La guerre des bandeaux

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A l’origine, le bandeau, rouge de préférence, est un ornement qui attire l’attention sur un livre et le distingue de la masse de la production littéraire qui s’entasse, inlassablement, sur les étals de nos libraires préférés. On signalait ainsi un texte exceptionnel, couronné par un prix décerné par un jury de professionnels de la profession, tous pertinents et indépendants, cela va de soi 😉

Peu à peu, l’utilisation du bandeau a dérivé. On y trouve le nom de l’écrivain, lorsqu’il est populaire et gage de ventes assurées (comme si son nom sur la couverture ne suffisait pas), des mentions telles que « Vu à la télé » ou « le livre du film », ou encore des chiffres de ventes : « Plus d’un million d’exemplaires vendus » voire des superlatifs en tout genre : « Exceptionnel », « Le nouveau chef d’oeuvre », en rajoutant parfois la citation d’un autre auteur, plus ou moins connu, ou d’une revue, plus ou moins connue elle aussi.

Bref, les piles s’empilent, les tas s’entassent et les bandeaux se concurrencent les uns les autres. Mais devant la pléthore de ceux-ci, quelle est leur efficacité réelle ? Sont-ils vraiment un élément déclencheur, ou juste une partie de plus d’un plan marketing, aussi vite repéré qu’oublié ? Car comme dit l’adage : trop de bandeaux tue le bandeau… 😉

Et vous, êtes-vous « victime » des bandeaux ? Y portez-vous attention ?

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22 réflexions sur “ La guerre des bandeaux ”

  1. Le bandeau « Par l’auteur du Trône de Fer » est très en vogue en ce moment, malheureusement il résume parfois à lui tout seul l’unique argument de l’éditeur au moment de publier la nouveauté…

    1. Surtout que dans le cas de Martin, ce ne sont pas des nouveautés mais des rééditions…

      Ceci dit, je les garde quand même ces bandeaux, comme quoi… Ce n’est pas un argument de vente pour moi, mais faisant partie des gens « informés », ça n’a rien d’étonnant.

      En revanche, pour le grand public, ça joue peut-être un rôle.

      1. Quand je dis « nouveauté » je parle de toute nouvelle publication, réédition ou inédit, bien entendu.

  2. Je pense que dans l’optique d’un livre à offrir les bandeaux orientent les gens. Sinon le bandeau pour ma part je l’enlève direct et mummm poubelle … et ne m’influence pas dans l’achat

  3. Ça attire toujours un peu l’oeil je pense, et je rejoins Lorkhan sur le fait que cela peut certainement jouer pour le « grand public ».

    Et même si c’est moche, je préfère toujours ça aux couvertures refaites pour coller à un film/série tiré de l’oeuvre… <.<

  4. La plupart du temps, le bandeau m’emmerde, je ne sais pas quoi en faire et très souvent je le jette parce qu’il me gène. Parfois – rarement -, je le garde sur le bouquin. Comme pour « Le Diapason des mots et des misères », par exemple. Ce choix est très étrange, j’en conviens.

    En tout cas, il ne me sert pas à acheter un livre. Oh non !

    A.C.

  5. Je n’ai jamais acheté un livre avec un bandeau. C’est aussi simple que ça.
    J’ai eu l’intégrale 1 du trône de fer avec un bandeau qui me servait de marque-page (j’avais égaré le mien pour la ennième fois), mais on m’a prêté ce livre… les suivants, je les ai acheté sur Amazon (donc pas de bandeau).
    Pour l’achat d’un livre, c’est soi du feeling couverture/résumé, soit suivant une critique d’un ami aux mêmes goûts que moi.

  6. Je les regarde ces bandeaux, mais par curiosité, ça n’entre pas en compte dans mes choix, en tant que personne « éclairée » comme dit au dessus.
    Juste une fois j’ai émis l’intention d’acheter « le pire roman francophone de l’année » (c’était le bandeau) à un copain, là j’avoue que j’aurais surement pas remarqué le livre sans ça, mais je ne l’ai pas fait of course.

  7. Les bandeaux pour moi c’est le truc qui va se coincer quelque part et tordre la couverture de façon irrémédiable. Je ne les regarde pas quand je dois acheter un bouquin et je les jette sitôt le livre acquis.

  8. « Y a les bons bandeaux et les mauvais bandeaux »: signaler un prix littéraire, ou que le livre et la suite d’un cycle au nom évocateur pour un fan (et qui rendra curieux à bon droit un néophyte), n’est pas infamant. Les rayons des librairies croulent sur les livres parfois empilés n’importe comment. Les bandeaux sont un moyen comme un autre de se faire remarquer, certes parfois de façon irritante ou stupide. D’ailleurs sur l’image proposée, seul le bandeau pour Martin me semble abusé. Par contre, je les jettes dès le livre arrivé chez moi et je suis franchement étonné que des gens le conservent, à part comme marque-page: pour moi c’est bien un élément extérieur au livre et lié à son aspect marchand, comme l’étiquette du prix que je décolle au plus vite.

    Le pire n’est-il pas les citations d’auteurs et autres réclames inclues directement sur la couverture ? Ou les noms d’auteurs façons affiche de cinoche, etc. Au regard de cette mauvaise tendance sur nos couvs, les bandeaux sont un détail.

  9. Mon bandeau préféré, c’était quand même un truc artisanal aperçu dans une librairie perdue dans le Cantal : « 100 % choucroute » sur « Cinquante nuances de Grey ». J’avoue que je m’interroge toujours.

  10. Les bandeaux ne m’intéressent que s’ils se rapportent à un prix littéraire (c’est d’ailleurs grâce à ça que j’ai acheté « La fille automate »). Dans tout autre cas (les suites, les films adaptés au cinéma, etc.), ce n’est à mes yeux qu’une pub agressive.

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