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Légende – David Gemmell

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Présentation

Cela faisait un moment que je lisais des commentaires dithyrambiques sur David Gemmel, censé être le surdoué de l’héroïc fantasy et ce, dès son premier roman, Légende, en 1984. Etant carrément amateur du genre, et ne le connaissant pas (honte à moi ?), je me suis donc procuré le « chef d’oeuvre » en question…

Résumé (source éditeur)

Druss est une légende. Ses exploits sont connus de tous. Mais il a choisi de vivre retiré loin des hommes, au sommet d’une montagne. Là, il attend son ennemi de toujours : la mort.

Dros Delnoch est une forteresse. C’est le seul endroit par lequel une armée peut traverser les montagnes. Protégée par six remparts, elle était la place forte de l’empire drenaï. C’est maintenant le dernier bastion, car tous les autres sont tombés devant l’envahisseur nadir. Et le vieux guerrier est son seul espoir.

Quand Conan rejoint Fort Alamo, un demi-million d’envahisseurs face à quelques milliers de guerriers retranchés dans une forteresse. Druss et sa hache feront-ils la différence ?

L’auteur (source éditeur)

Depuis Légende, son premier roman (prix Tour Eiffel 2002), David Gemmell n’a publié que des best-sellers. Reconnu comme le maître de l’Heroic Fantasy en Grande-Bretagne, cet ancien journaliste, grand gaillard de deux mètres, avait été videur dans les bars de Soho à Londres avant de prendre la plume. Sa gouaille naturelle lui avait toujours permis d’éviter de se servir de ses 120 kilos. Cette gouaille se retrouve dans ses ouvrages dont le rythme soutenu entraîne le lecteur dans des aventures épiques et riches en couleurs, où Gemmell savait mettre tout son cœur. Ce même cœur qui l’a abandonné en juillet 2006, à l’âge de 57 ans.

Mon avis

Avec un David Gemmel encensé, et un livre noyé sous les superlatifs, j’étais un peu méfiant à l’idée d’attaquer une « légende » de la fantasy^^. Le début du livre est un peu lent à se mettre en place, on suit plusieurs personnages mais le héros, Druss, tarde un peu à apparaître. Quelques bribes d’originalité avec ce combattant vieillissant (la soixantaine, çà fait vieux pour un guerrier à la hache) dont la plus grande crainte n’est pas la mort au combat mais la sénilité. Ainsi accepte-t-il un dernier combat, plutôt désespéré puisqu’il s’agit de défendre une forteresse qui barre la route à une gigantesque armée d’invasion. D’où l’allusion de l’éditeur à un Conan défendant Fort Alamo !

S’ensuit une phase de préparatifs et d’entraînements aux combats, avec une galerie de personnages assez clichés mais finalement plutôt attachants. Un jeune couple dont l’homme que l’on croyait lâche va se révéler être un guerrier d’exception, des moines-guerriers-paladins aux pouvoirs mystiques, un officier mal-aimé de ses troupes qui va gagner leur respect, un adversaire barbare mais plein d’honneur etc… A défaut d’originalité, tout cela est bien écrit et se lit agréablement, la palme revenant à Druss, légende vivante un peu désabusée, estropié et fatigué, qui essaie de se montrer digne des espoirs placés en lui.

Dommage que la fin du roman ne soit pas de la même veine, je la trouve plutôt ratée d’ailleurs, la faute à un auteur recherchant sans doute le consensus d’un happy-end alors qu’il n’est absolument pas nécessaire, surtout dans une histoire où les personnages s’étripent sur des centaines de pages !

On n’est clairement pas ici dans les chefs d’oeuvres du genre, j’ai de bien meilleurs souvenirs des Howard, Leiber et autres Moorcock pour n’en citer que quelques uns. Ceci dit, Légende est un roman d’héroïc fantasy distrayant, qui se lit bien… et ce n’est déjà pas si mal. Il se peut même d’ailleurs que je prenne à l’occasion d’autres romans de son auteur.

Ce livre fait partie d’ailleurs du cycle « Drenaï », des romans situés dans le même cadre mais qui peuvent se lire indépendamment. On peut d’ailleurs y retrouver Druss plus jeune dans d’autres tomes, notamment Druss la Légende et La Légende de Marche-Mort au format poche chez Milady.

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