Le Trône de Fer (Intégrale tome 2) – George R.R. Martin

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Présentation

Après avoir beaucoup aimé le premier volume de l’Intégrale du Trône de Fer, je me suis plongé dans ce gros tome (plus de 900 pages !) avec plaisir.

Celui-ci correspond au second volume en anglais (intitulé « A Clash of Kings ») et a été précédemment découpé en plusieurs livres chez J’ai Lu : le tome 3  « La Bataille des rois », le 4 « L’Ombre maléfique » et enfin le 5 « L’Invincible forteresse ».

Résumé (source éditeur)

Au royaume des Sept Couronnes, rien ne va plus. La mort du roi Robert a clos une longue période d’été, de paix et d’apparente prospérité : le Trésor est au bord de la banqueroute, et trop nombreux sont les candidats prétendument légitimes au Trône de Fer : Stannis et Renly Baratheon le disputent à leur neveu Joffrey, tandis que Robb Stark, proclamé roi du Nord, s’efforce de venger son père naguère condamné à mort et exécuté sous couleur de trahison. Au fin fond de l’Orient, l’unique descendante des anciens rois targaryens médite sa revanche en élevant ses trois dragons… L’hiver vient, qui grouille de forces obscures, de mages et de morts-vivants, d’intrigants sournois prêts à tous les maléfices en vue de fins impénétrables.

L’auteur (source éditeur)

Scénariste et producteur au cinéma et à la télévision, il est aussi l’auteur de plusieurs romans à succès (Riverdream, Armageddon Rag). Dans la lignée des Rois maudits et d’Excalibur, Le trône de fer, dont voici le deuxième volet de l’édition intégrale, est une grande saga épique, actuellement en cours d’adaptation en série télévisée par la chaîne HBO.

Mon avis

Après un premier tome de présentation, place à l’action ! Le royaume est en ébullition après la mort de Robert Baratheon: pas moins de 4 rois s’affrontent pour le remplacer ! Batailles épiques, alliances et trahisons sont bien sûr au rendez-vous.

De multiples personnages qui nous perdent un peu par moment, mais GRR Martin reste fidèle à son habitude de se concentrer sur certains d’entre eux en particulier, et ne leur épargne rien. C’est d’ailleurs une des choses que j’apprécie dans ses romans: n’importe quoi peut arriver à tout moment, et personne n’est à l’abri d’un sort tragique.

Du côté de la fantasy ou du fantastique, nous retrouvons comme dans le premier tome des forces occultes, cette fois plus présentes. Une mystérieuse comète flamboyante traverse le ciel (chacun interprète d’ailleurs sa présence en fonction de ses craintes ou de ses désirs^^), une sorcière cruelle, une ombre tueuse maléfique, une maison peuplée d’êtres étranges, de jeunes dragons… Sans être primordiale, la magie est là et contribue à l’atmosphère du roman.

Mais ce sont bien sûr les interactions entre les êtres humains qui sont les plus importantes. Chacun y retrouvera son ou sa favori(te), et ceux qu’on adore détester. Un second tome terriblement addictif qui donne envie de se jeter sur le suivant !

A lire aussi d’autres avis sur les blogs de :

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Le Donjon de Naheulbeuk : La Couette de l’Oubli – John Lang

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Présentation

J’ai découvert il y a peu de temps la saga humoristique de Naheulbeuk. Qu’est-ce donc ?  A la base le délire d’un rôliste, qui bricole une histoire audio avec voix, bruitages et musique, le tout fait à la maison et en solo ! L’histoire d’un groupe d’aventuriers, bien peu doués, qui cherche des trésors au fond d’un donjon peuplé de monstres abrutis et de sorciers incapables !

Disponible gratuitement, le succès est au rendez-vous et les épisodes s’enchaînent, entraînant le nain braillard, l’elfe à forte poitrine, l’ogre affamé ou encore le ranger sans charisme, face aux pires pièges. Les amateurs de jeu de rôle y trouveront de nombreux petits clins d’oeil (comme les passages de niveau ou les résurrections du nain), mais tous les amateurs de médiéval-fantastique seront à la fête.

Après 2 « saisons » audio, l’histoire des aventuriers de Naheulbeuk se décline dorénavant en 3 romans qui viennent prolonger leurs péripéties, le tout a également été adapté en BD.

Augmenté de bonus, fond d’écran et même d’un jeu de rôle gratuit, c’est un véritable univers loufoque que vous pourrez retrouver sur cette fiche sur Naheulbeuk.

Le roman chroniqué ici correspond à la saison 3, il est donc conseillé voire indispensable d’avoir écouté les deux premières saisons audio pour tout comprendre !

Résumé (source éditeur)

Jouez hautbois, résonnez trompettes, les héros du Donjon de Naheulbeuk reprennent du service ! Ils se croyaient sortis d’affaire après avoir rempli leur contrat… que nenni ! En rapportant à leur commanditaire, le sorcier Gontran Théogal, la douzième statuette de Gladeulfeurha, ils ont oeuvré à leur insu pour l’avènement de Dlul, le dieu du sommeil et de l’ennui, qui menace d’engloutir le monde dans la Grande Couette de l’Oubli Éternel. Il va bien falloir que quelqu’un s’y colle, mais entre les guerres de religion qui agitent les terres de Fhang, les objectifs incertains des Oracles et le déplorable humour nain, ça s’annonce compliqué !

L’auteur (source éditeur)

John Lang est né en 1972. Cet infatigable rôliste est connu sous le nom de Pen of Chaos. a créé en 2001 l’univers du Donjon de Naheulbeuk, qu’il continue de développer quotidiennement sur son site. Il anime également le Naheulband, qui chante les hauts faits de nos improbables aventuriers…

Mon avis

La transition entre les sketchs audio et le format écrit est un peu ardue: la plupart des blagues qui sont entendues ont un effet comique bien supérieur à l’oral qu’à l’écrit, avec les imitations et les bruitages adaptés. En ce sens, « la Couette de l’Oubli » est une légère déception.

Passé ce petit décalage, on retrouve bien sûr le sens comique de John Lang et les tribulations toujours aussi déjantées de l’équipe d’aventuriers, qui doit plus sa survie au hasard qu’à son habileté à se tirer des mauvais pas.

Si vous avez aimé les deux premières saisons, vous ne pourrez qu’aimer ce court roman.

A noter : la saison 4 « L’orbe de Xaraz » est disponible en poche chez J’ai Lu, alors que la saison 5 « Le Conseil de Suak » est disoponible en grand format, et sera en poche chez J’ai Lu en novembre 2012.

Féréus le Fléau #VasesCommunicants

Un nouveau rendez-vous est apparu sur la blogosphère ! L’opération Vases Communicants propose aux blogueurs littéraires d’échanger un texte entre blogs le premier vendredi du mois.

Je suis flatté que Guillaume, le Traqueur Stellaire, m’ait proposé cet échange avec son blog dédié aux lectures et à la Science-Fiction en général. Je l’accueille donc ici avec plaisir pour une chronique de livre… en images !

Vous voulez en savoir plus sur l’opération Vases Communiquants ? Cherchez #VasesCommunicants sur Twitter et visitez le scoop-it Vases communicants pour trouver d’autres textes.

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Féréüs le Fléau – Monsieur le Chien

Les amateurs de bande-dessinée en ligne connaissent déjà certainement Monsieur le Chien, pseudonyme du tenancier du blog BD du même nom. Figure connue (et reconnue) de la petite communauté en ligne des dessinateurs, Monsieur le Chien roule sa bosse depuis quelques années dans le petit monde de l’édition, publiant assez régulièrement de nouveaux albums papiers tout en continuant d’alimenter son truculent blog.

Grand amateurs d’univers imaginaires, Monsieur le Chien nous proposait, en 2009, un album BD d’héroïc fantasy particulièrement décalé, sorti chez l’éditeur Makaka. Répondant au nom viril de « Féréüs le Fléau », cet album de 56 pages nous plonge dans le monde d’Aqqub, noble continent médiéval en proie aux légions de zombies du vil nécromant Sqol Grafesh. La situation est grave sur ce continent. Après le sac du village de Puyjac, les villages de la région commencent à sérieusement redouter la menace mort-vivante. A Carbeyrac, bourgade réputée pour sa crevette de vase et son vignoble, le Népoh (maire élu du village) décide qu’une action vengeresse doit être mise en place contre Sqol Grafesh. Le sorcier du village désigne Féréüs, touilleur de vase de son état, pour infliger un juste châtiment au nécromancien…

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Devenu le Champion du village, Féréüs se lance dans sa mission non sans un certain scepticisme. On peut être une montagne de muscle et raisonner un tant soit peu sur sa condition, non mais. D’autant plus que son équipement magique est plutôt minable et que son seul compagnon d’aventure une salamandre qui parle ! Mais le pire est devant lui. Son ennemi, l’horrible Sqol Grafesh, a été averti par une prophétie de la venue de Féréüs le Fléau… La lutte entre les deux hommes sera donc impitoyable, et jalonnée d’épisodes aussi saugrenus que bourrés d’action !

Basé sur un scénario d’héroïc fantasy à la sauce potache, Féréüs le Fléau est loin d’être une aventure sérieuse, bien au contraire. Comme à son habitude, Monsieur le Chien accumule les situations burlesques, les dialogues absurdes et les commentaires à rallonge. Cette aventure est donc l’occasion de retrouver le coup de crayon et l’humour de l’auteur, ces deux atouts qui ont fait sa réputation sur le web. Et si l’intrigue n’entend pas révolutionner le genre, le lecteur passe un bon moment de rigolade avec ce Féréüs, le seul barbare cynique et réfléchi que je connaisse !

Féréüs le Fléau (2009), Makaka éditions, 56 pages. Prix indiqué : 12,90 €.

Millenium 1 : le film américain en approche

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Si, comme moi, vous avez apprécié les livres de la série Millénium de Stieg Larson, vous devez savoir que la trilogie a été adaptée au cinéma il y a quelques années, par un réalisateur danois.

Voici maintenant venir un remake américain du premier film « Les hommes qui n’aimaient pas les femmes » signé par David Fincher (Seven, The Game, Fight Club, L’Étrange Histoire de Benjamin Button et The Social Network, excusez du peu). Au niveau du casting, Daniel Craig (Munich, James Bond, Cowboys et Envahisseurs), Rooney Mara et Robin Wright sont en vedette.

Et çà a l’air bien ! A voir dans les salles dès le 18 janvier 2012.

J’en profite pour signaler que Millénium 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette vient de sortir en poche dans la collection Babel Noir, moi qui râlait d’avoir dû l’acheter en grand format alors que j’avais le premier en poche…

Cornes – Joe Hill

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Présentation

Cornes est un livre qu’on m’a offert, et que j’ai commencé avec un petit a priori. Je ne suis guère fan des livres d’horreur, et je craignais quelque chose d’assez gore. Heureusement, cela n’est pas l’élément principal, puisque la psychologie des personnages y est aussi importante.

Résumé (source éditeur)

Ignatius Martin Perrish passa la nuit ivre, à faire des choses terribles. Il se réveilla le lendemain matin avec la migraine, porta les mains à ses tempes, et sentit quelque chose d’inhabituel, deux protubérances pointues, au relief irrégulier.

Lorsqu’un matin des cornes lui ont poussé sur la tête, Ig croit d’abord à une hallucination, un tour que lui joue son esprit rongé par la colère et le chagrin. Car depuis un an, depuis que sa petite amie a été violée et tuée dans de mystérieuses circonstances, il vit un enfer. Pourquoi, les cornes sont bien réelles, et assorties d’un nouveau pouvoir qui incite quiconque s’approchant d’Ig à lui confier ses secrets les plus inavouables. D’abord torturé par ce macabre don, Ig a tôt fait de comprendre qu’il va pouvoir l’utiliser pour retrouver le monstre qui a assassiné Merrin et détruit sa vie. Il est temps de prendre sa revanche, de donner sa part au diable… Car en fin de compte, ce dernier ne nous comprend-il pas mieux que son éternel rival ?

L’auteur (source éditeur)

Joe Hill est l’auteur d’un roman, Le Costume du mort, d’un recueil de nouvelles, Fantômes parus aux éditions Lattès.

Mon avis

A la lecture du début de Cornes, j’ai été saisi d’une question, tant le roman ressemble à l’écriture de Stephen King: des moments d’horreur, suivi de longues ellipses sous forme de flashbacks pour approfondir les personnages. Une rapide recherche sur Google me donnera la réponse: Joe Hill est le fils du King, ceci explique cela !

Le postulat de départ est intéressant, avec un personnage qui est capable de faire avouer à chacun de ses interlocuteurs ses secrets les plus cachés. L’auteur ne rechigne pas d’ailleurs à ce qu’ils aient tous quelque chose d’affreux à « confesser », ce qui est quand même un peu artificiel.

Et j’ai trouvé qu’il ne poussait pas les choses au bout, car le personnage principal se contente de prendre connaissance de ces secrets, mais sans inciter les gens à faire de choses horribles, alors que son influence diabolique devrait l’y pousser. C’est d’ailleurs le paradoxe du livre: malgré son aspect, Ig n’est pas vraiment méchant, Joe Hill nous embarque dans une espèce d’allégorie pseudo-mystique où le diable n’est en fait pas complètement mauvais… Je n’ai pas trop été convaincu par cet aspect du roman, et j’aurais d’ailleurs préféré qu’on en sache plus sur les origines de la transformation d’Ig.

Le roman est bien écrit, les personnages sont intéressants mais l’histoire n’est pour moi pas assez développée et on reste sur sa faim d’explications. Un roman distrayant mais qui aurait pu être bien meilleur si le concept avait été poussé plus loin.

Ils en parlent aussi:

CITRIQ

Le Trône de Fer : le jeu de rôle !

Après les livres et la série TV, le jeu de cartes et autres produits dérivés, voici le jeu de rôle du Trône de Fer sur PC (mais aussi PS3 et XBox360) !

Prévu pour mars 2012, il est co-scénarisé par G.R.R. Martin himself et nous permettra d’évoluer en parrallèle de la trame des romans et d’interpréter  différents personnages.

Bon, je ne suis pas complètement convaincu par ce trailer, mais… à suivre !

Début du Challenge Winter Time Travel 2

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Début aujourd’hui, premier jour de l’hiver, du challenge de lecture Winter Time Travel 2, organisé par Lhisbei.

Le but ? Lire un ou plusieurs livres traitant d’uchronie, pendant la période hivernale.

Qu’est-ce donc que l’uchronie ? Une trame historique parallèle de la nôtre, avec comme point de départ ou de changement, un évènement qui a conduit à diverger. Victoire des nazis lors de WWII, non-disparition des dinosaures, mort de Colomb avant la découverte de l’Amérique… tout est envisageable en Science-Fiction !

Pour ma part, j’ai donc dans ma pile de lecture:

Le Maître du Haut-Château de P.K. Dick

Les forces de l’ Axe ont gagné la Seconde Guerre Mondiale, mais un écrivain imagine dans son oeuvre leur défaite…

et

Rêve de Fer de Norman Spinrad

Hitler est devenu écrivain de science-fiction aux Etats-Unis après la Première Guerre Mondiale…

Deux livres au thème voisin que j’avais justement choisi le même jour pour voir le traitement que ces grands noms de la S.F. lui réservait.

Et il se peut que j’en rajoute un ou deux, selon mes flâneries en librairie…

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Millénium 2 : La fille qui rêvait d’un bidon d’essence et d’une allumette – Stieg Larsson

Millénium, tome 2 : La Fille qui rêvait d'un bidon d'essence et d'une allumette

Présentation

Deuxième tome de la trilogie « Millenium », voici un livre dont le titre ne laisse pas indifférent ! Lisible indépendamment, je conseille quand même fortement de lire les hommes qui n’aimaient pas les femmes pour mieux comprendre les personnages et leurs inter-relations. Et cette fois, le premier rôle revient à Lisbeth Salander !

Résumé (source éditeur)

Tandis que Lisbeth Salander coule des journées supposées tranquilles aux Caraïbes, Mikael Blomkvist, réhabilité, victorieux, est prêt à lancer un numéro spécial de Millenium sur un thème brûlant pour des gens haut placés : une sombre histoire de prostituées exportées des pays de l’Est.

Mikael aimerait surtout revoir Lisbeth. Il la retrouve sur son chemin, mais pas vraiment comme prévu : un soir, dans une rue de Stockholm, il la voit échapper de peu à une agression manifestement très planifiée. Enquêter sur des sujets qui fâchent mafieux et politiciens n’est pas ce qu’on souhaite à de jeunes journalistes amoureux de la vie. Deux meurtres se succèdent, les victimes enquêtaient pour Millenium. Pire que tout, la police et les médias vont bientôt traquer Lisbeth, coupable toute désignée et qu’on a vite fait de qualifier de tueuse en série au passé psychologique lourdement chargé.

Mais qui était cette gamine attachée sur un lit, exposée aux caprices d’un maniaque et qui survivait en rêvant d’un bidon d’essence et d’une allumette ? S’agissait-il d’une des filles des pays de l’Est, y a-t-il une hypothèse plus compliquée encore ? C’est dans cet univers à cent à l’heure que nous embarque Stieg Larsson qui signe avec ce deuxième volume de la trilogie Millenium un thriller au rythme affolant.

L’auteur (source éditeur)

Stieg Larsson, né en 1954, journaliste auquel on doit des essais sur l’économie et des reportages de guerre en Afrique, était le rédacteur en chef d’Expo, revue suédoise observatoire des manifestations ordinaires du fascisme.

Il est décédé brutalement, en 2004, d’une crise cardiaque, juste après avoir remis à son éditeur les trois volumineux tomes de la trilogie Millénium.  En janvier 2011, Eva Gabrielsson, la compagne de Stieg Larsson, signe le récit de leur histoire commune sous le titre « Millénium, Stieg et moi ».

Mon avis

Lisbeth Salander est de retour, et est même le personnage principal de cette histoire. Ayant engrangé quelques millions, elle prend de longues vacances pour oublier Blomkvist. Mais entre ennemis surgis de son passé et accusations de meurtre, elle aura fort à faire pour rester en vie.

Il est agréable de retrouver ces personnages originaux, et le fait de mettre Salander au coeur du roman est intéressante, ce personnage étant carrément atypique pour une histoire policière. On pourra certes reprocher à l’auteur quelques descriptions trop longues ou un peu ridicules (tout ce qui touche à l’informatique doit lui être assez étranger, vu la façon dont il en parle…). Mais les personnages sont bien campés, l’histoire est palpitante et les rebondissements inattendus.

Un roman qui tient en haleine du début à la fin, et ne ménage pas le lecteur par ses coups de théâtre !

Le tome 3 est bien sûr déjà dans ma pile à lire !

Utopiales 2011 – Anthologie (recueil de nouvelles)

Utopiales 2011 anthologie recueil de nouvelles

Présentation

N’ayant pas été aux Utopiales 2011 à Nantes, cette anthologie arrivait donc à point nommé pour en avoir un petit aperçu, et renouer avec les recueils de nouvelles, format que je n’avais pas abordé depuis fort longtemps.

Résumé (source éditeur)

Les passagers du Titanic ont survécu. Si, si…
La jeune Lavinia a, pour sa part, volontairement échangé son corps contre celui d’un vieillard…
Trois copains d’Arcueil ont cassé la baraque en banlieue, avant de partir pour Alger…

Du fantastique à la science fiction en passant par l’Uchronie, l’anthologie officielle des Utopiales vous propose sept histoires, sept univers, sept dimensions.

Liste des nouvelles:

  • Le Radeau du Titanic de James MORROW
  • Le Train de la réalité (fragment) de Roland C. WAGNER
  • L’Invention du hasard de Norbert MERJAGNAN
  • Lignes parallèles de Tim POWERS
  • K**l me, I’m famous ! d’Éric HOLSTEIN
  • Salvador – Lucius SHEPARD
  • Pragmata de David CALVO

Mon avis

Même s’il est forcément d’un intérêt variable pour le lecteur, le recueil de nouvelles donne un aperçu de différents auteurs via un exercice de style qui force à la concision.

Plusieurs thèmes sont ici abordés. Une uchronie au sujet du Titanic (dont la plupart des passagers ont survécu, comme chacun le sait – ou pas), assez amusante. Une autre sur la guerre d’Algérie, par R.C. Wagner, rattachée à « Rêves de Gloire » dans un style d’écriture original, mais à laquelle j’ai peu accroché. Une histoire fantastique dans le milieu du rock, relativement classique ou dans la jungle du Salvador, qui m’a beaucoup plût. De la SF avec un échange de corps, du fantastique avec une soeur hantée par sa jumelle, et enfin un texte déjanté pour clôturer l’ensemble.

Pas de fil conducteur, donc, mais des textes hétérogènes quant aux sujets abordés. Le recueil est néanmoins de haute qualité et chacun devrait y trouver de quoi se distraire ou réfléchir.

En tout cas, j’ai ainsi découvert quelques auteurs et apprécié la palette que cette littérature peut proposer.

>> Lisez aussi les avis de Lisbhei – Lune – Tiger Lilly – Anudar

Retrouvez les impressions des blogueurs suivants sur le salon des Utopiales 2011:

Anudar – Traqueur Stellaire – Gromovar – Lisbhei – Lorkhan

Il y a même eu un Prix des Blogueurs Planete-SF remis à « Cleer » écrit par L.L. Kloetzer !

Dune – Frank Herbert

Dune Frank Herbert tome 1Dune Frank Herbert tome 2

Présentation

Curieusement, alors que j’ai quand même lu pas mal de livres de S.F., je n’avais jamais lu Dune. Considéré comme un chef d’oeuvre de la science-fiction, j’étais pourtant passé à côté (comme de pas mal d’autres, il faut dire…), rebuté par une idée préconcue sur . Et même si j’avais vu le film il y a un moment, il était temps pour moi de découvrir Arrakis dans le texte !

Résumé (source éditeur)

Il n’y a pas, dans tout l’Empire, de planète plus inhospitalière que Dune. Partout des sables à perte de vue. Une seule richesse : l’épice de longue vie, née du désert, et que tout l’univers achète à n’importe quel prix. Richesse très convoitée : quand Leto Atréides reçoit Dune en fief, il flaire le piège. Il aura besoin des guerriers Fremen qui, réfugiés au fond du désert, se sont adaptés à une vie très dure en préservant leur liberté, leurs coutumes et leur foi mystique. Ils rêvent du prophète qui proclamera la guerre sainte et qui, à la tête des commandos de la mort, changera le cours de l’histoire. Cependant les Révérendes Mères du Bene Gesserit poursuivent leur programme millénaire de sélection génétique ; elles veulent créer un homme qui concrétisera tous les dons latents de l’espèce. Tout est fécond dans ce royaume, y compris ses défaillances.

Le Messie des Fremen est-il déjà né dans l’Empire ?

L’auteur (source éditeur)

Frank Patrick Herbert est l’auteur de Dune, le livre-culte suprême pour tous les amateurs de SF. Né le 8 octobre 1920 à Tacoma dans l’état de Washington, il se marie pour la deuxième fois en 1946 et aura trois enfants. Il s’essaie à l’écriture à partir de 1944 sous un pseudonyme qu’il n’a jamais voulu divulguer. Les premières nouvelles (non SF) qu’il écrit sous son nom sont publiées dans le journal Esquire. En 1952, il publie sa première nouvelle de SF dans Astounding. La même année, il étudie la psychanalyse jungienne et devient lui-même analyste. Son premier roman, inspiré par cette longue étude de la psychologie des profondeurs, paraît en 1956, Le Dragon sous la mer. En 1963, il publie The Dune World dans le journal Analog. Cette nouvelle plaît tant aux lecteurs que Frank Herbert décide de s’en inspirer pour écrire son prochain livre. L’année 1965 voit la publication de Dune. Il obtient le prix Nebula, puis l’année suivante le prix Hugo. La saga de Dune peut alors commencer. En 1984, il participe activement au projet de David Lynch qui adapte Dune au cinéma. La même année, sa femme, Beverly, décède. Il se remariera en 1985. Frank Herbert est mort le 11 février 1986 d’une embolie pulmonaire. La saga de Dune restée inachevée est reprise par son fils Brian et par Kevin J. Anderson.

Mon avis

Inspiré par le Traqueur Stellaire, j’ai décidé de commencer la saga de Dune par le vrai début, le livre d’origine, et non pas par un des préquels qui ont été écrits depuis, le succès aidant.

Publié en 2 volumes de poche reprenant le découpage des 2 livres du roman, Dune se lit en fait d’un seul tenant.

Inspiré par nombreuses religions (bien sûr l’Islam – d’ailleurs j’étais dans l’ambiance en finissant le livre lors d’un voyage au Maroc^^, mais aussi le Christianisme…) et civilisations (grecques, latines…), Dune a un côté intemporel. Le livre a été écrit en 1965 et cela ne se ressent pas du tout dans le style narratif, ni dans l’univers décrit, contrairement à pas mal de romans de S.F. de ces années-là qui ont mal vieilli.

Centré sur la planète Arrakis, ce qui en fait un vrai planet opera (on y parle même d’écologie, chose rarissime à l’époque) le roman possède également un vrai souffle épique, avec les mentions d’un empire galactique ou les visions d’un jihad universel. Mais c’est quand il s’intéresse aux personnes que Frank Herbert est particulièrement inspiré (le psychanalyste entre alors en action !). Des détours psychologiques qui cassent parfois un peu le rythme de l’action, c’est bien le seul petit reproche que je trouve à Dune.

Au final, un roman d’une grande profondeur, qui possède un charme particulier et mêle habilement de nombreux thèmes.

Et afin de poursuivre la visite de Dune, il existe de nombreux romans situés après ou avant l’histoire racontée dans ce livre. Sans oublier le film controversé de David Lynch en 1984 !

Article participant au Défi Frank Herbert organisé par Anudar

Chroniques littéraires de science-fiction et fantasy

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