Gravité (Cycle des Xeelees, tome 1) – Stephen Baxter

gravité stephen baxter

Première incursion pour moi chez Stephen Baxter en solo. En effet, je l’avais lu dans Lumière des Jours Enfuis avec A.C. Clarke et La Longue Terre avec Terry Pratchett, mais jamais seul.

Résumé

La Ceinture.
Un agrégat de matériaux archaïques peuplé de mineurs.
Rees est l’un d’eux, un rat de mine passant le plus clair de son temps sous 5 G à creuser le cœur de fer de l’étoile morte autour de laquelle la Ceinture gravite. Un travail harassant. Dangereux. Au bénéfice du Radeau, sorte de cité spatiale, siège du savoir scientifique dont tous dépendent pour leur approvisionnement. Il en va ainsi : la Ceinture est sous le joug du Radeau. Depuis des générations… Et la Ceinture gronde. Mais Rees se pose des questions qu’aucun autre ne se pose. D’où viennent les hommes ? Comment sont ils arrivés ici, dans la Nébuleuse ? Il existe des légendes. Qui parlent d’un Vaisseau. De son Équipage… De baleines volantes et des mythiques Osseux.
Rees ne sait pas grand-chose mais il a une certitude : la Nébuleuse se meurt…

L’Auteur

Né à Liverpool en 1957, Stephen Baxter est diplômé en mathématiques de l’université de Cambridge. En 1991, il échoue aux examens de présélection pour devenir astronaute sur la station spatiale Mir. La même année paraît Gravité, son premier roman, qui inaugure le plus célèbre de ses cycles, « les Xeelees », gigantesque fresque spatiale à ce jour composée de quatre romans et d’un recueil de nouvelles.
Considéré comme l’héritier littéraire de son compatriote Arthur C. Clarke, avec lequel il a collaboré à plusieurs occasions, il a publié à ce jour une trentaine de romans et plus de cent nouvelles. Un corpus impressionnant qui lui a valu une kyrielle de prix, dont le prestigieux Philip K. Dick Award à deux reprises.

Mon avis

Ce premier tome du Cycle des Xeelees s’intitule Gravité et porte bien son nom. La gravité, justement, l’auteur en use (et en abuse parfois) à tour de page, en utilisant ses propriétés pour justifier l’existence de son petit univers. Ou encore en en faisant ressentir les effets et leurs conséquences à ses personnages. C’est souvent intéressant, voire amusant mais parfois un peu trop démonstratif.

Des personnages dont l’intelligence a baissé au cours des générations, des vestiges d’Arche Spatiale utilisés plus par habitude que par compréhension réelle, un système de classes basé sur les fonctions des uns et des autres, sont parmi les éléments de ce court roman de SF au rythme assez soutenu.

Il comporte une certaine tendance à la hard science qui s’estompe quand les personnages se déplacent dans l’espace (respirable) grâce à des arbres ou à des baleines (si, si !). Par contre, j’avoue que je cherche encore les Xeelees (une race extra-terrestre), dont Gravité est censé démarrer le cycle.

Bien qu’il soit relativement sympathique et se lise sans problème, je n’ai pas été suffisamment conquis par le style de Stephen Baxter pour avoir très envie de poursuivre ce cycle (sauf avis dithyrambiques dans les commentaires, exprimez-vous !).

D’autres avis : Blog-o-livreL’Imaginarium Electrique – …

Et une participation de plus au Summer Star Wars épisode VII

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Et au fabuleux 😉 Challenge Summer Short Stories of SFFF saison 2

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11 réflexions sur « Gravité (Cycle des Xeelees, tome 1) – Stephen Baxter »

  1. Si, si, il faut poursuivre ce qui concerne les Xeelees, il y a des choses assez formidables si tu es amateur de Hard-SF, à la fois dans le cycle Xeelees proprement dit (Accrétion est assez prodigieux, par exemple) et dans le cycle connexe des Enfants de la Destinée (dans Exultant, l’auteur te brosse un tableau magistral de l’histoire réelle de l’univers et de formes de vie très, très exotiques).

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  2. Avertissement : je suis l’auteur de la préface du bouquin, j’ai contribué au dossier du Bifrost spécial Baxter, bref je ne suis pas objectif du tout.

    Je pense que tu peux tenter au moins le suivant. Chacun des quatre romans du cycle est indépendant des autres (à part quelques éléments du deux que l’on retrouve dans le quatre, de mémoire). Gravité est le premier roman de l’auteur et on y trouve effectivement pas mal de défauts. Singularité commence à avoir un côté un peu vertigineux avec une sorte de course-poursuite spatio-temporelle. Et Accrétion est une belle claque avec un de ses voyages à travers l’espace qui file franchement le tournis. Tout ça avec de vrais morceaux de Hard Science dedans.
    L’autre cycle du l’univers Xeelee (Les enfants de la destinée) contient aussi de bonnes choses, avec là aussi trois romans qui sont un peu plus reliés que ceux du premier cycle mais offrent à nouveau trois ambiances et trois approches différentes.
    Bref, il ne faut pas s’arrêter à ce premier roman si on veut se faire vraiment une idée du talent de l’auteur ou même une idée de ce qu’est cet univers Xeelee.

    NB : Le pourquoi de l’appartenance de ce bouquin à l’univers Xeelee trouve son explication dans Accrétion.

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  3. C’est probablement un des défauts de cet auteur, ou une qualité selon les amateurs : le côté trop hard SF. C’est peut-être pour cela que je n’ai lu que deux tomes 1 de ses livres ?
    Je garde cela quand l’envie de hard sf se pointera.

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