Forteresse – Georges Panchard

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Présentation

Après avoir lu Heptagone que j’avais beaucoup aimé, je me suis tourné vers l’autre récit du même univers. Je vous conseille par contre  fortement de lire Forteresse en premier !

Résumé (source éditeur)

Dans les années 2030, les «mégacorporations» se sont largement affranchies de l’autorité des États. Les grandes entreprises, souvent contrôlées par des organisations mafieuses, recourent fréquemment à des actions de type militaire, notamment l’assassinat de dirigeants rivaux. Pour des raisons politiques, un contrat est lancé contre Brian Mannering, le patron de Haviland Corporation, une des plus puissantes compagnies de la planète. L’action doit avoir lieu au siège andalou de la compagnie, Castell One, une forteresse high-tech apparemment inexpugnable… Ses défenses seront cependant contournées à travers un étrange travail sur la mémoire.Thriller situé dans un avenir proche et vraisemblable qui échappe aux clichés habituels sur les méchantes multinationales et surfe sur le retour du religieux en politique, à la lisière de la science-fiction (mais bien à l’intérieur de ses frontières), prospective discrète mais souvent judicieuse et toujours inquiétante…

L’auteur (source éditeur)

Georges Panchard est né en 1955 à Fribourg. Juriste auprès de la Direction de l’aéronautique civile suisse, il est l’auteur de nouvelles qui ont régulièrement reparu dans les meilleures anthologies, et d’un roman publié en 2005 dans la collection « Ailleurs et Demain » : Forteresse.

Mon avis

Georges Panchard nous livre ici une vision d’un futur proche où les multinationales se livrent une guerre sans merci et où la religion joue un rôle important. Je ne vais pas reprendre la description de cet univers (lisez ma critique sur Heptagone, tout y est ;)).

La construction de l’histoire est atypique, avec une multitude de petits chapitres qui entrecroisent le destin de plusieurs personnages, et mêle leur passé et leur présent. Un effort de lecture s’imposera donc pour bien suivre les acteurs et les dates, mais j’ai trouvé que c’était assez fluide, en fait. (Les lecteurs d’Heptagone remarqueront que dans celui-ci nous avons un découpage en gros chapitre par personnage, et pas ici).

La trame principale suit les efforts du chef de la sécurité d’une très grande entreprise pour éviter que son président ne soit assassiné par ses concurrents ou par un état auquel il a déplu, chose courante à cette époque… Les autres héros gravitent pour la plupart autour de cette histoire, que ce soit la jeune femme que le président rencontre (est-elle dangereuse ?), un tueur japonais, le président des USA devenus une nation hyper-religieuse, une policière mêlée à une sombre affaire d’espionnage high-tech concernant une technologie baptisée Fantôme

Mélange de dystopie, de politique-fiction, de critique acerbe des dérives du monde moderne, de son mercantilisme et des extrémismes religieux, Panchard tape à tour de bras sur plusieurs sujets, sans mâcher ses mots. Volontiers provocateur, son style caustique est jubilatoire. Même si j’ai trouvé que sur ce plan Heptagone est encore meilleur…

Malgré la technologie, l’humain reste cependant au coeur de l’histoire avec une place importante accordée aux sentiments et à la mémoire. Depuis ma précédente lecture de l’auteur, j’ai découvert et apprécié Georges Panchard, je ne peux donc que conseiller de lire Forteresse puis d’enchaîner avec Heptagone.

Merci à Ailleurs et Demain pour l’envoi !

A lire aussi les avis de:

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Flashback – Dan Simmons

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Présentation

De Dan Simmons, je n’avais jusqu’à présent lu que Ilium et Olympos, qui m’avaient plutôt laissé un bon souvenir (même si un peu longs et fouillis). Le début de la saga d’Hypérion est aussi dans ma P.A.L…

Lire la suite Flashback – Dan Simmons

Mordre le bouclier – Justine Niogret

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Présentation

J’avais beaucoup aimé Chien du heaume et le style de Justine Niogret, je n’ai donc pas attendu la sortie en poche de la suite, Mordre le bouclier, et je l’ai acheté lors du festival de la SF de Lyon. La présence du stand de l’éditeur Mnémos, et la superbe couverture (de Johann Bodin), m’ont fait craquer !

Résumé (source éditeur)

Castel de Broe. Six mois ont passé depuis la mort de Noalle et Chien du heaume, anéantie par la perte de ses doigts, s’abîme dans la contemplation de sa griffe de fer, cadeau de Regehir le forgeron. Bréhyr entend lui redonner vie et l’entraîne sur les routes à la recherche du dernier homme qu’elle doit tuer: Herôon. Parti en Terre sainte, celui-ci reviendra par le Tor, une tour mythique où le monde des vivants s’ouvre à celui des morts. Les deux guerrières remontent alors le sillage de sang, de larmes et de pourriture des croisades, arpentant côte à côte la voie de la folie et de la vengeance. Dans ce calvaire, Chien rencontrera Saint Roses, chevalier à la beauté d’icône, au savoir de maestre et dont la foi s’est érodée au pied des hautes murailles de Jérusalem. Une faible lueur qui annonce peut-être un espoir de rédemption.

L’auteur (source éditeur)

Née en 1978 et vivant aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, Justine Niogret est amoureuse de la fantasy et du Moyen Âge. Elle approfondit ses connaissances romanesques et théoriques en pratiquant la forge et l’équitation.

Mon avis

Suite directe de Chien du heaume, je pense qu’il est indispensable de lire le premier pour bien comprendre l’histoire et les psychologies des personnages. Car c’est dans l’esprit des deux personnages principaux, Chien et Bréhyr, que va se passer une bonne partie du roman. Si « Chien du heaume » comprenait quelques longueurs entre des scènes d’action fulgurantes, « Mordre le bouclier » est beaucoup plus axé sur les questionnements intérieurs des deux héroïnes. Peu d’action, mais un long cheminement qui les voit quitter le Castel de Broe, pour aller temporairement s’installer dans une grande ville, avant de rejoindre un fort abandonné, où elles vont attendre le retour d’un ennemi de Bréhyr, qui veut assouvir une vengeance implacable.

L’occasion bien sûr de creuser la psychologie des personnages et de leur faire rencontrer d’autres anti-héros perdus, tels ce chevalier infirme ou cette maigrichonne porteuse d’arbalète. Justine Niogret confirme son style, avec un ensemble d’une haute tenue et des dialogues incisifs.

Mais j’ai trouvé ce roman un peu au dessous de « Chien du heaume ». Peut-être parce que le premier m’a beaucoup surpris, et énormément plu. Ou plus sûrement car il est plus lent et moins rythmé que le précédent, avec de longues pages d’interrogations existentielles. Pour autant, cela reste un très bon livre, et la fin, sans la dévoiler, est d’une grande puissance, tout en ayant un côté onirique très développé. Si vous avez aimé « Chien du heaume », vous ne pourrez logiquement qu’apprécier sa suite.

A noter un lexique moins hilarant que celui de « Chien du heaume » mais qui confirme le sens de l’humour assez particulier de Justine Niogret, et une postface de Jean-Philippe Jaworski, qui apporte quelques éléments très intéressants sur la composition du récit.

Lire aussi les avis de :

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Le Petit Guide à trimbaler de la fantasy

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Fantasy (une définition qui en vaut une autre) : genre littéraire présentant un ou plusieurs éléments irrationnels qui relèvent généralement d’un aspect mythique et qui sont souvent incarnés par l’irruption ou l’utilisation de la magie (Wikipedia).

J’ai toujours aimé la fantasy (si vous avez lu cette page vous le savez !). Pour autant, je suis loin d’être un spécialiste. Au pire, peut-être un initié. Aussi ne puis-je que saluer l’initiative des éditions ActuSF que de publier un petit guide de ce genre. Il s’agit là de la seconde édition, dans une collection qui comprend d’autres livrets de ce type (L’imaginaire français, la littérature Vampirique ou encore P.K. Dick ont notamment doit à leur petit guide).

La fantasy est un vaste domaine, qui s’est largement développé depuis les grands anciens (Tolkien, Howard, Moorcock, Leiber, Mc Caffrey pour n’en citer que quelques uns) avec peut-être une accélération ces dix dernières années (l’effet combiné de Harry Potter et de Twilight ?). Toujours est-il qu’un guide de ce type est forcément utile, et que celui-ci regroupe près d’une cinquantaine d’auteurs, présentés chacun sur deux pages.

Avec à chaque fois une sélection de leurs oeuvres, un lien vers des écrivains de style voisin, une actualité récente (surtout s’ils sont encore vivants^^), des citations, voire un lien vers un site internet. Un guide qui ne se veut pas une encyclopédie exhaustive mais qui donne envie de découvrir des romans ou nouvelles, et d’enrichir sa pile à lire…

A noter la large part laissée aux auteurs francophones comme Justine Niogret (20 % du total), preuve que le genre est bien présent dans notre littérature de l’imaginaire – je vais pour ma part essayer de mieux le découvrir pour le soutenir à mon humble niveau.

Le guide aborde également le domaine de la fantasy sur d’autres supports: cinéma/TV, BD, festivals, jeux vidéos (dont les MMORPGs), sites internets et même blogs y sont cités !

Ainsi que des thématiques liées: les auteurs et les éditeurs francophones, les nouvelles, comment en écrire etc…

Un petit guide, par la taille et par le prix (5 euros, pas de quoi se priver !) mais grand par ses potentialités et par les pistes qu’il laisse entrevoir, bref un indispensable pour l’amateur du genre !

Le Chevalier Errant, L’épée Lige – George R. R. Martin

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Présentation

Aimant beaucoup le cycle du Trône de Fer, j’ai acheté l’autre jour ce court recueil de nouvelles. Chacune fait une centaine de pages et se situe dans le mode de Westeros, l’occasion de patienter entre deux gros volumes de l’Intégrale !

Résumé (source éditeur)

Qu’il joute ou qu’il guerroie, le chevalier errant n’a d’autres attaches que celles de son cœur, d’autre code que celui de l’honneur. Il loue ses services aux nobles causes et prend la défense des opprimés. Une ligne de conduite qu’a toujours suivie Ser Arlan de Pennytree, et qu’il s’est efforcé d’inculquer à son écuyer, Dunk. Mais la rencontre de ce dernier avec un garçon étrange, qui se fait appeler L’Oeuf, changera à jamais son destin. Un an plus tard, Dunk et L’Oeuf, désormais son écuyer, s’engagent au service de Ser Eustace Osgris, un petit seigneur acculé à la défaite par la Veuve Rouge. Leur mission, déjà ardue, va se compliquer du fait des relations qu’entretiennent les deux forces en présence !

L’auteur (source éditeur)

Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, George R.R. Martin est aussi l’auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Ces deux nouvelles se déroulent quelques siècles avant le début du Trône de fer, sa grande saga épique, actuellement en cours d’adaptation en série télévisée.

Mon avis

Le Chevalier Errant et L’épée Lige sont deux longues nouvelles se situant plusieurs dizaines d’années avant les évènements de la saga du Trône de Fer. Une troisième histoire a été publiée par G.R.R. Martin mais reste à ce jour inédite en français, et d’autres seraient en préparation. Il s’agit donc de préludes lointains, et ce recueil est plutôt à lire comme un cycle indépendant situé dans le même monde. Les actions des deux héros n’ont en effet pas de répercussions sur ce qu’on connait de la saga principale, mais il est amusant de retrouver des noms de celle-ci. Que ce soit les lieux, comme Port-Réal, ou – et surtout – les noms de famille. Ici, les Targaryen sont au pouvoir, mais les Baratheon, Lannister et autres Tyrell ne sont pas loin.

Notamment dans le premier récit, où Martin nous décrit les coulisses d’un tournoi. Un pauvre chevalier errant, bardé de grands principes, espère ainsi gagner de l’argent ou trouver un employeur digne de ce nom. Mais l’auteur s’amuse à nous montrer les tractations et les coups bas qui ont lieu autant sur le champ de bataille qu’en dehors de celui-ci. Une satyre qui fait mouche, grâce aux talents de conteur et à l’acidité dont sait faire preuve Martin.

Dans la deuxième histoire, nous retrouvons notre brave chevalier, Dunk, flanqué de son écuyer, l’Oeuf, au service d’un petit nobliau. L’occasion de décrire les querelles de voisinage du Moyen-Age, et leurs moyens (particuliers) de les règler ! Dunk, toujours aussi chevaleresque, va se révéler moins bête qu’on ne pouvait le croire, et les scènes avec la Veuve Rouge sont très réussies. Là encore, Martin excelle, maniant cruauté et humour, décrivant des personnages pittoresques, bien plus pragmatiques que dans les récits chevaleresques.

A noter que dans les deux récits, la fantasy est occultée, le dernier dragon a disparu et Martin se focalise sur les personnages humains. Comme ce que j’ai pu lire pour le moment dans le Trône de Fer, d’ailleurs.

Si elles n’ont pas la force de la saga principale, ces deux nouvelles sont cependant bien agréables à lire, grâce au talent de G.R.R. Martin.

D’autres avis chez :

 

Petit passage au festival de la SF de Lyon

Du 25 au 30 avril dernier à eu lieu le 1er festival de la Science-Fiction de Lyon. Je n’ai pas assisté aux projections de films, ni pu voir les spécialistes de Dune ou de P.K. Dick lors de leurs interventions, mais je me suis rendu sur place le dimanche.
J’ai ainsi pu chiner en plein air au « vide-grenier du geek« , véritable bonheur pour les amateurs de rétrogaming, vieilles consoles, comics, figurines et autres jeux de rôles ! Par contre, peu de romans de littérature de l’Imaginaire, curieusement. Un bon moment, où plus d’une fois j’ai ressenti de la nostalgie envers ces objets que j’apprécie toujours. Il faut croire que je suis un peu geek, alors…

Puis, direction le Salon de la Science-Fiction. Salon est un grand mot puisqu’il s’agissait d’un (trop) petit espace d’exposition pour les boutiques et les éditeurs de SF présents. Ainsi le magasin lyonnais Temps Livre, où naguère je traînais régulièrement pour acheter des bouquins d’occasion et des comics US.  Ou la boutique grenobloise Omerveilles, qui me semble bien active.

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Mais c’est du côté des éditeurs que j’ai surtout fait des emplettes. Un long arrêt chez ActuSF où j’ai discuté avec Jérôme Vincent et me suis fait dédicacer des recueils de Sylvie Lainé (Espaces insécables) et Laurent Queyssi (Comme un automate dément reprogrammé à la mi-temps), en plus de prendre du GRR Martin qui lui, n’était curieusement pas là… (Le Volcryn et Dragon de Glace). Puis un passage chez Mnémos pour acheter à Nathalie Weil la suite du très bon Chien du Heaume, Mordre le bouclier de Justine Niogret.

Un court passage à un festival sympathique qui, je l’espère, aura lieu à nouveau l’an prochain.

Chien du heaume – Justine Niogret

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Présentation

J’avais lu beaucoup de bien de Chien du heaume, et été intrigué par le titre du roman, peu banal quand même. Avec sa pléthore de prix littéraires (Grand prix de l’imaginaire 2010, Prix des Imaginales 2010, Meilleur roman français, excusez du peu…), je n’ai donc pas hésité à le prendre dans sa version livre de poche. D’autant que sa faible épaisseur fait du bien entre les pavés auxquels semblent être abonnées mes lectures préférées !

Résumé (source éditeur)

Chien du heaume, un surnom gagné au prix du sang et de la sueur par celle qui ne possède plus rien que sa hache, dont elle destine la lame à ceux qui lui ont pris son nom. Mais en attendant de pouvoir leur sortir les viscères, elle loue son bras et sa rage au plus offrant, guerrière parmi les guerriers, tueuse parmi les loups. De bien curieuses rencontres l’attendent au castel de Broe où l’hiver l’a cloîtrée : Regehir, le forgeron à la gueule cassée, lynge à la voix plus douce que les moeurs, le chevalier Sanglier et sa cruelle épouse de dix printemps. Au terme de sa quête, Chien trouvera-t-elle la vengeance, la rédemption ou… autre chose ?

L’auteur (source éditeur)

Née en 1978 et vivant aujourd’hui dans les Alpes-Maritimes, Justine Niogret est amoureuse de la fantasy et du Moyen Âge. Elle approfondit ses connaissances romanesques et théoriques en pratiquant la forge et l’équitation.

Mon avis

Chien du heaume est une vraie bonne surprise ! Captivé dès le prologue, qui donne tout de suite le ton de ce qui va suivre, j’ai dévoré rapidement le roman.

Un livre court, direct, âpre et sombre. J’ai beaucoup aimé le style de Justine Niogret qui reste accessible bien qu’utilisant des expressions médiévales.  De courts chapitres, des passages remarquables de sobriété, au service d’une histoire et de personnages originaux.

On nage en plein Moyen-Age, tel qu’il a dû être réellement plutôt que tel que nous le supposons (ou l’imaginons ou le fantasmons !). A ce titre, l’étiquette fantasy accolée au roman peut paraître trompeuse, car vous ne trouverez pas dans cette histoire d’elfes ou de dragons, de magiciens ou de monstres. Quoique l’on puisse avoir un léger doute sur certains personnages, et que les pires monstres sont souvent parmi nous…

Une histoire qui parle de la quête de son nom, de ses racines et de son histoire. Mais aussi du temps qui passe, lentement comme l’hiver dans un château glacial, de la fin d’une époque, où les chevaliers vont peu à peu disparaître.

A noter la présence d’un lexique hilarant en fin de tome, qui prend d’autant plus de force que l’histoire lue précédemment est rude et nous donne peu l’occasion de sourire. Un sacré contraste !

Premier livre de Justine Niogret, Chien du heaume est une grande réussite. Des premiers pas impressionnants !

Il me tarde maintenant de poursuivre les aventures de Chien, dans Mordre le bouclier !

D’autres avis chez :

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1er festival de la Science-Fiction de Lyon

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N’étant pas loin de Lyon, je relaie ici la présentation du Festival Intergalactique de l’an 2000 qui se déroulera à Lyon du mercredi 25 au lundi 30 avril 2012.

AOA Production propose, en cette année 2012, de revenir sur les espérances d’autrefois et de les confronter à nos désillusions d’aujourd’hui.

Pour aborder la science-fiction du siècle dernier le Festival International de l’an 2000 propose de découvrir ou de redécouvrir une sélection de films ayant marqué le genre, qu’ils soient classiques, visionnaires, cultes, rares ou complètement barrés.

Retrouvez en cliquant :

Amis lyonnais et rhônalpins, profitez de l’occasion !

Le Trône de Fer – bibliographie et correspondance de volumes

Un petit article pour clarifier les choses en ce qui concerne la bibliographie de la saga du Trône de Fer appelée en V.O. A Song of Ice and Fire et qui a été adaptée en série TV sous le nom du premier tome : A Game of Thrones.

Chaque volume est traduit par l’éditeur Pygmalion, qui le découpe en plusieurs tomes et les sort en volumes grand format. Ils sont ensuite publiés en format poche par J’ai Lu.

Le découpage initial est ensuite reconstitué par Pygmalion sous forme d’Intégrales grand format, puis c’est au tour de J’ai Lu de publier des Intégrales au format poche. Simple, non ? 😉

Personnellement, j’ai choisi de prendre les Intégrales J’ai Lu pour rester fidèle à la parution d’origine.

Voici donc la correspondance entre les volumes complets, avec leur nom anglais, leur année de parution, et les différents tomes correspondants aux éditions poche chez J’ai Lu.

Comme vous le verrez, nous en sommes en VF à la parution du tome 5, et il reste à ce jour deux volumes à venir pour compléter la saga. Dans un avenir indéterminé…

Intégrale 1 (A Game of Thrones) – 1996

correspond à la saison 1 de la série TV « A Game of Thrones »

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tome 1 : Le Trône de Fer

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tome 2 : Le Donjon Rouge

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Mon avis sur l’Intégrale 1

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Intégrale 2 (A Clash of Kings) – 1998

correspond à la saison 2 de la série TV « A Game of Thrones »

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tome 3 : La Bataille des Rois

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tome 4 : L’Ombre Maléfique

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tome 5 : L’Invincible Forteresse

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Mon avis sur l’Intégrale 2

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Intégrale 3 (A Storm of Swords) – 2000

correspond aux saisons 3 et 4 de la série TV « A Game of Thrones »

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tome 6 : Intrigues à Port-Réal

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tome 7 : L’Épée de Feu

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tome 8 : Les Noces Pourpres

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tome 9 : La Loi du Régicide

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Mon avis sur l’Intégrale 3

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Intégrale 4 (A Feast for Crows) – 2005

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tome 10 : Le Chaos

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tome 11 : Les Sables de Dorne

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tome 12 : Un Festin pour les Corbeaux

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Mon avis sur l’Intégrale 4

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Intégrale 5 (A Dance with Dragons) – 2011

Le Trône de fer - intégrale 5 - J'ai Lu tome 13 : Le Bûcher d’un Roi  – Grand Format (mars 2012) // septembre 2013 en poche

GRR Martin trone de fer tome 13

tome 14 : Les Dragons de Meereen – Grand Format (septembre 2012) // novembre 2014 en poche

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tome 15 : Une Danse avec les Dragons – Grand Format (janvier 2013) // avril 2015 en poche

GRR Martine trone de fer tome 15

Les 3 tomes sont regroupés dans l’Intégrale 5 chez Pygmalion (sortie en novembre 2014) puis J’ai Lu (sortie le 8 avril 2015). On y perd la petite fresque ci-dessous !

GRR Martin trone de fer tome 13 14 15

Mon avis sur l’Intégrale 5

Mise à jour de cet article en décembre 2015.

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Intégrale 6 (The Winds of Winter)

Pas encore paru en anglais. Courant 2016.

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Intégrale 7 (A Dream of Spring)

Pas encore paru en anglais. Date de sortie inconnue.

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Heptagone – Georges Panchard

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Présentation

Alors qu’il parait dans quelques jours en librairie, j’ai pu lire Heptagone grâce à la complicité de son éditeur. Voilà un livre qui m’a permit de découvrir un auteur francophone peu connu, Georges Panchard. Et le moins qu’on puisse dire est qu’il gagne à être lu !

Résumé (source éditeur)

Sept personnages, comme les côtés d’un heptagone. Le roman cerne un avenir à trente ans, de nos jours à 2040, et s’intègre à celui décrit dans Forteresse.
Les transnationales sont devenues des entités quasi-féodales. Entre elles, la lutte n’est plus seulement économique, mais également armée. La sécurité, tant informatique que physique, devient essentielle si bien que les directions se retranchent dans des forteresses comme celle de Haviland Corporation, Castell One, au coeur de l’Andalousie (son président y sera assassiné en 2039 bien que la demeure soit réputée inviolable, dans Forteresse.) Ces transnationales disposent d’armées privées comme celle que dirige Adrian Clayborne pour le compte de Haviland. (…)

Ces destins enchevêtrés dressent, dans une atmosphère de thriller, le tableau d’un avenir aussi angoissant et terrifiant que passionnant. La technique littéraire de Panchard, déconcertante à première vue, qui éclate sa description en scènes dispersées dans le temps et l’espace, a toute la précision d’une montre suisse. Même si Heptagone peut se lire indépendamment de Forteresse, les deux romans se complètent. Forteresse est situé sur deux années : 2038 et 2039, tandis qu’Heptagone s’étale sur trois décennies, relatant le parcours de chacun des sept protagonistes.

L’auteur (source éditeur)

Georges Panchard est né en 1955 à Fribourg. Juriste auprès de la Direction de l’aéronautique civile suisse, il est l’auteur de nouvelles qui ont régulièrement reparu dans les meilleures anthologies, et d’un roman publié en 2005 dans la collection « Ailleurs et Demain » : Forteresse.

Mon avis

Plus qu’un roman, Heptagone m’apparaît comme un recueil de nouvelles. Situées dans un futur proche, ces sept histoires, de longueur et d’intérêt variable, s’intéressent à des personnes plus ou moins simportantes. On y croisera ainsi notamment une policière italienne, un chef de sécurité d’une multinationale, un assassin japonais ou le bras droit du président des Etats-Unis. La construction des récits est identique, mêlant passé et présent, par petits chapitres, ce qui m’a évoqué l’image d’un peintre ajoutant de petites touches successives pour compléter son tableau.

Passé cet aspect, qui nécessite de bien faire attention aux dates mentionnées, c’est le fond qui est intéressant. Panchard nous décrit un futur dystopique où la religion a une place importante. Aux Etats-Unis hyper-chrétiens, un président a été élu et a transformé son pays peuplé d’obèses en Etats Bibliques (excepté New York et la Californie qui ont fait sécession !). Quitte à « guider » le Seigneur pour conforter ses idées… Tandis que des américains se réfugient en Europe pour fuir cette omniprésence de la religion, qui peut même nuire à leur carrière professionnelle.

En Europe, une guerre civile a permis de chasser les musulmans, guerre menée par des civils devant la passivité de leurs gouvernements n’osant pas prendre de décision face à cette « invasion rampante ». Et nous connaîtrons ainsi une policière, soldate improvisée, qui se trouve mêlée à une tentative d’assassinat sur le Pape.

Si Georges Panchard critique vertement les religions et leurs excès, il n’épargne pas les entreprises multinationales. Alors que les états ne se battent plus entre eux, les sociétés se livrent à des affrontements armés, à coup de roquettes, mines et mitrailleuses. Ainsi, répondre à un appel d’offre peut se transformer en déclaration de guerre, et les dirigeants, retranchés dans des bunkers, embauchent des assassins pour supprimer leurs concurrents…

Les différents récits du roman dépeignent donc sans ménagement une réalité qui, malgré ses extrêmes assumés, n’est pas sans rappeler fortement certains aspects de la nôtre. Georges Panchard a une sacré plume, bien affûtée et ses récits sont intéressants, même s’ils ne sont pas tous du même niveau (celui sur Mitchell m’a paru assez anecdotique).

Par contre, je pensais que les différentes pièces du puzzle se mettrait en place pour former un tout, rendant Heptagone indépendant de Forteresse, le précédent roman de l’auteur. Il n’en est rien, c’est bien là ma seule déception au sujet de ce livre. Ses histoires viennent compléter le précédent, et étoffer le même univers. Commencer par Forteresse me semble donc tout indiqué pour profiter au mieux de l’histoire, il me tarde maintenant de le trouver, d’autant que les critiques de mes collègues blogueurs du Planète SF semblent confirmer tout le bien que je pense de Georges Panchard…

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Chroniques littéraires de science-fiction et fantasy

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