Le Dernier Chant d’Orphée – Robert Silverberg

le-dernier-chant-d-orphee-robert-silverberg

Présentation

Dans les temps reculés où j’étais encore lycéen, je me rappelle avoir lu une grande partie des livres traitant de mythologie du CDI de mon lycée. Ah, la collection « Contes et Légendes » éditée par Nathan ! Cela a dû jouer dans le choix de mes lectures actuelles de fantasy, car ces histoires-là ne sont-elles pas après tout une version moderne des aventures mythologiques qui ont fasciné nos aïeux ?

Alléché par la superbe couverture de Benjamin Chaignon, par la belle édition d’ActuSF mais surtout par la vision que pouvait avoir Robert Silverberg du mythe d’Orphée, je me suis donc replongé dans ce récit épique grec.

Résumé (source éditeur)

On dit qu’il pouvait, par son chant, charmer les animaux et les arbres, sa voix fit chavirer les sirènes elles-mêmes. Mais son coeur appartenait à Eurydice, et lorsque la mort vint la lui ravir, Orphée se présenta aux portes des enfers, armé de sa seule lyre, afin de reprendre à Hadès l’âme de sa bien-aimée.

Robert Silverberg est l’un des derniers maîtres de la science-fiction américaine. Mais c’est dans la veine de Gilgamesh, Roi d’Ourouk que l’auteur des Monades Urbaines et du Cycle de Majipoor revient pour cette réécriture épique du mythe d’Orphée.

Un roman inédit qui est un véritable événement.

L’auteur (d’après Wikipedia)

Robert Silverberg, né le 15 janvier 1935 à New York, est un écrivain et nouvelliste particulièrement prolifique.

Il publie sa première nouvelle à 18 ans et son premier roman, Révolte sur Alpha C, à peine un an plus tard. Il remporte à 20 ans le prix Hugo de l’auteur le plus prometteur. Cette première consécration l’entraîne dans un travail considérable avec, en quelques années (période 1957/1959), l’écriture d’au moins 200 histoires courtes ou nouvelles et une dizaine de romans, la plupart alimentaires, sous de nombreux pseudonymes.

En 1958, la faillite de l’American News Company, le principal distributeur de pulps, entraîne dans sa chute un bon nombre de titres. Silverberg est obligé de se diversifier, et va s’essayer à des genres aussi divers que le western, les histoires de super-héros, et même des publications adultes. Lors des années 1960, il publie ainsi près de 70 ouvrages sur des thèmes historiques ou archéologiques. Il devient aussi un mercenaire fiable pour toutes les revues ayant survécu, notamment grâce à l’entregent de Randall Garrett, auteur mineur, mais qui est une plume de secours bien connue. On dit même que certaines années, à eux-deux, ils ont signé, sous divers pseudonymes, la moitié de tout ce qui était publié. Enfin, Robert Silverberg est président de la Science Fiction and Fantasy Writers of America pendant les années 1967-1968.

Puis, au milieu des années 1960 Frederik Pohl, le rédacteur en chef de la revue Galaxy, lui propose un marché unique. Il achète tout ce que Silverberg lui proposera, à condition que celui-ci donne le meilleur de lui-même. (…) Ainsi, il écrira L’Homme dans le labyrinthe (1968), au ton sombre et introspectif, L’Oreille interne (1972), où l’on suit David Selig, son héros qui constate avec des sentiments partagés la perte de ses dons télépathiques, et le fabuleux Le Livre des crânes (aussi en 1972), qui rafle de nombreuses récompenses.

Cependant, lassé du monde de l’édition qui prend une tournure mercantile qui ne lui plaît guère, Robert Silverberg, après la sortie du rageur L’Homme stochastique, annonce en 1975 qu’il prend sa retraite (…). Puis, en 1979, il revient sur sa décision et entame la rédaction du cycle de Majipoor, œuvre située entre la Fantasy et le space opera. Le roman inaugural, Le Château de Lord Valentin, est un immense succès, et reste à ce jour son livre le plus vendu. (…) il écrit en 1985 Le Seigneur des ténèbres, une épopée africaine inspirée par son modèle littéraire de toujours, Joseph Conrad, ainsi que l’un des plus fameux romans de la Fantasy, Gilgamesh, roi d’Ourouk, publié en 1989. La décennie des années 1990 reste prolifique avec des ouvrages où la maîtrise technique du genre ne cache guère les priorités alimentaires. Toujours brillant anthologiste, Robert Silverberg participe à la composition de recueils tels Légendes et Horizons lointains. Silverberg fait taire les critiques en 2003 avec la publication de Roma Æterna, une uchronie qui décrit à quoi ressemblerait notre monde si la chute de l’empire romain n’avait pas eu lieu (…).

Mon avis

Racontées à la première personne par Orphée lui-même, fils d’Apollon, c’est donc la triste histoire de son amour impossible avec Eurydice, de sa descente aux Enfers pour la délivrer, et de son échec qui ouvre le récit. Mais l’histoire d’Orphée ne s’arrête pas là, puisqu’il a aussi participé au long voyage de Jason pour ramener la Toison d’Or, côtoyé Hercule ou encore Ulysse, vécu longtemps en Egypte…

Silverberg nous livre ici un résumé de la vie d’Orphée, que j’ai souvent trouvé assez frustrant puisqu’il passe rapidement sur de nombreuses péripéties. Mais il ne s’agit pas pour lui de ré-écrire l’histoire complète du héros, censée être connue du lecteur, mais bien d’essayer de voir quelles lignes de forces la sous-tendent. Objet des désirs divins, mené inéluctablement vers un destin qu’il connait par avance, Orphée est condamné à revivre perpétuellement un cycle qui se répète inlassablement. Une fatalité gouvernée par des dieux inaccessibles, qui font de lui leur marionnette.

Une tonalité qui marque ce court roman (environ 130 pages) mais aussi l’interview qui suit, retranscrite en fin d’ouvrage. Silverberg répond, souvent assez sèchement et laconiquement, à Eric Holstein, dont les questions ne semblent pas l’inspirer.

Pour ce roman inédit, le seul Siverberg publié depuis dix ans, c’est donc un avis très mitigé en ce qui me concerne. A moins d’être un fan absolu, ce que je ne suis pas par manque de connaissance approfondie de son oeuvre (je n’ai lu que Les Monades Urbaines et L’oreille interne), je ne saurais trop le conseiller. Il y a sans doute largement mieux à lire de lui avant d’arriver à ce titre.

Lire aussi l’avis de : Gromovar

Publicités

8 réflexions sur « Le Dernier Chant d’Orphée – Robert Silverberg »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s