Nous entrerons dans la lumière – Michèle Astrud

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Je découvre Michèle Astrud avec ce roman qui relève bien de la S.F. malgré un rattachement assez discret.

Résumé (source éditeur)

« Je suis le guetteur de la nuit, le gardien des hautes cimes. Je surveille l’arrivée du désert, l’avancée des tempêtes, bientôt la maison sera ensevelie sous le sable. Seuls ceux qui habitent les étages les plus hauts arriveront à survivre. »

Dans un monde en déliquescence, la sécheresse et la canicule font des ravages, l’égoïsme et l’anarchie règnent, et chacun lutte férocement pour sa survie. Antoine, un ancien professeur, rend quotidiennement visite à sa fille Chloé qui, suite à un événement traumatique dont il se sent coupable, souffre de graves troubles de la mémoire et réside depuis des années dans une maison pour enfants malades. Antoine se bat contre l’oubli et la destruction, en photographiant son environnement en train de disparaître, et en reconstruisant sa relation douloureuse avec Chloé. C’est alors que réapparaît Sonia, son amour de jeunesse, devenue documentariste de renom, mais elle meurt avant qu’ils ne puissent tourner la suite du film qu’ils avaient jadis commencé ensemble. Antoine décide de partir sur les routes avec Chloé, dans l’espoir que ce voyage lui permette de sauvegarder les archives de Sonia, et de les sauver eux-mêmes. Dans une atmosphère des derniers jours où l’obscurité gagne, dans une errance où l’oubli croît, Antoine réussira-t-il à assumer son rôle de père ? Chloé arrivera-t-elle à grandir ? Parviendront-ils, ensemble, à retrouver la lumière ?

L’Auteure (source éditeur)

Michèle Astrud est née à Dijon en 1964. Depuis 1999, elle est professeur agrégée de génie civil à Rennes.

Mon avis

Nous entrerons dans la lumière est situé dans une France victime d’une catastrophe climatique d’origine relativement inconnue. Une canicule intense, une société laissée à elle-même où ne subsiste que quelques bastions d’ordre et de sécurité, peu d’informations qui filtrent jusqu’à la population, c’est un sentiment de fin du monde qui s’installe progressivement sans que l’auteure ne nous donne trop de détails sur le contexte global.

Elle préfère se focaliser sur ses deux personnages principaux. Antoine, le père, resté seul dans une grande maison qui tombe en ruines, souvent apathique, ne vit guère que pour aller visiter sa fille. Celle-ci, Chloé, traumatisée par une agression subie alors qu’elle était enfant, est instable psychologiquement et ne reconnait pas toujours son père.

Obligé de la prendre en charge, Antoine va se lancer dans un périple sur les traces d’un ancien amour de jeunesse, une cinéaste dont il va chercher à préserver l’héritage artistique. Une occasion forcée de quitter sa ville, traverser un pays devenu inhospitalier et de se confronter à sa fille, la (re)découvrir et apprendre à la connaître, à l’aimer encore.

Récit post-apocalyptique, cli-fi (ou fiction climatique), voyage qui traite de l’amour filial, des souvenirs, passions et obsessions, du sentiment de culpabilité, dans un monde qui s’écroule, Nous entrerons dans la lumière est tout cela et est porté par la plume particulière de Michèle Astrud, toute en délicatesse et subtilité. Elle brosse ici le portrait de deux personnages intéressants et profondément humains, le père englué dans ses souvenirs et sa passion pour l’art, la fille psychotique mais attachante, qui va évoluer pendant leur exil forcé. Vers un avenir qu’on devine difficile mais profondément optimiste. Un court roman touchant et émouvant.

D’autres avis : Cornwall – LorhkanLune – MarieJulietNébal – Valunivers – …

Bonus : 3 questions à l’auteure

Une lecture de plus pour le Challenge Dystopie de Valunivers !

challenge dystopie

Et pour le Challenge SFFF et Diversité :

  • 1/ Une oeuvre de SF écrite par une femme
  • 14/ Un livre de cli-fi (climate fiction). Ou éco-fiction (pour écologie fiction)

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11 réflexions sur « Nous entrerons dans la lumière – Michèle Astrud »

    1. Le début est un peu long, c’est possible, à l’image d’Antoine que j’ai trouvé assez apathique mais ça ne m’a pas vraiment dérangé. Ce livre est quand même pour moi une bonne surprise.

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