Chroniques d’un rêve enclavé – Ayerdhal

Chroniques d'un rêve enclavé - AyerdhalAyerdhal fait partie de ces auteurs dont j’ai entendu dire beaucoup de bien, et que je n’ai jamais lu. Une déception d’autant plus gênante que son décès récent me laisse une sorte de manque, alors que je ne le connaissais pas. En son hommage, une Lecture commune du Cercle d’Atuan a été organisée et je m’y suis inscrit, afin de découvrir enfin le bonhomme, puisque ses écrits restent avec nous…

Résumé (source éditeur)

« On ne bâtit rien sur le désespoir, fors la haine, mais avec la colère et l’usure des souffrances qui se répètent, avec la faim et la peur du lendemain, avec nos seuls coudes serrés pour nous tenir chaud, et nos larmes en écho, et nos rires enfuis, un jour, avec juste ça, entre hommes et femmes, nous n’aurons plus besoin que d’un rêve pour nous éveiller. »

Dans cette cité médiévale où règnent recruteurs, faiseurs de dîme et de gabelle, les poètes meurent, les rêveurs aussi. Les rêves, eux, ne demandent qu’à voyager. Parleur, vagabond visionnaire, parviendra-t-il à leur faire franchir les murs de la Colline ?

L’Auteur (source éditeur)

Ayerdhal est un des plus grands auteurs de science-fiction français. Auteur de plus de vingt romans, il a été deux fois lauréat du Grand Prix de l’Imaginaire, a remporté deux prix Ozone, un prix Tour Eiffel de science-fiction, un prix du polar Michel-Lebrun et a reçu en 2011 le prix Cyrano pour l’ensemble de son oeuvre.

Mon avis

Situé dans un pays imaginaire qui peut rappeler un Moyen-Age fictif,  le récit n’est pas à proprement parler de la SFFF (ou même simplement de la fantasy) car il n’y a pas de trace ici de magie ou de fantastique. Au contraire, même, puisqu’on est très concrètement dans un quotidien concret et difficile, que les héros vont essayer de changer. Une utopie politique, une histoire qui comporte sans aucun doute un côté naïf, un aspect fable (d’ailleurs le titre parle bien d’un rêve, non ?).

Le principe d’une auto-gestion est certes optimiste mais pas toujours réaliste, certains moments sont plutôt longs et d’autres sont traités très rapidement et ce mode de fonctionnement montre d’ailleurs ses limites avec le fait de devoir élire des représentants. Les ennuis commencent… et sont amplifiés par les forces extérieures, forcément mauvaises.

Si le fond politique est donc sympathique mais guère crédible, ce qui ressort surtout de ma lecture est la façon d’écrire d’Ayerdhal. Un style recherché, des phrases ou formules percutantes, c’est vraiment une belle découverte. Les personnages sont globalement réussis et attachants, et j’ai passé un bon moment avec ce roman, qui m’a donné envie de découvrir d’autres écrits de l’auteur.

D’autres avis à lire chez : BaroonaLa Croisée des Chemins – La Magie des MotsLorhkan – Naufragés VolontairesShayaValunivers – …

Un roman qui compte pour le challenge Francofou 3

Challenge Francofou 3

Et au  Défi SFFF & Diversité ! Item 13/ Une oeuvre de SFFF écrite ou une anthologie présentée par une personne issue ou militant pour la communauté LGBTQIA (Lesbienne, Gay, Bi, Trans, Queer, Intersexuelle, Asexuelle)

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32 réflexions sur “ Chroniques d’un rêve enclavé – Ayerdhal ”

  1. Ah, les utopies…

    C’est ma lecture du moment au boulot et j’adore ! Je m’y plonge avec délice (d’autant plus qu’en ce moment il fait beau) et c’est un pur bonheur. Parleur me fait beaucoup penser à Ayerdhal lui-même, tant par sa façon d’agir, tout dans le pacifisme, que de parler.

    Il me manque…

    A.C.

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  2. Pour ma part je l’ai lu il y a fort longtemps et je me souviens juste que je ne l’avais pas tant aimé que ça (je crois que j’avais pas aimé la fin et à l’époque c’était rédhibitoire pour moi xD). Faudra plutôt que je lise d’autres choses de lui.

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  3. Faudra que je le lise.
    Si tu veux lire autre chose de lui, je te conseille Transparences et Résurgences. C’est du thriller science-fictif (très légèrement) qui fait réfléchir. C’est très dense comme bouquins.

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  4. Lu aussi, et j’ai adoré ! C’est prenant comme rarement. Alors certes c’est une utopie qui, si on réfléchit, aurait bien du mal à tenir la route, mais je me suis fait embarquer par le récit.
    Superbe !

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  5. J’avais adoré ce livre ! Je l’avais lu sous le titre de « Parleur » à la bibliothèque et comme son nom avait changé j’ai eu un mal fou à le trouver pour l’acheter. J’ai adoré l’écriture très fluide, comment ils essayent de construire l’utopie, et la sagesse de Parleur. Certaines de ses citations sont des perles. La fin est poignante !

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  6. C’est en passant sur ton blog que j apprends la disparition d’Ayerdhal… Je l’avais découvert il y a bien longtemps avec l’histrion et sexomorphose qui m’avait tellement emballé que chaque fois qu’un nouveau livre sortait je le dévorais. J’aimais ses thématiques mais aussi sa plume. C’était un bon conteur d’histoire.

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  7. Un livre qui m’a laissé aussi un bon souvenir… yep, ces phrases percutantes et les scènes aussi qui laissent sans voix.
    J’avais déjà lu Rainbow Warrior, par contre, je n’en avais pas encore parlé… dur dur de rivaliser avec la verve de ce type!
    Sans vraiment le connaître (j’ai eu la chance de le rencontrer une fois), sa disparition m’a quand même touchée… c’était un chouette gars.

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      1. C’était dans une lib’ à Liège fin 2014, avec Stefan Platteau.
        Par contre, je me rends compte que je l’avais déjà vu plusieurs fois à la foire du livre de bxl, sans venir l’interroger sur ses ouvrages… (j’avais l’impression que le style ne collait pas avec mes gouts à l’époque).
        Et, dju, j’aurais bien aimé pouvoir le rencontrer à nouveau et assister à d’autres animations avec lui au crachoir.

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          1. Oui! rencontré une seconde fois à Chaudfontaine en novembre (festival des littératures de l’imaginaire), et très sympa.
            Il écrit fort fort bien aussi.
            Tu l’as déjà lu? (Euh j’étais sur Platteau là).
            Je suis qqn d’assez timide, et je ne sais jamais « quoi » dire quand je rencontre un auteur (bon je n’en rencontre pas très souvent…, mais j’ai toujours la peur du « que dire » :-)) et là, il est à l’aise et donc ça aide à parler de tout et de rien.

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          2. Si tu parcours ce blog, tu y trouveras mes avis sur Manesh et Dévoreur 😉 Pas facile de parler aux auteurs, je confirme ! « Heureusement » quelques uns sont plus « accessibles » et ça facilite les choses !

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  8. Ding! Ding! SHaaaaaMe! DIng! Ding! Shaaaaame!!!!
    Honte sur moi, voilà que j’arrive sur ton blog, donc je n’ai pas vraiment fouillé les archives 🙂
    Mais je file de ce pas farfouiller 🙂

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