BIFROST 82 : NEIL GAIMAN

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J’ai encore peu lu Neil Gaiman, outre American Gods il y a pas mal d’années, L’Océan au Bout du Chemin et Neverwhere plus récemment. Le dernier numéro de Bifrost est donc l’occasion d’en apprendre plus sur ce touche-à-tout éclectique.

Comme d’habitude, le magazine contient un gros dossier sur l’auteur et ses multiples facettes : nouvelliste, romancier pour les adultes ou la jeunesse, scénariste de série télé ou de comics (Sandman s’il ne faut en citer qu’un), poète, réalisateur… Une personnalité complexe et complète, un touche-à-tout de génie selon la formule consacrée. Et plusieurs articles annexes, comme par exemple la difficulté de traduire ses jeux de mots et allusions, ou une bibliographie complète et bien fournie.

Ce numéro comprend également les rubriques habituelles, critiques de livres, sorties en poches, news, fanzines, et Scientifiction qui s’intéresse cette fois à un petit super-héros, le bien-nommé Ant-Man !

Mais Bifrost, c’est aussi des nouvelles, dont une de Neil Gaiman himself. Comment le marquis retrouva son manteau met en scène l’inénarrable Marquis de Carabas qui revient d’entre les morts pour se lancer dans une quête rocambolesque, à la recherche de son manteau disparu dans le Londres d’En Bas. Forcément, les amateurs de Neverwhere seront ravis et en terrain connu (quoique ce monde souterrain soit toujours surprenant).

La Femme qui se croyait planète de Vandana Singh. Une fable se déroulant en Inde (patrie de l’autrice), sympathique et amusante mais frôlant l’absurde et finalement anecdotique. Issue du recueil Infinités, que je ne suis pas sûr d’avoir envie de découvrir.

Co-existence de Thomas Day. Un récit d’humains « évolués » qui excellent dans tous les domaines, et sont jalousés par les « normaux ». L’histoire se focalise sur une sportive, compétitrice acharnée. Plutôt réussi, et qui se prolongera peut-être en roman ?

Qui sème le vent de Marie Pavlenko. Petite fable là encore, autour d’une vieille dame se heurtant aux turpitudes de la vie citadine moderne, et à ses désagréments en matière d’écologie. Avec un joli twist final.

Et pour les amateurs de nouvelles, la revue qui fête ses 20 ans offre… 20 récits précédemment publiés dans ses pages, à télécharger en ligne gratuitement par ici. Pourquoi s’en priver, c’est cadeau !

Une lecture qui participe au CRAAA !

challenge craaa

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10 réflexions sur “ BIFROST 82 : NEIL GAIMAN ”

  1. Ce que tu dis de la nouvelle de Vandana Singh m’inquiète, étant donné que j’ai précommandé Infinités. Je sens que je vais encore au-devant d’une déception type Justice de l’Ancillaire.

    1. Je ne sais pas, c’est question de sensibilité. Ça m’a rappelé un peu le recueil de Ken Liu que beaucoup de monde a trouvé extraordinaire, et moi juste bien. Tu me diras…

    2. Il n’y a vraiment rien de commun entre Infinités et l’Ancillaire (qui m’est tombé des mains dès le premier tome). Cela ne signifie en rien que tu aimeras forcément le recueil de Vandana Singh, Apophis, mais au moins ce sera pour des raisons complètement différentes. 😉

  2. Un numéro toujours aussi fourni (et pour les abonnés, en cadeau, le superbe HS sur la BD de SF !). A recommander sans modération !Il est dommage que l’illustration de couverture soit aussi hideuse ! Est-ce une caricature de notre Schmoll national que l’on a glissé parmi les personnages de Gaiman ?

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