jamais démarré notamment faute de trouver en librairie le tome 1.

Il faut dire aussi que savoir qu’elle est parue en douze tomes en France, correspondant aux 4 premiers des 7 tomes prévus aux USA par l’auteur. Et que les deux derniers tomes américains ne sont pas encore parus, tout çà m’avait quand même un peu refroidi.

Ce premier volume de l’Intégrale du Trône de Fer, la saga fleuve de G.R.R. Martin, reprend le découpage initial de l’auteur, et correspond au premier roman (A Game of Thrones) publié auparavant en France en deux volumes (tome 1: Le Trône de Fer et tome 2: Le Donjon Rouge).

Pour tout savoir sur la saga, j’ai découvert un site/blog/forum très complet, La Garde de Nuit, avec 5 ans d’existence !

Résumé (source éditeur)
Le royaume des sept couronnes est sur le point de connaître son plus terrible hiver : par-delà le mur qui garde sa frontière nord, une armée de ténèbres se lève, menaçant de tout détruire sur son passage. Mais il en faut plus pour refroidir les ardeurs des rois, des reines, des chevaliers et des renégats qui se disputent le trône de fer, tous les coups sont permis, et seuls les plus forts, ou les plus retors s’en sortiront indemnes…

L’auteur (source éditeur)
George Martin : scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, il est aussi l’auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Dans la lignée des Rois maudits et d’Excalibur, Le trône de fer, dont voici le premier volet de l’édition intégrale, est une grande saga épique, actuellement en cours d’adaptation en série télévisée par la chaîne HBO.

Mon avis
Un excellent livre que ce Trône de Fer, complexe, cruel et âpre !
Avec de nombreux personnages, pour lesquels la liste figurant au début de l’ouvrage est d’ailleurs un peu légère ! Et chaque chapitre est centré sur l’un d’eux, comme à la manière d’un puzzle qui fait ainsi avancer peu à peu l’intrigue.
Construction frustrante également, car on aimerait à chaque fois poursuivre l’aventure de chacun !
Tous ces destins sont entremêlés, et ce n’est pas un hasard car l’auteur est un scénariste de séries TV (j’ai d’ailleurs lu sur un site que le Trône de Fer était comparé à un « Dallas au Moyen-Age », il faut reconnaître qu’il y a un peu de çà…).

Chaque héros est susceptible de mourir à chaque page, l’auteur ménage ses effets pour maintenir le suspens, puis nous assène un coup de théâtre stupéfiant, c’est franchement très bien fait.

Quant à la forme, elle est un peu spéciale. Une construction de phrase parfois assez particulière, des formules alambiquées, et des mots archaïques, tout cela semble en large partie imputable au traducteur. Personnellement, j’ai beaucoup aimé mais elle semble diviser les lecteurs.
Enfin, une petite note sur la fantasy présente en arrière-plan. Avec les créatures qui hantent le Mur, ou encore le souvenir des derniers dragons, elle joue dans ce tome un rôle annexe et n’est pas le sujet principal du roman, qui est solidement ancré dans un univers médiéval brutal et sans fioritures.

Un très bon livre, j’ai acheté le tome 2 sans hésiter un instant !

Et rappelez-vous: « l’hiver vient… »

2010 Odyssée deux – Arthur C. Clarke

2010 odyssee deux

Présentation
Après des années de « résistance », Clark donne une suite au chef d’oeuvre qu’est 2001 l’Odyssée de l’espace. Le fallait-il ? En tout cas, 2010 aura lui aussi été adapté au cinéma, avec bien moins de succès…

Résumé (source éditeur)
Qu’est-il arrivé au Discovery depuis son contact avec le grand monolithe noir ? Pourquoi l’ordinateur HAL 9000 en a-t-il éliminé l’équipage ? Qu’a découvert Dave Bowman par-delà la porte des étoiles ? Neuf ans plus tard, le vaisseau Alexeï Leonov emporte vers Jupiter un équipage composé de Russes et d’Américains pour donner à la terre les réponses attendues.
Mais leur cohabitation est difficile, d’autant que l’affection du Dr Chandra, créateur de HAL, pour son ordinateur risque de les mettre tous en danger. Et de plus, sans qu’ils le sachent, quelqu’un les surveille : l’enfant des étoiles, l’être qui voyage à travers le temps et l’espace…

L’auteur (source éditeur)
Arthur C. Clarke est né en 1917 en Angleterre, membre de l’Académie astronautique, Arthur C.Clarke vit au Sri Lanka. Unanimement reconnu comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction du siècle, son esprit visionnaire s’est exprimé dans plus de cinquante livres traduits en trente langues et récompensés par des prix prestigieux.

Mon avis
Dave Bowman ayant disparu à la fin de 2001 l’Odyssée de l’espace, A.C. Clarke n’a d’autre choix, pour poursuivre sa saga, que de trouver un autre héros. Ce sera chose faite avec Heywood Floyd, un des premiers à avoir contemplé le monolithe de la Lune, qui rempile pour aller voir celui de… Jupiter (eh oui, suite au succès du film, infidèle par rapport au livre sur ce point, Clarke a déplacé l’action de Saturne à sa grande soeur !).

On sourira au passage sur la clairvoyance de l’auteur à avoir prévu une collaboration (forcée) américano-russe, et l’arrivée de la Chine, représentant les « pays émergents » de l’espace. Un des protagonistes, le créateur de HAL, est d’ailleurs d’origine indienne.

Un des sujets majeurs du roman est fort logiquement les préparatifs de la réactivation de l’ordinateur fou par une nouvelle expédition. L’influence du film 2001 par Kubrick, avec la fameuse séquence mettant en scène HAL, a marqué les esprits ! Mais j’ai trouvé que cette partie n’était pas très stressante. Clarke n’a vraiment pas voulu faire un thriller mais plutôt essayé de poursuivre son histoire, affaire difficile quand on a quasiment transformé son héros en dieu^^.
Un challenge en partie réussi lors de la dernière partie du livre. L’expédition vers le monolithe géant, à proximité de Jupiter, le retour (ou presque…) de Bowman, leurs rôles respectifs dans le grand dessein des « jardiniers de l’espace » , tout cela est bien plus intéressant, en fait.

Et le livre se termine en apothéose avec un final… flamboyant 😉

Alors disons-le carrément, 2010 Odyssée deux n’a pas le souffle épique du chef d’oeuvre 2001, loin de là, mais grâce à un héros sympathique et aux talents de conteur de Clarke, il est un bon divertissement.

2001, l’Odyssée de l’espace – Arthur C. Clarke

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Présentation
2001, l’Odyssée de l’espace est surtout connu pour être un film à succès de Stanley Kubrick. Succès mérité, certes, tant le film a de qualités et a marqué son époque (1968). Mais on oublie généralement qu’il s’agit d’un travail en collaboration avec A.C. Clarke, auteur de science-fiction renommé, que Kubrick est allé chercher. Le livre présenté ici n’est pas un novélisation du scénario que Kubrick et Clarke ont écrit ensemble, et qui a été constamment remanié par le réalisateur en cours de tournage. Mais plutôt la version que Clarke aurait souhaité voir à l’écran…

Résumé (source éditeur)
Le vaisseau Explorateur 1 est en route vers Saturne. A son bord, deux astronautes et le plus puissant ordinateur jamais conçu, Carl 9000.
Cinq ans plus tôt, un étrange monolithe noir a été découvert sur la Lune. La première preuve d’une existence extraterrestre. Et bien longtemps avant, à l’aube de l’humanité, un objet similaire s’était posé sur Terre et avait parlé aux premiers hommes.
Un nouveau signe de cette présence a été détecté aux abords de Saturne. Que sont ces mystérieuses sentinelles ? Quel message doivent-elles délivrer ?
Nous sommes en 2001. L’humanité a rendez-vous avec la porte des étoiles, aux confins du cosmos…

L’auteur (source éditeur)
Arthur C. Clarke est né en 1917 en Angleterre, membre de l’Académie astronautique, Arthur C.Clarke vit au Sri Lanka. Unanimement reconnu comme l’un des plus grands auteurs de science-fiction du siècle, son esprit visionnaire s’est exprimé dans plus de cinquante livres traduits en trente langues et récompensés par des prix prestigieux.

Mon avis
Difficile de lire le livre sans penser aux images du film, tant les deux se rapprochent.
Découpé en plusieurs séquences, l’histoire nous mène de la préhistoire au futur de l’humanité, avec la présence permanente et imposante du fameux monolithe noir. Acteur de notre évolution, sentinelle muette ou encore portail galactique ? Un peu de tout çà en fait…

C’est ce que découvrira le héros, après avoir affronté un ordinateur devenu fou (HAL devenu Carl en VF…). Une séquence marquante dans le  film également, qui a donné naissance à de nombreux ersatz…
La fin, complexe mais logique à la fois, pourrait clore l’histoire.  Là où Kubrick a volontairement décidé de ne pas donner d’explications, ce qui dérouta nombre des spectateurs, Clarke décrit et explique les choses, comme souvent avec cet auteur cartésien au possible. Même si toutes les réponses ne sont pas complètement données…

Cela limite forcément les suppositions, mais comblera ceux qui, comme moi, ont été un peu frustrés par la dernière partie du film !

La narration, classique, est basée sur deux nouvelles des années 50, fusionnées, intégrées, complétées dans ce récit des années 60, qui n’a finalement pas vieilli, et où la profusion de détails et de descriptions ne nuit pas à l’histoire.
Un grand classique, bien plus accessible dans cette version écrite !

A lire aussi l’avis de Jae_Lou

2001-3001, les Odyssées de l’espace – Arthur C. Clarke

2001-3001 les odyssees de l'espace - arthur c. clarke

J’aime bien le format Omnibus, j’en ai d’ailleurs quelques uns, même si le papier est un peu fin. En voyant celui-là, je me suis dit que je pourrais suivre l’intégrale de la saga 2001 d’A.C. Clarke. Personnellement, même si j’avais vu le film, je n’avais encore jamais lu le livre et je ne connaissais que 2001 et 2010 (de nom). Et je ne savais même pas qu’il y en avait d’autres. Ainsi, je vais pouvoir vous les présenter !

L’Omnibus est plutôt fourni:

Une saga née à l’origine de l’esprit du cinéaste Stanley Kubrick qui voulait faire le film de science-fiction. Et le moins qu’on puisse dire est que 2001, l’Odyssée de l’Espace est un film qui a marqué les esprits, et divisé les opinions. Je vous présenterai dans les prochains articles la version d’Arthur C. Clarke, le co-auteur du scénario, qui n’a pas hésité à expliciter ce que Kubrick a volontairement laissé à l’appréciation – ou à l’imagination – du spectateur, et à poursuivre l’histoire…

Petit conseil: ne lisez pas la préface très complète mais qui spoile une bonne partie des romans !

Au sujet des deux nouvelles : ce sont des sources d’inspirations que Clarke et Kubrick, en travaillant sur le film, ont décidé d’utiliser comme trame de base. L’une évoque une rencontre entre un homme du futur et un homme préhistorique, l’autre la découverte d’une étrange pyramide dont les hommes essayent de percer le mystère.

Deux des thèmes principaux du film…

L’Oeil du Dragon – Anne Mc Caffrey

oeil-du-dragon-anne-mc-caffreyPrésentation
Dernière histoire regroupée dans l’Intégrale 1 de la Ballade de Pernl’Oeil du Dragon se situe environ 250 ans après l’arrivée des colons sur Pern. Une chute des Fils est sur le point de se produire, et tous les habitants s’y préparent, sauf un seigneur qui ne pense qu’à s’enrichir au détriment de son peuple. On assiste donc là au développement de la société féodale de Pern, la technologie amenée par les premiers colons s’estompant au fil des siècles.
La couverture présentée ci-dessus est celle du livre disponible à l’unité, hors édition intégrale.

Résumé (source éditeur)
Quand l’Étoile Rouge arrive dans le ciel de Pern, les Fils d’argent pleuvent sur la planète, anéantissant toute vie sur leur passage. Les premiers colons l’ont appris à leurs dépens. Mais, deux cents ans après, il ne reste plus de traces concrètes du fléau, sauf les dragons de Pern, spécialement créés pour exterminer les Fils. Les chevaliers-dragons n’ont pas oublié l’art de les entraîner au combat ; et les Seigneurs Gardiens se tiennent prêts à protéger les gens. Mais les souvenirs s’effacent, les derniers ordinateurs s’éteignent, il faut réinventer le crayon et même l’enseignement oral. Le savoir se rétrécit : on cesse de raconter aux jeunes l’histoire de la Terre, même les Fils semblent bien lointains. Et quand la position de l’Étoile Rouge annonce leur retour, il y a des sceptiques, y compris, malheureusement, un Seigneur Gardien, Chadlkin de Brita, qui refuse de préparer la défense de son Fort. Une imprudence mortelle pour les habitants… à moins que les autres Seigneurs Gardiens ne trouvent une idée. Une idée pour le présent, c’est bien. Une idée pour l’avenir, c’est encore mieux : il ne faut pas qu’une pareille tragédie se reproduise.

L’auteur (source éditeur)
Anne McCaffrey, née dans le Massachussetts en 1926, est la créatrice de La Ballade de Pern, un cycle monumental qui l’a consacrée comme l’une des reines de la fantasy au même rang que Marion Zimmer Bradley. Ses romans mettent notamment en scène les chevaliers-dragons qui vivent en osmose avec leurs montures. Couronnée par de nombreux prix et grande habituée des listes de best-sellers, elle vit en Irlande, au milieu des chevaux, où elle complète l’histoire de Pern avec toujours autant de passion et d’imagination, en compagnie de son fils Todd.

Mon avis
Dans ce roman, Mc Caffrey nous présente la vie quotidienne des habitants de Pern, dans une période de transition entre la fin de l’époque des colons et le début d’une société féodale. On y trouve notamment les interactions entre les seigneurs chargés du peuple et les monteurs de dragons qui, eux, s’occupent de la défense contre l’ennemi, les Fils.  Pas évidemment de justifier leur présence et leurs privilèges quand le danger est loin, c’est d’ailleurs ce que pense un seigneur qui doute de l’approche de l’ennemi et refuse de s’y préparer.

Pour évoquer cette histoire, Mc Caffrey privilégie l’humour et la diplomatie. Point de batailles épiques, mais une résolution pacifique du dilemme. En bon fan d’heroic- fantasy, je suis donc un peu frustré: un univers médiéval-fantastique avec des dragons, et aucun combat !

A noter aussi quelques clichés dans les descriptions des personnages principaux, pas toujours très éloignés de la caricature.

Un roman qui sert donc surtout à étoffer la saga des « Origines ».

Les Dauphins de Pern – Anne Mc Caffrey

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Présentation
Les Dauphins de Pern est le second roman présenté dans l’Intégrale 1 de la Ballade de Pern, il se situe 2500 ans après l’arrivée des colons sur la planète Pern (lors du 9° passage des Fils destructeurs qui la ravagent périodiquement) et est rattaché au cycle des « Origines ».
La couverture présentée ci-dessus est celle du livre disponible à l’unité, hors édition intégrale.

Résumé (source éditeur)
Quand les premiers pionniers sont arrivés sur la planète Pern, ils n’étaient pas seuls. Des dauphins, à l’intelligence génétique accrue, sont venus avec eux ; ils ont peuplé les océans de la planète, pendant que leurs partenaires humains s’installaient sur les continents. Mais les hommes, menacés par les Fils, condamnés à une lutte désespérée pour survivre, ont fini par oublier jusqu’à l’existence de leurs amis dauphins, réduite au rang de vieille légende. Jusqu’au jour où le jeune Readis et Alemi, partis pêcher en haute mer, sont pris dans une tempête et sauvés par des créatures marines bien plus étranges pour eux que des dragons. Des créatures qui les ramènent sur le rivage et… leur parlent ! Commence alors une fantastique aventure, celle de la reprise de contact entre les deux espèces…

L’auteur (source éditeur)
Anne McCaffrey, née dans le Massachussetts en 1926, est la créatrice de La Ballade de Pern, un cycle monumental qui l’a consacrée comme l’une des reines de la fantasy au même rang que Marion Zimmer Bradley. Ses romans mettent notamment en scène les chevaliers-dragons qui vivent en osmose avec leurs montures. Couronnée par de nombreux prix et grande habituée des listes de best-sellers, elle vit en Irlande, au milieu des chevaux, où elle complète l’histoire de Pern avec toujours autant de passion et d’imagination, en compagnie de son fils Todd.

Mon avis
Le roman s’oriente cette fois non plus vers les dragons, mais vers les dauphins. Avec quand même une idée de départ un peu illogique: les hommes ont amené sur Pern des dauphins doués de parole, et les ont oubliés ! Ceux-ci, par contre, se souviennent et attendent patiemment, de génération en génération, que les hommes fassent appel à eux.

En échange de leur aide pour enlever leurs parasites, les dauphins guideront les hommes en mer, à l’abri des tempêtes et en leur indiquant les meilleurs lieux de pêche. De plus, leur sonar permettra des diagnostics médicaux bien utiles. Un bénéfice pour les deux espèces, donc, enfin surtout pour les humains^^.

Une histoire qui se lit agréablement même si j’ai été un peu gêné par les grosses ficelles utilisées par l’auteur.  A commencer donc par le pitch de départ avec les dauphins oubliés (traverser l’espace avec eux, les relâcher dans la nature et ne plus y penser, c’est un peu gros). Ou encore le SIAAV, super-ordinateur qui collecte et fournit des informations aux colons de Pern, puis s’arrête fort opportunément de fonctionner lorsqu’il estime en avoir fait assez pour les hommes…

On préférera donc se concentrer sur les personnages, les interactions entre les dragons et les dauphins, qui s’entendent bien, ce qui n’est pas forcément évident à la base… et j’ai particulièrement aimé les dauphins en eux-même, dont le caractère joueur et taquin est plutôt bien rendu.

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