Station Metropolis direction Coruscant – Alain Musset

Station Metropolis direction Coruscant

Alors que Station Metropolis direction Coruscant, un essai de la collection Parallaxe du Bélial avait fait l’objet d’un concours ici-même il y a quelques mois, j’ai eu envie d’en savoir plus sur les villes dans la Science-Fiction et je me le suis donc procuré à Sèvres, directement auprès de l’éditeur !

Présentation

(source éditeur)

Depuis la fameuse Metropolis de Fritz Lang jusqu’à la cité-planète de Coruscant dans Star Wars, en passant par les mégalopoles étouffantes de Soleil vert ou Blade Runner, les villes du futur, réelles ou imaginaires, semblent concentrer les maux : démesure et surpopulation, violence et oppression, pollution et ghettoïsation… La science-fiction aurait-elle peur des villes ? N’y aurait-il de salut que dans leur destruction ?
Telles sont les interrogations soulevées par Alain Musset, géographe et directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, qui nous livre ici un ouvrage référencé et engagé. Alors que les prévisions indiquent que deux personnes sur trois habiteront dans des centres urbains à l’horizon 2050, il devient crucial de déterminer comment mieux habiter et vivre ensemble. Or en la matière, la science-fiction sait nous indiquer le chemin pour ne pas faire des villes un enfer sur Terre…

Editeur : Le Bélial – Date de parution : 24/10/2019 – 272 pages

Mon avis

Les ouvrages de la collection Parallaxe mêlent science et SF, et Station Metropolis direction Coruscant s’intéresse au thème de la ville, un sujet qui m’intéresse particulièrement et sert souvent de décor dans les livres ou les films, sans forcément grande analyse.

La ville, en SF, fait immanquablement penser à Metropolis (celle de Fritz Lang, pas vraiment de Superman !) mais aussi à la Trantor d’Isaac Asimov, « ancêtre » de la Coruscant de Star Wars qu’elle a largement inspirée. Des villes tentaculaires, qui se sont parfois étendues sur toute la surface de leur planète natale ainsi « annexée », et où il est bien difficile de vivre. Outre la disparition de la surface végétale, il existe parfois des constructions sur les mers, ce qui change radicalement l’image que l’on peut avoir de la planète. De plus, les quartiers sont largement disparates, entre les hauteurs relativement pures réservées aux élites et les bas-fonds où se croise une faune cosmopolite qui survit tant bien que mal à l’ombre des buildings, à l’image du Los Angeles de Blade Runner, autre cité ayant marqué les esprits. De fait, les taudis, bidonvilles et autres quartiers criminogènes abondent.

Si le sujet semble a priori un peu aride, Alain Musset réussit à y mêler suffisamment d’exemples parlant aux fans de SF. Entre Monades Urbaines, fonds marins à la Otoh Gunga, New York revisitée à la sauce Gotham, l’éventail des villes est large dans nos lectures et films préférés. L’auteur cite moult exemples issus des films de Star Wars, mais aussi des romans de l’Univers Etendu (Coruscant y étant omniprésente, vu le cas extrême qu’elle incarne), pour que la lecture de cet essai se révèle passionnante – et la bibliographie abondante offre de nombreuses pistes à explorer.

Peu d’optimisme cependant à attendre de la ville du futur, où les castes sont bien séparées et où l’injustice, la pollution, voire la surveillance et la répression, dominent. Le constat est rude mais réaliste, la ville du futur ne semble pas être un bon endroit où vivre. Et ce ne sera peut-être qu’après sa destruction qu’on la regrettera…

A noter le joli format avec couverture à rabats, et les illustrations réussies de Cedric Bucaille.

D’autres avis : Les lectures du MakiUn Papillon dans la LuneLes Critiques de Yuyine – …

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9 commentaires sur “Station Metropolis direction Coruscant – Alain Musset

  1. Dans quelle mesure la ville du futur est-elle la ville du présent ? Vous avez 3 heures.
    Le sujet ne me tente pas des masses, j’ai du mal à voir ce qu’on peut en faire sur tant de pages, mais vu que celui sur la linguistique était excellent, je le tenterai à l’occasion. ^^

    J'aime

    1. Je crois que la ville du présent est juste une idée de la ville du futur !

      Comme toi, j’étais sceptique mais comme pour la linguistique ce nouvel opus nous ouvre d’autres horizons. A découvrir !

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